samedi 11 octobre 2014

Si j'avais pu savoir Combien tu t'en foutais J'aurais tué l'espoir De pouvoir t'emmener

J'oublie régulièrement ce blog et parfois je tombe dessus. J'ai souri en lisant mon dernier post.

Parce que, évidemment, comme à chaque fois que je décide de me lancer, ça n'a pas fonctionné. 17 heures, un dimanche, la conversation tourne mal, déjà trois jours que j'essaye de l'éviter, tu ne penses pas qu'on ferait de meilleurs amis que de meilleurs amants ? Evidemment, nous ne sommes ni amis, ni amants. Il voit quelqu'un d'autre, une grande blonde, je vois quelqu'un d'autre, un grand brun.

Evidemment, rien n'est aussi simple. Ca ne se limite pas à je vois un grand brun. Ca ne se limite jamais seulement à je vois un grand brun.

Non, je vois un grand brun et l'histoire est compliquée, et chiante, et fatigante, et prise de tête alors que je cherche quelque chose de spontané, et drôle, et amusant, et reposant. Quelque chose de simple.

Quelque chose de simple où je rentre chez moi et je ne me pose pas de questions, quelque chose de simple où je rentre chez moi et je n'ai pas ce foutu mécanisme de fuite qui me dit de me barrer. Quelque chose de simple où, quand je discute avec mes copines, ça se limite à ça se passe bien.

Pas des heures autour d'un verre à parler d'une situation à laquelle lui ne pense que très peu parce que, comme souvent, lui a le beau rôle. Cette notion de beau rôle est toute relative et je n'avais jamais pensé qu'il l'avait mais, plus le temps passe et plus je me dis qu'en réalité, c'est lui qui l'a. Alors ça me fatigue, et je trouve ça chiant et j'ai envie de m'en aller et de lui souhaiter bien du courage. Mais à la place, je traine mes pattes autour de lui et je me demande quand ça va cesser. Et j'ai l'impression que ça commence.

Un soir, une nuit, je ne sais plus trop, j'avais un peu bu, j'avais un peu fumé, je lui ai dis, je crois que je tombe amoureuse de toi. Et à ce moment là, c'était vrai, mes bras autour de sa taille, ma tête contre son torse, j'ai serré au plus fort et je me suis dit, merde, tu es entrain de tomber amoureuse de lui. Et j'ai eu l'impression, littéralement, de tomber. Trop heureuse de ressentir ça de nouveau, je l'ai dit. J'ai prononcé les mots et parfois je me retiens parce que j'ai envie de lui dire je t'aime. Mais je sais, quelque part, et c'est bizarre, mais je sais que je ne l'aime pas, que je ne suis pas amoureuse de lui tout le temps. Je suis amoureuse de lui quand il est là, quand j'ai ma tête sur son épaule, quand j'embrasse son cou et que je passe ma main dans ses cheveux. Le reste du temps, non, je ne suis pas amoureuse.

Alors pfff, je me demande souvent pourquoi je complique tout et pourquoi je cherche à savoir si j'aime ou non, pourquoi je ne suis pas seulement dans le moment, à profiter de ce qu'on m'offre, à prendre ce qu'on veut bien me donner. A la place, je cherche à comprendre, je réfléchis, je note, je m'enfonce dans de sales situations. Pourquoi je ne pars pas quand ça devient chiant, et compliqué, et fatigant ? Pourquoi je reste en me disant que ça ira mieux demain ?

Je sais bien, que, peut être, demain ça ira mieux, la situation sera arrangée. Mais, et c'est là tout le problème, c'est que demain, quand ça ira mieux et que la situation sera arrangée, eh bien, pour moi, demain, ça sera trop tard. Mais je ne m'en rends jamais vraiment compte avant.

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