dimanche 1 mars 2015

Si le bateau sombre, j'te suivrais, je serais comme ton ombre

J'ai pleuré, un peu trop ce dernier mois, mais je crois que c'est terminé.

Je dois arrêter de me comparer aux autres. Celui qui voulait qu'on soit amis mais pas amants trimballe son amoureuse partout, il l'emmène en week end et la présente à sa famille. Tandis que mon amoureux a du mal à supporter quelqu'un (et par quelqu'un, on peut entendre moi) pendant plus de 36 heures.

J'ai eu les larmes aux yeux et j'ai dit, mais je ne comprends pas, j'ai du mal à être avec quelqu'un qui n'a pas envie de passer du temps avec moi et qui me met presque dehors, je craque parce que quand je ne suis pas avec toi, notre couple n'existe nulle part, parce que je n'ai pas de souvenirs de toi dans ma maison, ou dans mon lit ou n'importe où dans mon quotidien.

Parce que je n'ai rien d'autre que mes souvenirs et l'odeur de chez lui sur mon corps, qui s'estompe petit à petit... Les effluves s'envolent avec les heures.

Je croyais avoir besoin de beaucoup, et finalement c'est simplement que je me met en situation de besoin de beaucoup. Je suis capable de tout annuler pour voir son sourire, et de ne rien faire d'autre qu'attendre le rendez vous que nous nous sommes fixé. Et je vois les Autres qui partent en week end au bout de trois semaines et qui vivent ensemble au bout de six mois. En y réfléchissant, vraiment, est-ce que j'ai envie de ça ?

Et face à lui, je me dis que ma vie est nulle et je suis incapable de me mettre en avant, de dire ce que j'ai fait et ce que j'ai appris, et je me tais en le regardant et en l'écoutant, mais à la fin je me dis que je suis nulle et mauvaise et au moment où on se dit au revoir, j'ai envie de pleurer parce que je suis nulle et qu'il ne m'aime pas et qu'il veut que je parte. Et arrivée chez lui, je suis toujours triste parce que je me rends compte que je n'assume pas qui je suis et je suis jalouse de lui parce qu'il réussit. A être qui il est.

Donc je réfléchis, une fois, deux fois, trois fois et je me rends compte que la seule responsable de mon propre malheur c'est seulement moi, incapable de réfléchir autrement qu'en me dénigrant. Et il passe son temps à me pousser à parler de moi, à entrer dans mon univers, il me dit qu'il est fier de moi (me l'a-t-on déjà dit ?), je raconte mes petites victoires quotidiennes et il m'écoute, il me pousse à parler et à continuer ce que je fais.

Il faut juste que je sorte de moi et de ma peur d'être jugée, parce que rien n'est grave et parce qu'on peut aimer la personne que je suis et pas celle que je voudrais être. Je passe mon temps à lui dire qu'il est fatigant et il n'en est pas vexé (et il ne change pas) alors pourquoi je devrais me sentir vexée quand il me dit que je suis trop ceci ou trop cela ? Il est temps d'arrêter d'avoir peur d'être moi et de vouloir ressembler à ce que je pense qu'il aime chez moi.

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