dimanche 19 août 2012

He doesn't love me no, anymore more more more

Assise dans la cuisine, je me préparais un thé sans théine. Une infusion.
La cuillère dans la tasse. Je faisais tourner la cuillère dans ma tasse pendant que mon frère m'annonçait qu'il allait être parrain. Là, assise sur ma chaise, cette putain de cuillère dans la main, je me suis rendue compte que j'allais me mettre à pleurer, comme une idiote. J'ai respiré fort, une fois, deux fois, trois fois, j'ai dit félicitations à mon frère. Il a dit un truc qui m'a profondément blessée. Il a dit, mais tu vois je lui en parlais et je lui donnais ton exemple. Ton parrain qui ne fait pas parti de la famille et que tu ne vois plus, ça te blesse, quand même. La solitude, depuis toujours.
Je lui ai souhaité une bonne soirée et je suis partie dans ma chambre.

J'ai regardé la fin de mon film. J'ai attendu de me mettre vraiment à pleurer. Rien n'est venu. J'ai ouvert Safari, je me suis dit que j'allais écrire ici, j'ai mis lecture, Château - Housse de Racket, iTunes je te maudis.

Je me sens tellement seule. Et je ne peux m'en prendre qu'à moi même. Je ne m'ouvre à personne, n'autorise personne à entrer dans mon chez moi. Je suis plus proche des 25ans que des 20 et ça me terrifie parce que je n'ai rien accompli.

Je me mange la solitude en pleine tête, qui fera de moi une marraine si je ne garde aucune amitié ?, et je digère ton non. Qui m'a fait éclater de rire sur le coup mais qui me fait pleurer après réflexion. J'ai envoyé Ca va pas là, et il n'a pas répondu parce qu'il est occupé.
Et toi tu m'as dit non. Rien d'autre, juste non.

Je sais à quoi tu joues. J'ai joué plein de fois à ça. Faire culpabiliser l'Autre alors que c'est juste l'envie qui manque. Je sais que c'est simple, tu ne veux plus me voir. Tu ne veux plus me voir, j'ai trébuché et tu me mets à terre pour ne pas assumer le fait de ne plus vouloir me voir. Pour faire du mal. Tu réponds une fois sur quatre, tu me fais croire que peut être alors qu'au fond de toi c'est non. Je l'aurais bien mérité, n'est-ce-pas ? Tu te moquais de moi quand je parlais du Karma, et bien le voilà, le retour de Karma.

Parfois, je me dis que ça ne m'étonnerait pas que je me foute en l'air. Après coup, les gens diront qu'ils n'ont pas compris, parce que j'avais l'air tellement heureuse, tellement bien. Objectivement, je me dis régulièrement qu'un jour je me ferais sauter le caisson. Je traine cette satanée dépression depuis bien trop longtemps.

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