mardi 24 juillet 2012

Je suis venue te dire que je m'en vais.

Hier soir était la dernière avant un bon moment.

La place Dauphine me manquera, ton sourire aussi.
Je n'avais pas oublié ton code, je l'ai tapé hier soir du premier coup. L'odeur de ton appartement m'a donné des frissons, la douceur de ta peau m'a donnée envie de pleurer.

A 5 heures du matin, dans ton lit, j'ai pleuré. J'ai laissé échapper quelques sanglots et pleuré beaucoup de larmes. C'est la première fois depuis longtemps que je m'étais laissée aller à pleurer. Je sentais mes joues se mouiller, je sentais cette humiliation quand le nez commence à couler, je reconnaissais cette sensation d'étouffement au moment de reprendre mon souffle.

Je t'ai regardé un peu dormir, là sur tes couettes, dans ton jean, tu serrais un oreiller dans tes bras et je te trouvais mignon. J'ai lu un bouquin sur ton canapé pendant que tu dormais, ton chat était à côté de moi. Tu t'es réveillé quelques heures plus tard, et au moment où j'écris, ta publicité passe à la télévision, et je te déteste de parvenir à conquérir le monde.

Tu t'es réveillé quelques heures plus tard, moi je dormais à ce moment là. Et c'est à mon réveil que tout a dérapé. Je ne sais pas pourquoi j'ai repensé à ça, et ta publicité repasse à la télévision, et je te déteste de parvenir à conquérir le monde... Je ne sais pas pourquoi j'ai repensé à ça, aux autres garçons, à ceux dont j'ai même parfois oublié le nom.

J'ai oublié leur nom pour m'oublier moi même. Et je me suis demandée pourquoi je me faisais du mal avec toi, aussi. J'ai dit, avant de pleurer, que c'était la dernière fois qu'on se voyait, tu m'as dit que tu as été trop méchant, mais tu ne me croyais pas. Mais je te garantis que c'était bien la dernière fois avant un bon moment.

Ce matin, tu m'as laissé monter dans ton ascenseur, et je ne sais pas si tu as compris à ce moment que c'était bel et bien la dernière fois qu'on se voyait.

Et je t'ai envoyé un texto quand je suis arrivée à ma gare, je t'ai expliqué pourquoi je ne voulais plus te voir. Je t'ai expliqué que je me faisais assez de mal comme ça, que je n'avais pas besoin de quelqu'un d'aussi méchant que toi dans ma vie.

Et tu ne m'as jamais répondu.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire