Et un jour, tu m'as embrassée.
Pour être plus précise, dans la nuit de lundi à mardi, minuit quarante.
Tu as dit, tu vas partir en me faisant juste un bisou sur la joue, comme ça ? Je me suis retournée vers toi, je t'ai regardé dans les yeux, j'ai souris, je me suis approchée de ton autre joue, tu n'as pas tourné la tête, tu m'as embrassé.
J'ai répondu à ton baiser, tu as murmuré depuis le temps que j'attendais ça, je t'ai regardé, je t'ai souri, je t'ai embrassé en prenant ton visage dans mes mains.
Tu m'as dit file, j'ai souris et obéi. Je suis sortie de ta voiture, j'ai ouvert mon portail, je n'étais pas arrivée dans ma chambre que je recevais un texto, tu me manques, je t'ai répondu que je ne voulais pas te laisser partir.
Je me suis allongée dans mon lit. Et à ce moment là, seulement à ce moment là, une heure dix du matin, j'ai pensé à celle avec qui tu allais passer la nuit.
Et j'ai reçu, je m'endormirais à côté d'elle en pensant à toi.
Je refusais de te voir parce que je savais que ça se passerait comme ça. Il y a quelque chose entre toi et moi, à chaque fois qu'on se voit, à chaque moment qu'on passe ensemble, il se passe un truc.
En te regardant dans ton costard, mon verre de mauvais champagne à la main, je te regardais en me mordant la lèvre, je te regardais et te trouvais beau, je te regardais et je me disais dommage que tu ne sois pas célibataire.
Echanges de regard, caresses discrètes sous la table, tu me prends la main, je prends la tienne, je pose la mienne sur ta cuisse, tu cherches le contact, je dis des bêtises à ton oreille, tu me taquines, tu m'appelles chérie, tu parles de ta femme aux autres, tu regardes une autre brune, je répète souvent que de toutes façons, tu es fidèle, tu réponds que oui mais tes yeux me hurlent que non.
Tu me demandes d'arrêter de te regarder comme ça, je te renvoies la balle, arrête de me sourire, arrête de jouer avec ton piercing, ton décolleté me rend ouf, tu es vraiment belle, tu sais que tu es jolie ? Je suis froide et indifférente quand tu vas trop loin, tu dis à mon oreille que ça y est, tu tombes dans l'indifférence, que je ne suis que ça : une carapace. Tu me dis que je ferme les portes, que j'empêche la conversation, que je me braque, je souris et je dis non. Tu me demandes cent fois si je m'ennuie, tu me dis que tu es désolé parce que ce n'est pas un dîner en tête à tête comme tu me l'avais promis. Je te dis que ce n'est pas grave. En effet, ce n'est pas grave, je suis dans ton quotidien et je m'y sens bien.
En sortant tu me prends la main, tu dis que c'est pour que je ne me perde pas, je souris et je réponds que je ne me perdrais pas, tu ressors ton laïus sur l'indifférence, je souris, je dis que tu ne me rends pas indifférente, tu me murmures à bon ? en mettant ma main autour de ta taille.
Dans la voiture, tu me dis que tu ne sais pas si tu l'aimes encore, tu me parles de vos problèmes, je te réponds, j'ai mon ordinateur sur les genoux et tu me dis que c'est dommage, car tu ne peux pas poser ta main sur ma cuisse, je réponds que de toutes façons je n'ai pas envie. Après quarante minutes de trajet - qui m'en paraisse dix - nous sommes devant chez moi.
Je te souhaite une bonne nuit, on se voit bientôt ? Je me penche pour te faire une bise, te dire au revoir, je sens que tu veux m'embrasser et j'esquive discrètement, j'accepte un baiser sur la joue. J'en fais un sur la tienne, et tu m'as dit tu vas partir en me faisant juste un bisou sur la joue, comme ça ?
Et dans la nuit de lundi à mardi, minuit quarante, tu m'as embrassée.
Pour être plus précise, dans la nuit de lundi à mardi, minuit quarante.
Tu as dit, tu vas partir en me faisant juste un bisou sur la joue, comme ça ? Je me suis retournée vers toi, je t'ai regardé dans les yeux, j'ai souris, je me suis approchée de ton autre joue, tu n'as pas tourné la tête, tu m'as embrassé.
J'ai répondu à ton baiser, tu as murmuré depuis le temps que j'attendais ça, je t'ai regardé, je t'ai souri, je t'ai embrassé en prenant ton visage dans mes mains.
Tu m'as dit file, j'ai souris et obéi. Je suis sortie de ta voiture, j'ai ouvert mon portail, je n'étais pas arrivée dans ma chambre que je recevais un texto, tu me manques, je t'ai répondu que je ne voulais pas te laisser partir.
Je me suis allongée dans mon lit. Et à ce moment là, seulement à ce moment là, une heure dix du matin, j'ai pensé à celle avec qui tu allais passer la nuit.
Et j'ai reçu, je m'endormirais à côté d'elle en pensant à toi.
Je refusais de te voir parce que je savais que ça se passerait comme ça. Il y a quelque chose entre toi et moi, à chaque fois qu'on se voit, à chaque moment qu'on passe ensemble, il se passe un truc.
En te regardant dans ton costard, mon verre de mauvais champagne à la main, je te regardais en me mordant la lèvre, je te regardais et te trouvais beau, je te regardais et je me disais dommage que tu ne sois pas célibataire.
Echanges de regard, caresses discrètes sous la table, tu me prends la main, je prends la tienne, je pose la mienne sur ta cuisse, tu cherches le contact, je dis des bêtises à ton oreille, tu me taquines, tu m'appelles chérie, tu parles de ta femme aux autres, tu regardes une autre brune, je répète souvent que de toutes façons, tu es fidèle, tu réponds que oui mais tes yeux me hurlent que non.
Tu me demandes d'arrêter de te regarder comme ça, je te renvoies la balle, arrête de me sourire, arrête de jouer avec ton piercing, ton décolleté me rend ouf, tu es vraiment belle, tu sais que tu es jolie ? Je suis froide et indifférente quand tu vas trop loin, tu dis à mon oreille que ça y est, tu tombes dans l'indifférence, que je ne suis que ça : une carapace. Tu me dis que je ferme les portes, que j'empêche la conversation, que je me braque, je souris et je dis non. Tu me demandes cent fois si je m'ennuie, tu me dis que tu es désolé parce que ce n'est pas un dîner en tête à tête comme tu me l'avais promis. Je te dis que ce n'est pas grave. En effet, ce n'est pas grave, je suis dans ton quotidien et je m'y sens bien.
En sortant tu me prends la main, tu dis que c'est pour que je ne me perde pas, je souris et je réponds que je ne me perdrais pas, tu ressors ton laïus sur l'indifférence, je souris, je dis que tu ne me rends pas indifférente, tu me murmures à bon ? en mettant ma main autour de ta taille.
Dans la voiture, tu me dis que tu ne sais pas si tu l'aimes encore, tu me parles de vos problèmes, je te réponds, j'ai mon ordinateur sur les genoux et tu me dis que c'est dommage, car tu ne peux pas poser ta main sur ma cuisse, je réponds que de toutes façons je n'ai pas envie. Après quarante minutes de trajet - qui m'en paraisse dix - nous sommes devant chez moi.
Je te souhaite une bonne nuit, on se voit bientôt ? Je me penche pour te faire une bise, te dire au revoir, je sens que tu veux m'embrasser et j'esquive discrètement, j'accepte un baiser sur la joue. J'en fais un sur la tienne, et tu m'as dit tu vas partir en me faisant juste un bisou sur la joue, comme ça ?
Et dans la nuit de lundi à mardi, minuit quarante, tu m'as embrassée.