Je trainais sur un quelconque site de rencontre, je ne lis pas tous les mails que je reçois, j'ouvre celui ci par hasard.
Un jeune homme, vivant quelque part aux Etats-Unis, m'écrit qu'il est difficile de grandir en restant ce que nous sommes vraiment. Il ajoute que je ne dois jamais laisser mon éclat se ternir. Evidemment, en anglais, c'est toujours plus joli.
Et, c'est amusant, mais encore une fois, je vais parler d'un garçon.
A chaque fois que je lis ce que j'ai posté ici, j'ai l'impression d'avoir menti, sauf pour celui à qui j'ai écrit. Je sais que c'est la seule véritable histoire de ce blog. J'espère que celle dont je vais parler en sera une autre.
C'est encore un brun. Il est grand mais moins que le précédent. Il est beau, et il rayonne quand il sourit. Quand je suis à côté de lui, je me sens à ma place, dans son canapé, dans son lit, sur son fauteuil, sur son balcon, à ses côtés, je me sens à ma place.
Nous ne nous sommes pas vus beaucoup de fois. Ca se compte sur les doigts d'une main, mais je me sens bien, je me sens moi. Les questions ne se posent pas, tout semble clair. Il est là, je suis là, nous devions nous rencontrer, nous avons quelque chose à vivre.
Il trépigne, littéralement, quand il me voit au loin. Je souris, je hausse les épaules et lui trépigne. J'ai envie de courir me réfugier dans ses bras, renifler son odeur, le sentir tout contre moi. L'entendre rire, et voir ses yeux me sourire. Qu'il me demande cent fois en six heures comment je fais pour être aussi belle, qu'il nourrisse mon narcissisme parce qu'il le mérite.
Lorsque nous sommes ensemble, j'hésite entre lui parler, l'embrasser, le toucher, le caresser, l'entendre rire. J'ai l'impression que je ne profite pas de chaque instant passé avec lui et quand je suis en bas de son immeuble, il me manque déjà et je regrette de ne pas avoir passé plus de temps à l'embrasser, le toucher, le caresser, l'entendre rire. J'ai l'impression que je pourrais passer ma vie à caresser son visage, les traits de son nez, sa bouche, ses sourcils, ses cheveux, ses omoplates, tout son corps. Je pourrais passer des heures à sentir son cou, embrasser ses joues, son nez, son front, sa bouche, chaque centimètre carré de son corps.
J'adore le voir frissonner quand je passe mes ongles dans son cou, j'ai envie de lui dire à chaque seconde qu'il est beau, que je le trouve beau et que j'adore son sourire, son nez, ses yeux, ses sourcils, chaque trait de son visage. Sur son fauteuil, il me dit que je suis la femme de sa vie, qu'il est chanceux, qu'il ne se remettra jamais de m'avoir rencontré. Je souris bêtement, je réponds dans le vide, mais j'ai envie de lui répondre que c'est moi qui suis chanceuse parce que que je n'ai jamais rencontré quelqu'un d'aussi tendre, doux, gentil, respectueux, adorable, rigolo, intelligent, ambitieux, dont je suis fière.
Parce que je suis fière de lui, de ce qu'il est, de ce qu'il a accompli, de ce qu'il accompli encore et de ce qu'il va accomplir par la suite.
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