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lundi 30 juillet 2012
vendredi 27 juillet 2012
Kiss me oh before you go
J'écoute Lana Del Rey et je pense à toi.
Je pense au jour où je t'ai fait écouté Video Games, tu ne connaissais pas alors que toute la toile ne parlait que de cette fille. C'est la première fois que tu m'as dit Ah non, je ne connais pas. C'est la première fois que je t'ai fait connaitre quelque chose. Mais tu as sûrement oublié. Et j'étais fière, mais tellement fière. Quand tu as regardé Garden State aussi, je t'en avais parlé, tu l'as regardé. Je me dis que j'étais un peu dans ton quotidien, finalement, peut être. Je me raccroche à des détails.
Alors que toi, pour les quelques mois qui viennent, tu es dans mon quotidien. Dans ces livres que je lis, dans ce thé que je bois, dans les publicités à la télévision, parfois même dans la rue, quelque fois tu as été dans le métro ; tu es là, partout. Comme si tout le monde me disait qu'il ne fallait pas t'oublier, que je ne devais pas t'oublier. Comme ton comptable qui m'appelle. Qui décroche en donnant le nom de ta société, mon coeur a manqué un battement, j'ai eu du mal à comprendre ce qu'il me voulait, et j'avais envie de lui demander si tu étais rentré à Paris.
C'est ridicule. Les signes ne sont des signes que lorsqu'on leur accorde de l'importance. Murakami est partout dans ma chambre, Miyazaki aussi, les baguettes que je voulais t'offrir sont dans mon sac. Je met de la crème sur mes mains, me maquille de nouveau et regarde mes vernis d'un autre oeil. J'essaye de me tenir le plus droite possible, je repense à tes mains qui appuient sur mes épaules pour que je me tienne un peu plus droite.
Je repense à ta main dans mes cheveux quand je pleurais. Je regrette t'avoir dit que je ne voulais plus te voir mais je sais que c'était la meilleure chose à faire. Pour moi.
Je suis fatiguée de jouer à la méchante, je suis fatiguée d'être dans le contrôle tout le temps. Je suis fatiguée de me faire avoir, je suis fatiguée d'être perdue, je suis fatiguée d'avoir du mal à savoir qui je suis. Je suis fatiguée de tout ça. J'aurais aimé être plus forte, j'aurais aimé être capable de disparaitre sans rien dire, sans attendre de tes nouvelles.
Et là, et là, c'est étrange parce que j'ai senti quelque chose chez toi. Le premier soir, la première fois que je t'ai vu au loin, tes premiers mots. Le premier verre que nous avons bu, tu avais oublié de donner deux euros au serveur, je savais déjà qui tu étais, et j'ai donné la pièce manquante. Il m'arrive, parfois, de tout me reprendre en pleine tête.
Je suis le genre de fille à tout donner dans les relations, à donner de mon temps, de ma personne et parfois même à me perdre. En amour, en amitié, j'ai toujours fonctionné comme ça, je ne m'enfuis pas face au premier mur, je me bat pour le détruire pas seulement l'escalader. Mais toi, je ne sais pas. J'ai laissé tomber. Je crois que j'ai laissé tomber, c'est la première fois.
Et je m'en veux. De laisser tomber parce que je ne suis pas comme ça. Et c'est la dernière fois que je parlerais de toi, je vais devenir folle à m'adresser à toi comme si tu me lisais.
Mais j'ai tellement de trucs à dire, de trucs que j'ai tu par fierté et je sais que j'ai bien fait. Parce que pour la première fois, chez toi, dans cet immense lit, j'ai ressenti, de nouveau comme un flash, comme un éclair d'amour. Alors bien sûr, ce n'est pas de l'amour à proprement dit, mais j'ai ressenti, pour la première fois depuis Martin, ce truc, cet élan de tendresse, cette envie de protéger.
Tu dormais, je te regardais sur ton canapé, tu étais allongé dans ce très grand lit, un oreiller dans tes bras, j'ai caressé tes cheveux, t'ai embrassé le front et je suis retournée m'assoir. De loin je te regardais, j'ai murmuré tu es tellement mignon, j'ai eu énormément de tendresse pour toi, j'ai eu ce flash d'amour, comme une poussée d'adrénaline, mon coeur a battu plus fort, mon sang a coulé plus vite dans mes veines, mon coeur s'est serré, j'ai soupiré. L'espace d'une seconde, furtivement, je me sens sentie fragile, dévouée, toute entière à toi. Ca n'a pas duré longtemps, le temps d'une respiration, j'étais là, assise dans ton canapé, Love & Pop dans les mains, je caressais distraitement ton chat, et une seconde, je me suis sentie amoureuse.
Sentiment étrange, qui ne m'avait pas manqué. Pendant cette seconde, j'ai été terrifiée du mal que tu pouvais me faire et soulagée de me rendre compte que j'étais encore capable de ressentir ce quelque chose.
Je pense au jour où je t'ai fait écouté Video Games, tu ne connaissais pas alors que toute la toile ne parlait que de cette fille. C'est la première fois que tu m'as dit Ah non, je ne connais pas. C'est la première fois que je t'ai fait connaitre quelque chose. Mais tu as sûrement oublié. Et j'étais fière, mais tellement fière. Quand tu as regardé Garden State aussi, je t'en avais parlé, tu l'as regardé. Je me dis que j'étais un peu dans ton quotidien, finalement, peut être. Je me raccroche à des détails.
Alors que toi, pour les quelques mois qui viennent, tu es dans mon quotidien. Dans ces livres que je lis, dans ce thé que je bois, dans les publicités à la télévision, parfois même dans la rue, quelque fois tu as été dans le métro ; tu es là, partout. Comme si tout le monde me disait qu'il ne fallait pas t'oublier, que je ne devais pas t'oublier. Comme ton comptable qui m'appelle. Qui décroche en donnant le nom de ta société, mon coeur a manqué un battement, j'ai eu du mal à comprendre ce qu'il me voulait, et j'avais envie de lui demander si tu étais rentré à Paris.
C'est ridicule. Les signes ne sont des signes que lorsqu'on leur accorde de l'importance. Murakami est partout dans ma chambre, Miyazaki aussi, les baguettes que je voulais t'offrir sont dans mon sac. Je met de la crème sur mes mains, me maquille de nouveau et regarde mes vernis d'un autre oeil. J'essaye de me tenir le plus droite possible, je repense à tes mains qui appuient sur mes épaules pour que je me tienne un peu plus droite.
Je repense à ta main dans mes cheveux quand je pleurais. Je regrette t'avoir dit que je ne voulais plus te voir mais je sais que c'était la meilleure chose à faire. Pour moi.
Je suis fatiguée de jouer à la méchante, je suis fatiguée d'être dans le contrôle tout le temps. Je suis fatiguée de me faire avoir, je suis fatiguée d'être perdue, je suis fatiguée d'avoir du mal à savoir qui je suis. Je suis fatiguée de tout ça. J'aurais aimé être plus forte, j'aurais aimé être capable de disparaitre sans rien dire, sans attendre de tes nouvelles.
Et là, et là, c'est étrange parce que j'ai senti quelque chose chez toi. Le premier soir, la première fois que je t'ai vu au loin, tes premiers mots. Le premier verre que nous avons bu, tu avais oublié de donner deux euros au serveur, je savais déjà qui tu étais, et j'ai donné la pièce manquante. Il m'arrive, parfois, de tout me reprendre en pleine tête.
Je suis le genre de fille à tout donner dans les relations, à donner de mon temps, de ma personne et parfois même à me perdre. En amour, en amitié, j'ai toujours fonctionné comme ça, je ne m'enfuis pas face au premier mur, je me bat pour le détruire pas seulement l'escalader. Mais toi, je ne sais pas. J'ai laissé tomber. Je crois que j'ai laissé tomber, c'est la première fois.
Et je m'en veux. De laisser tomber parce que je ne suis pas comme ça. Et c'est la dernière fois que je parlerais de toi, je vais devenir folle à m'adresser à toi comme si tu me lisais.
Mais j'ai tellement de trucs à dire, de trucs que j'ai tu par fierté et je sais que j'ai bien fait. Parce que pour la première fois, chez toi, dans cet immense lit, j'ai ressenti, de nouveau comme un flash, comme un éclair d'amour. Alors bien sûr, ce n'est pas de l'amour à proprement dit, mais j'ai ressenti, pour la première fois depuis Martin, ce truc, cet élan de tendresse, cette envie de protéger.
Tu dormais, je te regardais sur ton canapé, tu étais allongé dans ce très grand lit, un oreiller dans tes bras, j'ai caressé tes cheveux, t'ai embrassé le front et je suis retournée m'assoir. De loin je te regardais, j'ai murmuré tu es tellement mignon, j'ai eu énormément de tendresse pour toi, j'ai eu ce flash d'amour, comme une poussée d'adrénaline, mon coeur a battu plus fort, mon sang a coulé plus vite dans mes veines, mon coeur s'est serré, j'ai soupiré. L'espace d'une seconde, furtivement, je me sens sentie fragile, dévouée, toute entière à toi. Ca n'a pas duré longtemps, le temps d'une respiration, j'étais là, assise dans ton canapé, Love & Pop dans les mains, je caressais distraitement ton chat, et une seconde, je me suis sentie amoureuse.
Sentiment étrange, qui ne m'avait pas manqué. Pendant cette seconde, j'ai été terrifiée du mal que tu pouvais me faire et soulagée de me rendre compte que j'étais encore capable de ressentir ce quelque chose.
mardi 24 juillet 2012
Je suis venue te dire que je m'en vais.
Hier soir était la dernière avant un bon moment.
La place Dauphine me manquera, ton sourire aussi.
Je n'avais pas oublié ton code, je l'ai tapé hier soir du premier coup. L'odeur de ton appartement m'a donné des frissons, la douceur de ta peau m'a donnée envie de pleurer.
A 5 heures du matin, dans ton lit, j'ai pleuré. J'ai laissé échapper quelques sanglots et pleuré beaucoup de larmes. C'est la première fois depuis longtemps que je m'étais laissée aller à pleurer. Je sentais mes joues se mouiller, je sentais cette humiliation quand le nez commence à couler, je reconnaissais cette sensation d'étouffement au moment de reprendre mon souffle.
Je t'ai regardé un peu dormir, là sur tes couettes, dans ton jean, tu serrais un oreiller dans tes bras et je te trouvais mignon. J'ai lu un bouquin sur ton canapé pendant que tu dormais, ton chat était à côté de moi. Tu t'es réveillé quelques heures plus tard, et au moment où j'écris, ta publicité passe à la télévision, et je te déteste de parvenir à conquérir le monde.
Tu t'es réveillé quelques heures plus tard, moi je dormais à ce moment là. Et c'est à mon réveil que tout a dérapé. Je ne sais pas pourquoi j'ai repensé à ça, et ta publicité repasse à la télévision, et je te déteste de parvenir à conquérir le monde... Je ne sais pas pourquoi j'ai repensé à ça, aux autres garçons, à ceux dont j'ai même parfois oublié le nom.
J'ai oublié leur nom pour m'oublier moi même. Et je me suis demandée pourquoi je me faisais du mal avec toi, aussi. J'ai dit, avant de pleurer, que c'était la dernière fois qu'on se voyait, tu m'as dit que tu as été trop méchant, mais tu ne me croyais pas. Mais je te garantis que c'était bien la dernière fois avant un bon moment.
Ce matin, tu m'as laissé monter dans ton ascenseur, et je ne sais pas si tu as compris à ce moment que c'était bel et bien la dernière fois qu'on se voyait.
Et je t'ai envoyé un texto quand je suis arrivée à ma gare, je t'ai expliqué pourquoi je ne voulais plus te voir. Je t'ai expliqué que je me faisais assez de mal comme ça, que je n'avais pas besoin de quelqu'un d'aussi méchant que toi dans ma vie.
Et tu ne m'as jamais répondu.
La place Dauphine me manquera, ton sourire aussi.
Je n'avais pas oublié ton code, je l'ai tapé hier soir du premier coup. L'odeur de ton appartement m'a donné des frissons, la douceur de ta peau m'a donnée envie de pleurer.
A 5 heures du matin, dans ton lit, j'ai pleuré. J'ai laissé échapper quelques sanglots et pleuré beaucoup de larmes. C'est la première fois depuis longtemps que je m'étais laissée aller à pleurer. Je sentais mes joues se mouiller, je sentais cette humiliation quand le nez commence à couler, je reconnaissais cette sensation d'étouffement au moment de reprendre mon souffle.
Je t'ai regardé un peu dormir, là sur tes couettes, dans ton jean, tu serrais un oreiller dans tes bras et je te trouvais mignon. J'ai lu un bouquin sur ton canapé pendant que tu dormais, ton chat était à côté de moi. Tu t'es réveillé quelques heures plus tard, et au moment où j'écris, ta publicité passe à la télévision, et je te déteste de parvenir à conquérir le monde.
Tu t'es réveillé quelques heures plus tard, moi je dormais à ce moment là. Et c'est à mon réveil que tout a dérapé. Je ne sais pas pourquoi j'ai repensé à ça, et ta publicité repasse à la télévision, et je te déteste de parvenir à conquérir le monde... Je ne sais pas pourquoi j'ai repensé à ça, aux autres garçons, à ceux dont j'ai même parfois oublié le nom.
J'ai oublié leur nom pour m'oublier moi même. Et je me suis demandée pourquoi je me faisais du mal avec toi, aussi. J'ai dit, avant de pleurer, que c'était la dernière fois qu'on se voyait, tu m'as dit que tu as été trop méchant, mais tu ne me croyais pas. Mais je te garantis que c'était bien la dernière fois avant un bon moment.
Ce matin, tu m'as laissé monter dans ton ascenseur, et je ne sais pas si tu as compris à ce moment que c'était bel et bien la dernière fois qu'on se voyait.
Et je t'ai envoyé un texto quand je suis arrivée à ma gare, je t'ai expliqué pourquoi je ne voulais plus te voir. Je t'ai expliqué que je me faisais assez de mal comme ça, que je n'avais pas besoin de quelqu'un d'aussi méchant que toi dans ma vie.
Et tu ne m'as jamais répondu.
mercredi 18 juillet 2012
Je peux très bien me passer de toi.
Il me semble que ça y est, tu t'es lassé.
Ca y est, c'est terminé, tu t'es lassé.
Je ne dirais pas comme les autres, je ne dirais pas que je ne t'oublierais jamais puisque c'est faux. Je t'oublierais, comme les autres. Déjà je n'ai pas souvenir de ton rire ou du son de ta voix. Déjà je ne sais plus la saveur de tes baisers, ni la douceur de tes caresses.
J'oublie la douceur de ta voix, les contours de ton visage, la douceur de ta peau.
J'oublie et, quelque part, j'ai envie de pleurer. Parce qu'il n'est pas encore temps, tu ne peux pas m'abandonner maintenant, parce que tu n'as pas fini ce que tu as commencé. J'aimerais encore m'endormir dans tes bras, et que tu caresses mes cheveux. J'aimerais encore m'assoir sur ton canapé, et que tu poses tes jambes sur les miennes, que tu fumes ta fausse cigarette, qu'on mange sur ta petite table, que tu présentes à manger à ton chat pour qu'il le renifle.
Je me sens comme Reiko face à Yazaki. Tu n'es pas mon maître, je ne suis pas ton esclave. Mais j'ai l'impression de pouvoir tout accepter de toi. Même que tu m'abandonnes. Je ne t'en veux pas, je suis juste triste, un peu. Enfin, non, pas triste. Je me sens véritablement abandonnée. C'est tellement, tellement, tellement étrange ce sentiment. Tu ne fais pas parti de ma vie, tu n'es pas dans mon quotidien, tu n'es nulle part sauf quand je te vois. Tu n'es nulle part sauf quand je suis chez toi. Tu n'existes pas sauf quand tu es en face de moi.
J'oublie, petit à petit. J'oublie le code d'entrée de ton immeuble, j'oublie le son du parquet qui craque, j'oublie la douceur de tes draps, le confort du matelas. J'oublie ta façon de marcher, de te mouvoir. J'oublie, petit à petit, qui tu es et d'où tu viens.
Et je sais que toi, ce n'est pas petit à petit que tu m'oublies. C'est que tu ne te souviens pas de moi. Je crois que tu t'amuses de moi autant que je me suis amusée des autres. Je comprends ce que tu ressens, j'ai échoué avec toi, j'ai décidé de te faire confiance, sans jamais te le dire.
J'aimerais que tu restes pas trop loin, qu'on se rappelle et qu'on se revoit, qu'on discute et qu'on se raconte nos vies.
Mais si tu redébarques dans ma vie, dans deux jours, un mois, six mois, un an, sache juste que je ne dirais plus oui à tout, je mettrais de nouveau ma carapace, je refuserais de t'embrasser et je te mentirais souvent. Pour reprendre le contrôle.
Ca y est, c'est terminé, tu t'es lassé.
Je ne dirais pas comme les autres, je ne dirais pas que je ne t'oublierais jamais puisque c'est faux. Je t'oublierais, comme les autres. Déjà je n'ai pas souvenir de ton rire ou du son de ta voix. Déjà je ne sais plus la saveur de tes baisers, ni la douceur de tes caresses.
J'oublie la douceur de ta voix, les contours de ton visage, la douceur de ta peau.
J'oublie et, quelque part, j'ai envie de pleurer. Parce qu'il n'est pas encore temps, tu ne peux pas m'abandonner maintenant, parce que tu n'as pas fini ce que tu as commencé. J'aimerais encore m'endormir dans tes bras, et que tu caresses mes cheveux. J'aimerais encore m'assoir sur ton canapé, et que tu poses tes jambes sur les miennes, que tu fumes ta fausse cigarette, qu'on mange sur ta petite table, que tu présentes à manger à ton chat pour qu'il le renifle.
Je me sens comme Reiko face à Yazaki. Tu n'es pas mon maître, je ne suis pas ton esclave. Mais j'ai l'impression de pouvoir tout accepter de toi. Même que tu m'abandonnes. Je ne t'en veux pas, je suis juste triste, un peu. Enfin, non, pas triste. Je me sens véritablement abandonnée. C'est tellement, tellement, tellement étrange ce sentiment. Tu ne fais pas parti de ma vie, tu n'es pas dans mon quotidien, tu n'es nulle part sauf quand je te vois. Tu n'es nulle part sauf quand je suis chez toi. Tu n'existes pas sauf quand tu es en face de moi.
J'oublie, petit à petit. J'oublie le code d'entrée de ton immeuble, j'oublie le son du parquet qui craque, j'oublie la douceur de tes draps, le confort du matelas. J'oublie ta façon de marcher, de te mouvoir. J'oublie, petit à petit, qui tu es et d'où tu viens.
Et je sais que toi, ce n'est pas petit à petit que tu m'oublies. C'est que tu ne te souviens pas de moi. Je crois que tu t'amuses de moi autant que je me suis amusée des autres. Je comprends ce que tu ressens, j'ai échoué avec toi, j'ai décidé de te faire confiance, sans jamais te le dire.
J'aimerais que tu restes pas trop loin, qu'on se rappelle et qu'on se revoit, qu'on discute et qu'on se raconte nos vies.
Mais si tu redébarques dans ma vie, dans deux jours, un mois, six mois, un an, sache juste que je ne dirais plus oui à tout, je mettrais de nouveau ma carapace, je refuserais de t'embrasser et je te mentirais souvent. Pour reprendre le contrôle.
mardi 17 juillet 2012
Hello hello ca-can you hear me ?
Je n'y arrive pas, là.
Je n'y arrive plus.
Il me semble que je n'ai jamais avancé : deux ans plus tard, je suis au même point.
Je ne suis plus amoureuse de lui, je ne suis plus amoureuse de personne. Mais il est en couple, il est heureux, il va bientôt vivre avec elle, il part en vacances avec elle. Mais avec moi il ne faisait pas tout ça. J'aimerais le voir et lui demander. Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? Pourquoi tu n'étais pas heureux avec moi comme tu l'es avec elle ? Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? Pourquoi ça n'a pas fonctionné ?
Pourquoi ? Qu'est ce qui ne va pas chez moi ?
Celui que je vois en ce moment, de temps en temps, quand il est disponible, me le fait bien comprendre, régulièrement. Il me dit que je suis une fille sans avis, qui ne sait pas. Il me conseille de prendre ma vie en main, de faire des choses que je veux. Il rigole souvent de mon manque de prise d'initiative.
Je sais que c'est à cause que ça que les garçons qui me plaisent ne sont pas amoureux de moi. Ceux qui ne me plaisent pas n'ont aucun problème avec ça parce qu'avec eux, je suis capable de m'imposer, de dire ce que je veux, d'expliquer ce qui ne va pas, ce que je veux et ce que je ne veux pas.
Avec lui, je suis incapable. Impossible de lui dire ce que je veux. J'ai peur du jugement, constamment. J'ai peur d'être jugée, qu'on m'explique que mon idée est merdique. Je me cache souvent derrière mon physique : les garçons n'aiment pas mes grosses fesses, mes grosses cuisses, je vais me mettre au sport. Ils n'aiment pas les petites poitrines, ils n'aiment pas les filles comme ci ou comme ça. Mais je ne fais pas tout ça, parce que j'ai peur du jour où j'aurais des fesses que j'aime, des cuisses que j'aime, je n'aurais plus d'excuse. Je ne pourrais jamais avouer que le problème vient de ma façon d'être.
Je ne pourrais jamais m'avouer, même s'il me semble que je le fais ce soir, que le problème vient de moi.
Le problème vient de moi parce que je ne sais pas m'imposer auprès des garçons qui me plaisent.
Et lui, cette espèce d'idiot d'1m80 me balance ça en pleine gueule. A chaque fois qu'on se voit, c'est comme s'il tenait un miroir devant moi et qu'il me disait regarde ce que tu es. Il me met face à des réalités que je ne veux pas voir. Je sais que je ne suis pas amoureuse de lui et que je ne le serais jamais mais c'est mon problème, j'aime me faire souffrir psychologiquement et il le fait à merveille. Il me regarde et me montre mes problèmes. Il me parle et m'explique ce que je suis. Il me balance des vérités à la gueule, en souriant, en me faisant un câlin, en m'embrassant le front, et moi j'accepte ça en pleine gueule. Je suis à deux doigts de le remercier, de lui dire merci de me montrer à quel point je suis une merde. A quel point je ne pourrais pas prendre ma vie en main. A quel point, si je continue comme ça, je fonce droit dans le mur.
Il me dit tu es belle petite chose, laisse toi aller petite chose, et c'est ce que je suis avec lui : une petite chose. Je suis une petite chose avec tous les garçons qui m'impressionnent. Je ne prends aucune décision et me laisse faire. Pauvre adorable petite chose.
J'aimerais qu'il me prenne par la main et qu'il me dise quoi faire de ma vie. Je pourrais lui donner ma confiance, je pourrais lui donner ma vie. J'aimerais lui dire que je lui fais entièrement confiance. J'aimerais lui demander de m'aider.
Aide moi à trouver qui je suis.
Je n'y arrive plus.
Il me semble que je n'ai jamais avancé : deux ans plus tard, je suis au même point.
Je ne suis plus amoureuse de lui, je ne suis plus amoureuse de personne. Mais il est en couple, il est heureux, il va bientôt vivre avec elle, il part en vacances avec elle. Mais avec moi il ne faisait pas tout ça. J'aimerais le voir et lui demander. Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? Pourquoi tu n'étais pas heureux avec moi comme tu l'es avec elle ? Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? Pourquoi ça n'a pas fonctionné ?
Pourquoi ? Qu'est ce qui ne va pas chez moi ?
Celui que je vois en ce moment, de temps en temps, quand il est disponible, me le fait bien comprendre, régulièrement. Il me dit que je suis une fille sans avis, qui ne sait pas. Il me conseille de prendre ma vie en main, de faire des choses que je veux. Il rigole souvent de mon manque de prise d'initiative.
Je sais que c'est à cause que ça que les garçons qui me plaisent ne sont pas amoureux de moi. Ceux qui ne me plaisent pas n'ont aucun problème avec ça parce qu'avec eux, je suis capable de m'imposer, de dire ce que je veux, d'expliquer ce qui ne va pas, ce que je veux et ce que je ne veux pas.
Avec lui, je suis incapable. Impossible de lui dire ce que je veux. J'ai peur du jugement, constamment. J'ai peur d'être jugée, qu'on m'explique que mon idée est merdique. Je me cache souvent derrière mon physique : les garçons n'aiment pas mes grosses fesses, mes grosses cuisses, je vais me mettre au sport. Ils n'aiment pas les petites poitrines, ils n'aiment pas les filles comme ci ou comme ça. Mais je ne fais pas tout ça, parce que j'ai peur du jour où j'aurais des fesses que j'aime, des cuisses que j'aime, je n'aurais plus d'excuse. Je ne pourrais jamais avouer que le problème vient de ma façon d'être.
Je ne pourrais jamais m'avouer, même s'il me semble que je le fais ce soir, que le problème vient de moi.
Le problème vient de moi parce que je ne sais pas m'imposer auprès des garçons qui me plaisent.
Et lui, cette espèce d'idiot d'1m80 me balance ça en pleine gueule. A chaque fois qu'on se voit, c'est comme s'il tenait un miroir devant moi et qu'il me disait regarde ce que tu es. Il me met face à des réalités que je ne veux pas voir. Je sais que je ne suis pas amoureuse de lui et que je ne le serais jamais mais c'est mon problème, j'aime me faire souffrir psychologiquement et il le fait à merveille. Il me regarde et me montre mes problèmes. Il me parle et m'explique ce que je suis. Il me balance des vérités à la gueule, en souriant, en me faisant un câlin, en m'embrassant le front, et moi j'accepte ça en pleine gueule. Je suis à deux doigts de le remercier, de lui dire merci de me montrer à quel point je suis une merde. A quel point je ne pourrais pas prendre ma vie en main. A quel point, si je continue comme ça, je fonce droit dans le mur.
Il me dit tu es belle petite chose, laisse toi aller petite chose, et c'est ce que je suis avec lui : une petite chose. Je suis une petite chose avec tous les garçons qui m'impressionnent. Je ne prends aucune décision et me laisse faire. Pauvre adorable petite chose.
J'aimerais qu'il me prenne par la main et qu'il me dise quoi faire de ma vie. Je pourrais lui donner ma confiance, je pourrais lui donner ma vie. J'aimerais lui dire que je lui fais entièrement confiance. J'aimerais lui demander de m'aider.
Aide moi à trouver qui je suis.
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