Un <3 pour ruiner tout le travail.
Après t'avoir écrit, supporté tes non-réponses, t'avoir appelé une fois même, j'ai réussi à ne plus penser à toi. Je disais aux gens que tu étais devenu Celui Dont On Ne Doit Pas Prononcer Le Nom, mon Voldemort à moi, trop occupée aux préparatifs de mon voyage, je n'avais pas le temps de penser à toi. Trop occupée à penser à mon permis, je n'avais pas une seule seconde pour me rappeler ton existence.
Et hier, 21h15, un texto. Ton numéro - que je connais par coeur, bien évidemment - s'affiche sur mon téléphone. Un coeur, un simple coeur, un putain de coeur. Un coeur qui ne veut rien dire. Un coeur qui veut juste dire Tiens, tu pensais t'en sortir ? Je suis encore là, un coeur pour me mettre en prison, un coeur pour me mettre dans cet état là. Un coeur et je rameute le monde entier. Un coeur et je laisse les autres décider de mon avenir.
Mais quoiqu'il arrive, dans douze jours, je décolle. Mon avion s'envole et je te laisse loin derrière. Des centaines de millier de kilomètres n'ont sépareront, toi à Paris, moi au bout du monde. Je n'ai pas une seule seconde à t'accorder - peut être éventuellement un dîner - et je suis pathétique à penser à ça alors que tu ne le proposeras même pas. Ce coeur était une façon de faire en sorte que je ne t'oublie pas, tu vas retourner dans ton silence, tu vas me laisser dans le brouillard.
Mais je ne reviendrais pas, j'ai d'autres choses à penser, et dans douze jours je décollée, dans treize j'atterris au bout du monde, avec mon sac à dos et des tas de choses à découvrir. J'aimerais que dans treize jours, tu n'existes plus pour moi. J'aimerais faire ce voyage l'esprit libre. Sans toi
vendredi 9 novembre 2012
vendredi 19 octobre 2012
Rien de grave.
Tu ne m'aimeras donc jamais.
Et tu me manques, au plus profond de moi.
Je souffre en silence, même dans les bras d'un autre, je guette ta silhouette lorsque je suis pas loin de chez toi. Je lève les yeux quand je passe en bas de tes bureaux.
Ton odeur me manque, j'ai oublié ta voix. Ton odeur, ton rire, ton chat, ton chez toi.
Tu me manques.
J'ai mal. J'ai mal. J'ai mal, j'ai mal, j'ai mal.
Mais ce n'est pas grave. Rien de grave.
Et tu me manques, au plus profond de moi.
Je souffre en silence, même dans les bras d'un autre, je guette ta silhouette lorsque je suis pas loin de chez toi. Je lève les yeux quand je passe en bas de tes bureaux.
Ton odeur me manque, j'ai oublié ta voix. Ton odeur, ton rire, ton chat, ton chez toi.
Tu me manques.
J'ai mal. J'ai mal. J'ai mal, j'ai mal, j'ai mal.
Mais ce n'est pas grave. Rien de grave.
mercredi 26 septembre 2012
J'veux plus rêver, j'voudrais qu'tu viennes, me faire voler, me faire je t'aime.
Opium, crumble et cannabis.
La chaleur de tes bras, la douceur de tes draps.
Tu me manques.
dimanche 23 septembre 2012
De l'art d'être une drama queen
J'adore ça. Toutes mes histoires sont des drames, je sabote petit à petit tout ce que je construis. Professionnellement, personnellement, tout le temps, je sabote, je détruis. Je prends dans mes petites mains, je chéris tout ça et d'un coup, je serre le poing et je détruis tout.
Je ne sais pas pourquoi je fais ça. Peut être que ça me fait vivre, sûrement que j'y prends du plaisir. Mais je fais tout ce qu'il ne faut pas faire. J'aime détruire, saboter, me ruiner, me rendre triste. Je prends du plaisir dans la souffrance que je m'impose.
Jusqu'à quand ?
Quand est-ce que j'arrêterais ça ? Est-ce qu'un jour, simplement, je serais heureuse ? Sans tout gâcher, sans coups de grâce ? Sans attendre que tout s'effondre ? Quand est-ce que j'assumerais tout ce que je fais ?
Je sais que j'ai hâte de prendre mon billet d'avion et de lui envoyer un message. Je décolle le 15 novembre, le retour est pour le 17 mars, pouvons-nous nous voir avant ça ? Qu'il me dise non, ou qu'il m'ignore, encore et toujours. Je ne sais pas quoi faire. Il me manque au plus profond de moi. Mon coeur manque un battement quand j'entends son prénom, son diminutif. Parfois j'aimerais dormir pour l'oublier.
La voilà, la drama-queen, la voilà...
Pourquoi lui bordel ?
Souvent, il m'arrive de repenser au tout début. Je me demande quand est-ce que tout a été gâché. A quel moment j'ai tout ruiné. J'aurais dû me laisser aller mais maintenant il est trop tard. Une fois, dans son lit, j'ai serré les dents pour ne pas lui dire je t'aime. J'ai donné toute mon âme, j'ai bloqué tout mon coeur, pour ne pas lui dire je t'aime.
Je ne sais pas si je l'aimais à ce moment, je ne sais pas si je l'aime toujours, mais à ce moment là, mon corps a eu envie de lui murmurer, doucement, tendrement, un je t'aime à l'oreille. Je t'aime parce que tu es grand. Je t'aime parce que tu es beau. Je t'aime parce que j'aime tes yeux. Je t'aime parce que j'aime ta bouche, j'aime ton sourire. Je t'aime parce que j'aime tes bras, tes mains, tes doigts, ton corps. Je t'aime car j'aime le blanc de ta peau. Je t'aime parce que j'aime t'entendre rire. Je t'aime parce que tu me fascines, je t'aime parce que tu as tout le contrôle. Je t'aime parce que tu me fais mal.
C'est exactement ça. Je t'aime parce que tu me fais souffrir, je t'aime parce que tu essayes de me sortir de mon côté control-freak, je t'aime parce que tu as essayé de me faire sortir de moi même. Je t'aime parce que tu n'as peur de rien, je t'aime parce que tu me fais du mal, je t'aime parce que tu m'offres des moments d'intensité. Je t'aime parce que j'aimerais passer des journées entières chez toi sans forcément te parler. Je t'aime parce que je ne t'intéresse pas, je t'aime parce que tu t'en fiches de moi. Je t'aime parce que tu n'as pas besoin de moi.
Mais moi j'ai besoin de toi, alors c'est aussi pour ça que je t'aime.
C'est ce que je voulais lui dire ce soir là. Aujourd'hui, je ne le pense pas. Je ne sais pas quand je l'ai vu la dernière fois, ça date d'il y a bien trop longtemps. Notre dernière conversation m'a brisée le coeur, si demain je viens chez toi, je risquerais d'éclater en sanglots. Comme une de ces fois, mais en pire, parce que je te dirais le mal que tu me fais et le plaisir que j'y prends. Je pleurerais parce que tu t'en fiches de moi, parce que tu n'as aucun intérêt pour moi, parce que je ne t'apporterais jamais rien. Parce que je n'ai rien à t'apprendre.
Je pleurerais tous mes échecs parce que tu en es le miroir. Je pleurerais pour que tu me serres dans tes bras. Je pleurerais parce que j'aimerais tout lâcher, tu serais mon échappatoire, parce que tu es le seul à pouvoir ôter mes barrières mais tu ne t'en rends pas compte.
Je suis totalement perdue sans toi. Je ne sais pas ce que je veux, je te déteste de m'avoir rendu comme ça, je te hais de m'avoir rendue accro à toi, totalement dépendante. Tu es un amant terrifiant, tu me brises le coeur à chaque instant, je ne veux pas être toutes les autres, j'aimerais être différente à tes yeux, j'aimerais que tu me vois autrement, j'aimerais que tu me prennes dans tes bras, j'aimerais que tu m'embrasses le front, j'aimerais revenir en arrière, j'aimerais trouver le moment où j'ai déconné.
Est-ce que c'est moi ? Aide moi, ne me laisse pas, reviens moi. Ecris moi, appelle moi, propose moi de venir, rentre chez toi, commande à manger pour nous, laisse moi revenir sur ton canapé, laisse moi caresser ton chat, rigoler de tes idées, prendre une douche chez toi, partager ton lit, te dire de t'éloigner de la salle de bain parce que je vais aux toilettes, prépare moi un cocktail, raconte moi des choses, parle moi des films, montre moi des clips, montre moi des courts métrages, apprends moi des choses, parle moi du dernier livre que tu as lu, sors moi tes théories que tu défends, embrasse moi encore, met tes jambes sur les miennes, laisse moi m'allonger sur toi, laisse moi m'installer près de toi, laisse moi me déshabiller à côté de ton lit, laisse moi mettre ma tête dans ton creux, souffle moi un bonne nuit, frustre moi, caresse moi, embrasse moi, laisse moi te toucher, laisse moi t'embrasser, laisse connaitre le bonheur de toucher ta peau, laisse moi te donner tout l'amour que je porte.
Même si tu ne m'aimes pas, même si tu ne m'aimeras jamais, laisse moi me détruire grâce à toi. J'atteindrais le Graal, la meilleure partie, j'y serais, je me serais détachée des contraintes, je me serais dépassée, j'aurais réussi à me détester totalement, j'aurais atteint le fond.
Et peut être, qu'à ce moment là, je pourrais rebondir.
Je ne sais pas pourquoi je fais ça. Peut être que ça me fait vivre, sûrement que j'y prends du plaisir. Mais je fais tout ce qu'il ne faut pas faire. J'aime détruire, saboter, me ruiner, me rendre triste. Je prends du plaisir dans la souffrance que je m'impose.
Jusqu'à quand ?
Quand est-ce que j'arrêterais ça ? Est-ce qu'un jour, simplement, je serais heureuse ? Sans tout gâcher, sans coups de grâce ? Sans attendre que tout s'effondre ? Quand est-ce que j'assumerais tout ce que je fais ?
Je sais que j'ai hâte de prendre mon billet d'avion et de lui envoyer un message. Je décolle le 15 novembre, le retour est pour le 17 mars, pouvons-nous nous voir avant ça ? Qu'il me dise non, ou qu'il m'ignore, encore et toujours. Je ne sais pas quoi faire. Il me manque au plus profond de moi. Mon coeur manque un battement quand j'entends son prénom, son diminutif. Parfois j'aimerais dormir pour l'oublier.
La voilà, la drama-queen, la voilà...
Pourquoi lui bordel ?
Souvent, il m'arrive de repenser au tout début. Je me demande quand est-ce que tout a été gâché. A quel moment j'ai tout ruiné. J'aurais dû me laisser aller mais maintenant il est trop tard. Une fois, dans son lit, j'ai serré les dents pour ne pas lui dire je t'aime. J'ai donné toute mon âme, j'ai bloqué tout mon coeur, pour ne pas lui dire je t'aime.
Je ne sais pas si je l'aimais à ce moment, je ne sais pas si je l'aime toujours, mais à ce moment là, mon corps a eu envie de lui murmurer, doucement, tendrement, un je t'aime à l'oreille. Je t'aime parce que tu es grand. Je t'aime parce que tu es beau. Je t'aime parce que j'aime tes yeux. Je t'aime parce que j'aime ta bouche, j'aime ton sourire. Je t'aime parce que j'aime tes bras, tes mains, tes doigts, ton corps. Je t'aime car j'aime le blanc de ta peau. Je t'aime parce que j'aime t'entendre rire. Je t'aime parce que tu me fascines, je t'aime parce que tu as tout le contrôle. Je t'aime parce que tu me fais mal.
C'est exactement ça. Je t'aime parce que tu me fais souffrir, je t'aime parce que tu essayes de me sortir de mon côté control-freak, je t'aime parce que tu as essayé de me faire sortir de moi même. Je t'aime parce que tu n'as peur de rien, je t'aime parce que tu me fais du mal, je t'aime parce que tu m'offres des moments d'intensité. Je t'aime parce que j'aimerais passer des journées entières chez toi sans forcément te parler. Je t'aime parce que je ne t'intéresse pas, je t'aime parce que tu t'en fiches de moi. Je t'aime parce que tu n'as pas besoin de moi.
Mais moi j'ai besoin de toi, alors c'est aussi pour ça que je t'aime.
C'est ce que je voulais lui dire ce soir là. Aujourd'hui, je ne le pense pas. Je ne sais pas quand je l'ai vu la dernière fois, ça date d'il y a bien trop longtemps. Notre dernière conversation m'a brisée le coeur, si demain je viens chez toi, je risquerais d'éclater en sanglots. Comme une de ces fois, mais en pire, parce que je te dirais le mal que tu me fais et le plaisir que j'y prends. Je pleurerais parce que tu t'en fiches de moi, parce que tu n'as aucun intérêt pour moi, parce que je ne t'apporterais jamais rien. Parce que je n'ai rien à t'apprendre.
Je pleurerais tous mes échecs parce que tu en es le miroir. Je pleurerais pour que tu me serres dans tes bras. Je pleurerais parce que j'aimerais tout lâcher, tu serais mon échappatoire, parce que tu es le seul à pouvoir ôter mes barrières mais tu ne t'en rends pas compte.
Je suis totalement perdue sans toi. Je ne sais pas ce que je veux, je te déteste de m'avoir rendu comme ça, je te hais de m'avoir rendue accro à toi, totalement dépendante. Tu es un amant terrifiant, tu me brises le coeur à chaque instant, je ne veux pas être toutes les autres, j'aimerais être différente à tes yeux, j'aimerais que tu me vois autrement, j'aimerais que tu me prennes dans tes bras, j'aimerais que tu m'embrasses le front, j'aimerais revenir en arrière, j'aimerais trouver le moment où j'ai déconné.
Est-ce que c'est moi ? Aide moi, ne me laisse pas, reviens moi. Ecris moi, appelle moi, propose moi de venir, rentre chez toi, commande à manger pour nous, laisse moi revenir sur ton canapé, laisse moi caresser ton chat, rigoler de tes idées, prendre une douche chez toi, partager ton lit, te dire de t'éloigner de la salle de bain parce que je vais aux toilettes, prépare moi un cocktail, raconte moi des choses, parle moi des films, montre moi des clips, montre moi des courts métrages, apprends moi des choses, parle moi du dernier livre que tu as lu, sors moi tes théories que tu défends, embrasse moi encore, met tes jambes sur les miennes, laisse moi m'allonger sur toi, laisse moi m'installer près de toi, laisse moi me déshabiller à côté de ton lit, laisse moi mettre ma tête dans ton creux, souffle moi un bonne nuit, frustre moi, caresse moi, embrasse moi, laisse moi te toucher, laisse moi t'embrasser, laisse connaitre le bonheur de toucher ta peau, laisse moi te donner tout l'amour que je porte.
Même si tu ne m'aimes pas, même si tu ne m'aimeras jamais, laisse moi me détruire grâce à toi. J'atteindrais le Graal, la meilleure partie, j'y serais, je me serais détachée des contraintes, je me serais dépassée, j'aurais réussi à me détester totalement, j'aurais atteint le fond.
Et peut être, qu'à ce moment là, je pourrais rebondir.
jeudi 13 septembre 2012
Il y a quelque chose de délicieux à aimer quelqu'un qui ne vous aime pas.
En rencontrant un charmant garçon, timide et reservé, l'inverse de toi, je me suis dit que j'avais envie d'apprendre à le connaître. C'était la première fois depuis toi.
Je crois que c'est une question de moment et pas de personne. J'ai toujours dit vrai quand je disais aux garçons "Ce n'est pas toi, c'est moi, je ne suis pas prête"
Je croyais que je mentais mais je disais vrai. C'est une question de moment et pas de personne. Des comme lui j'en ai rencontré un tas. Mais lui, j'ai eu envie de le connaître, tout simplement.
Peut être que ça y est ? Il y en a un qui est tombé pile poil au bon moment ? Encore une fois, tu n'as pas répondu à mon texto et je ne m'en suis pas formalisée. Encore une fois, tu n'as accordé aucune importance. Tu me l'avais dit, non ? Tu m'avais dit que je n'avais aucun intérêt pour toi, non ? Tu me l'avais déjà dit. Alors voilà, tu ne m'accordes aucun intérêt. C'est la fin, fini, stop, on arrête les dégâts.
On ne se verra plus, puisque tu ne le veux plus. Et peut être qu'un jour, tu te diras "tiens, j'ai envie de la voir, celle ci" et sûrement, je craquerais, je tomberais dans ton piège, je viendrais. Je prendrais le métro et je viendrais. Sur douze centimètres de talon, maquillée à la perfection, je sais déjà quel rouge à lèvres j'aurais, quel parfum je porterais. Je ne sais pas quelle robe je porterais, mais je viendrais.
Bêtement, je viendrais parce que je suis idiote. Je suis idiote parce que je n'arriverais pas à te dire non, parce que tu es un aimant (j'avais écrit amant...) de merde. Et j'espère être attachée à un autre, j'espère m'être laissée aller avec un autre. J'espère que tu t'en rendras compte, et je rêve que tu te mordes les dents.
Ca n'arrivera jamais, mais c'est mon rêve.
Je crois que c'est une question de moment et pas de personne. J'ai toujours dit vrai quand je disais aux garçons "Ce n'est pas toi, c'est moi, je ne suis pas prête"
Je croyais que je mentais mais je disais vrai. C'est une question de moment et pas de personne. Des comme lui j'en ai rencontré un tas. Mais lui, j'ai eu envie de le connaître, tout simplement.
Peut être que ça y est ? Il y en a un qui est tombé pile poil au bon moment ? Encore une fois, tu n'as pas répondu à mon texto et je ne m'en suis pas formalisée. Encore une fois, tu n'as accordé aucune importance. Tu me l'avais dit, non ? Tu m'avais dit que je n'avais aucun intérêt pour toi, non ? Tu me l'avais déjà dit. Alors voilà, tu ne m'accordes aucun intérêt. C'est la fin, fini, stop, on arrête les dégâts.
On ne se verra plus, puisque tu ne le veux plus. Et peut être qu'un jour, tu te diras "tiens, j'ai envie de la voir, celle ci" et sûrement, je craquerais, je tomberais dans ton piège, je viendrais. Je prendrais le métro et je viendrais. Sur douze centimètres de talon, maquillée à la perfection, je sais déjà quel rouge à lèvres j'aurais, quel parfum je porterais. Je ne sais pas quelle robe je porterais, mais je viendrais.
Bêtement, je viendrais parce que je suis idiote. Je suis idiote parce que je n'arriverais pas à te dire non, parce que tu es un aimant (j'avais écrit amant...) de merde. Et j'espère être attachée à un autre, j'espère m'être laissée aller avec un autre. J'espère que tu t'en rendras compte, et je rêve que tu te mordes les dents.
Ca n'arrivera jamais, mais c'est mon rêve.
jeudi 30 août 2012
'Cause you read in in the big book
Un mois et quelques jours plus tard, je suis de nouveau chez toi.
Tu as ouvert la porte, tu m'as dit bonsoir en m'appelant par mon nom de famille. J'ai dit quelque chose comme bonsoir monsieur, bonsoir le chat. Et je suis rentrée, tu m'as dit que mes chaussures étaient jolies, tu m'as demandé si elles étaient nouvelles. Je me suis installée et je les ai retirées, j'ai souri, j'étais bien, un peu de mal à l'aise.
Un restaurant, quelques sourires, un peu de gêne. Quand on attendait d'être placé, les gens nous regardaient. Ou te regardaient, je ne sais pas. Tu avais une veste blanche, un jean et un t-shirt noir. Je t'ai dit ta veste blanche est jolie là, c'est mignon. Tu m'as répondu que oui, il fallait qu'on soit accordé, avec ma robe blanche et ma veste noire. J'ai souri. Tu m'as embrassé, et le couple derrière nous regardait. C'est à chaque fois amusant, de croiser les regards sur toi.
C'était comme s'il n'y avait pas eu ces longues journées sans nouvelle. C'est comme si je n'avais pas pleuré la dernière fois. Comme si je n'avais pas dit que je ne voulais plus te voir. Comme si je n'étais pas partie le coeur lourd la dernière fois. Il a fallu qu'on s'apprivoise de nouveau, doucement, tranquillement. Je croisais les bras. Tu m'as lancé quelques piques, je t'ai envoyé te faire foutre. Plusieurs fois dans la soirée.
Discussion jusqu'à six heures du matin, fatiguée, épuisée, je savoure chaque seconde avec toi. Je regarde tes grands yeux bleus, je touche ton visage, je respire ton odeur, je joue avec tes cheveux, j'écoute ton rire. Je bois tes paroles. Je te regarde rouler, je te demande un cocktail magique, tu me sers un verre, je suis assise sur ton canapé, j'ai retiré mes chaussures, tu t'installes à mes côtés.
Nos jambes s'emmêlent, je caresse les tiennes, longues et fines. Je pose mes coudes sur tes genoux. Je passe ma main dans les cheveux, je les attache puis les détache. Tu regardes les photos sur mon téléphone. Tu me dis qu'il faudrait que je t'envoie, des comme ça. Je dis non. Tu me dis que je fais quasiment que des photos légèrement tendancieuses, je dis oui, j'aime bien me montrer. Je te montre la culotte que je portais la première fois que je suis venue chez toi, tu me dis j'aurais trouvé ça trop mignon. Tu m'as demandé si j'avais fait l'amour avec quelqu'un d'autre depuis la dernière fois. Je réponds non, c'est un mensonge. Je t'explique que je mens de temps en temps mais pas là, pas cette fois ci. C'est un mensonge de plus.
Je te souris, tu me dis que tu adores ce sourire, tu caresses mes cheveux, on écoute de la musique, on discute. Je regarde l'heure, il est une heure du matin. Je regarde quelque temps plus tard, il est cinq heures. Je ne sais pas où sont passées ces quatre heures. Elles se sont envolées, ce sont des heures que je ne rattraperais plus.
Ivre, je discute, je parle fort, je rigole, je parle de ma vie. Tu me racontes la tienne, tu me dis des choses, j'ouvre de grands yeux, j'éclate de rire. On parle de cette société qui refuse l'échec, de cette société qui met en avant des gens qui n'ont rien fait. De plus en plus ivre, nos conversations n'ont plus de sens, tu me dis que j'ai une culture populaire, je te réponds qu'il ne faut pas être élitiste à ce point là. Mais je prends quand même note des films que tu me conseilles. On parle littérature, je me sens idiote à tes côtés, on parle cinéma, je me sens bête, on parle musique, je ne répond plus de rien.
J'ai compris hier que je n'étais pas amoureuse de toi et que je ne le serais jamais. Je ne tomberais jamais amoureuse de toi. A un moment, tu me dis à l'oreille tu as beaucoup d'amour à donner, hein ? Je chuchote un oui, et je te demande un autre câlin. Quelques temps plus tôt, tu me disais que nous étions amis. Je t'ai répondu que bien entendu, nous n'étions plus dans la séduction, tu as rigolé et j'ai souris.
Je sais que tu essayes de me soumettre, que tu as envie que je dépasse mes limites, parce que tu penses que je le veux. Mais hier j'ai compris que non, je ne voulais pas être de ce côté là. Tu me fascines et je t'admire, mais je ne tomberais pas amoureuse de toi.
Tu as ouvert la porte, tu m'as dit bonsoir en m'appelant par mon nom de famille. J'ai dit quelque chose comme bonsoir monsieur, bonsoir le chat. Et je suis rentrée, tu m'as dit que mes chaussures étaient jolies, tu m'as demandé si elles étaient nouvelles. Je me suis installée et je les ai retirées, j'ai souri, j'étais bien, un peu de mal à l'aise.
Un restaurant, quelques sourires, un peu de gêne. Quand on attendait d'être placé, les gens nous regardaient. Ou te regardaient, je ne sais pas. Tu avais une veste blanche, un jean et un t-shirt noir. Je t'ai dit ta veste blanche est jolie là, c'est mignon. Tu m'as répondu que oui, il fallait qu'on soit accordé, avec ma robe blanche et ma veste noire. J'ai souri. Tu m'as embrassé, et le couple derrière nous regardait. C'est à chaque fois amusant, de croiser les regards sur toi.
C'était comme s'il n'y avait pas eu ces longues journées sans nouvelle. C'est comme si je n'avais pas pleuré la dernière fois. Comme si je n'avais pas dit que je ne voulais plus te voir. Comme si je n'étais pas partie le coeur lourd la dernière fois. Il a fallu qu'on s'apprivoise de nouveau, doucement, tranquillement. Je croisais les bras. Tu m'as lancé quelques piques, je t'ai envoyé te faire foutre. Plusieurs fois dans la soirée.
Discussion jusqu'à six heures du matin, fatiguée, épuisée, je savoure chaque seconde avec toi. Je regarde tes grands yeux bleus, je touche ton visage, je respire ton odeur, je joue avec tes cheveux, j'écoute ton rire. Je bois tes paroles. Je te regarde rouler, je te demande un cocktail magique, tu me sers un verre, je suis assise sur ton canapé, j'ai retiré mes chaussures, tu t'installes à mes côtés.
Nos jambes s'emmêlent, je caresse les tiennes, longues et fines. Je pose mes coudes sur tes genoux. Je passe ma main dans les cheveux, je les attache puis les détache. Tu regardes les photos sur mon téléphone. Tu me dis qu'il faudrait que je t'envoie, des comme ça. Je dis non. Tu me dis que je fais quasiment que des photos légèrement tendancieuses, je dis oui, j'aime bien me montrer. Je te montre la culotte que je portais la première fois que je suis venue chez toi, tu me dis j'aurais trouvé ça trop mignon. Tu m'as demandé si j'avais fait l'amour avec quelqu'un d'autre depuis la dernière fois. Je réponds non, c'est un mensonge. Je t'explique que je mens de temps en temps mais pas là, pas cette fois ci. C'est un mensonge de plus.
Je te souris, tu me dis que tu adores ce sourire, tu caresses mes cheveux, on écoute de la musique, on discute. Je regarde l'heure, il est une heure du matin. Je regarde quelque temps plus tard, il est cinq heures. Je ne sais pas où sont passées ces quatre heures. Elles se sont envolées, ce sont des heures que je ne rattraperais plus.
Ivre, je discute, je parle fort, je rigole, je parle de ma vie. Tu me racontes la tienne, tu me dis des choses, j'ouvre de grands yeux, j'éclate de rire. On parle de cette société qui refuse l'échec, de cette société qui met en avant des gens qui n'ont rien fait. De plus en plus ivre, nos conversations n'ont plus de sens, tu me dis que j'ai une culture populaire, je te réponds qu'il ne faut pas être élitiste à ce point là. Mais je prends quand même note des films que tu me conseilles. On parle littérature, je me sens idiote à tes côtés, on parle cinéma, je me sens bête, on parle musique, je ne répond plus de rien.
J'ai compris hier que je n'étais pas amoureuse de toi et que je ne le serais jamais. Je ne tomberais jamais amoureuse de toi. A un moment, tu me dis à l'oreille tu as beaucoup d'amour à donner, hein ? Je chuchote un oui, et je te demande un autre câlin. Quelques temps plus tôt, tu me disais que nous étions amis. Je t'ai répondu que bien entendu, nous n'étions plus dans la séduction, tu as rigolé et j'ai souris.
Je sais que tu essayes de me soumettre, que tu as envie que je dépasse mes limites, parce que tu penses que je le veux. Mais hier j'ai compris que non, je ne voulais pas être de ce côté là. Tu me fascines et je t'admire, mais je ne tomberais pas amoureuse de toi.
vendredi 24 août 2012
Si je me perds, c'est seulement pour rester la tienne
Dans la douleur que tu m'infliges, j'y trouve un grand bonheur.
Je veux être la Belle du Seigneur.
Je deviendrais celles que j'exècre, je serais comme Madame Bovary qui préfère la souffrance que l'ennui, j'accepterais la frustration.
Je n'ai jamais voulu tomber amoureuse de toi, mais je veux t'être entièrement dévouée.
Je veux être la Belle du Seigneur.
Je deviendrais celles que j'exècre, je serais comme Madame Bovary qui préfère la souffrance que l'ennui, j'accepterais la frustration.
Je n'ai jamais voulu tomber amoureuse de toi, mais je veux t'être entièrement dévouée.
dimanche 19 août 2012
He doesn't love me no, anymore more more more
Assise dans la cuisine, je me préparais un thé sans théine. Une infusion.
La cuillère dans la tasse. Je faisais tourner la cuillère dans ma tasse pendant que mon frère m'annonçait qu'il allait être parrain. Là, assise sur ma chaise, cette putain de cuillère dans la main, je me suis rendue compte que j'allais me mettre à pleurer, comme une idiote. J'ai respiré fort, une fois, deux fois, trois fois, j'ai dit félicitations à mon frère. Il a dit un truc qui m'a profondément blessée. Il a dit, mais tu vois je lui en parlais et je lui donnais ton exemple. Ton parrain qui ne fait pas parti de la famille et que tu ne vois plus, ça te blesse, quand même. La solitude, depuis toujours.
Je lui ai souhaité une bonne soirée et je suis partie dans ma chambre.
J'ai regardé la fin de mon film. J'ai attendu de me mettre vraiment à pleurer. Rien n'est venu. J'ai ouvert Safari, je me suis dit que j'allais écrire ici, j'ai mis lecture, Château - Housse de Racket, iTunes je te maudis.
Je me sens tellement seule. Et je ne peux m'en prendre qu'à moi même. Je ne m'ouvre à personne, n'autorise personne à entrer dans mon chez moi. Je suis plus proche des 25ans que des 20 et ça me terrifie parce que je n'ai rien accompli.
Je me mange la solitude en pleine tête, qui fera de moi une marraine si je ne garde aucune amitié ?, et je digère ton non. Qui m'a fait éclater de rire sur le coup mais qui me fait pleurer après réflexion. J'ai envoyé Ca va pas là, et il n'a pas répondu parce qu'il est occupé.
Et toi tu m'as dit non. Rien d'autre, juste non.
Je sais à quoi tu joues. J'ai joué plein de fois à ça. Faire culpabiliser l'Autre alors que c'est juste l'envie qui manque. Je sais que c'est simple, tu ne veux plus me voir. Tu ne veux plus me voir, j'ai trébuché et tu me mets à terre pour ne pas assumer le fait de ne plus vouloir me voir. Pour faire du mal. Tu réponds une fois sur quatre, tu me fais croire que peut être alors qu'au fond de toi c'est non. Je l'aurais bien mérité, n'est-ce-pas ? Tu te moquais de moi quand je parlais du Karma, et bien le voilà, le retour de Karma.
Parfois, je me dis que ça ne m'étonnerait pas que je me foute en l'air. Après coup, les gens diront qu'ils n'ont pas compris, parce que j'avais l'air tellement heureuse, tellement bien. Objectivement, je me dis régulièrement qu'un jour je me ferais sauter le caisson. Je traine cette satanée dépression depuis bien trop longtemps.
La cuillère dans la tasse. Je faisais tourner la cuillère dans ma tasse pendant que mon frère m'annonçait qu'il allait être parrain. Là, assise sur ma chaise, cette putain de cuillère dans la main, je me suis rendue compte que j'allais me mettre à pleurer, comme une idiote. J'ai respiré fort, une fois, deux fois, trois fois, j'ai dit félicitations à mon frère. Il a dit un truc qui m'a profondément blessée. Il a dit, mais tu vois je lui en parlais et je lui donnais ton exemple. Ton parrain qui ne fait pas parti de la famille et que tu ne vois plus, ça te blesse, quand même. La solitude, depuis toujours.
Je lui ai souhaité une bonne soirée et je suis partie dans ma chambre.
J'ai regardé la fin de mon film. J'ai attendu de me mettre vraiment à pleurer. Rien n'est venu. J'ai ouvert Safari, je me suis dit que j'allais écrire ici, j'ai mis lecture, Château - Housse de Racket, iTunes je te maudis.
Je me sens tellement seule. Et je ne peux m'en prendre qu'à moi même. Je ne m'ouvre à personne, n'autorise personne à entrer dans mon chez moi. Je suis plus proche des 25ans que des 20 et ça me terrifie parce que je n'ai rien accompli.
Je me mange la solitude en pleine tête, qui fera de moi une marraine si je ne garde aucune amitié ?, et je digère ton non. Qui m'a fait éclater de rire sur le coup mais qui me fait pleurer après réflexion. J'ai envoyé Ca va pas là, et il n'a pas répondu parce qu'il est occupé.
Et toi tu m'as dit non. Rien d'autre, juste non.
Je sais à quoi tu joues. J'ai joué plein de fois à ça. Faire culpabiliser l'Autre alors que c'est juste l'envie qui manque. Je sais que c'est simple, tu ne veux plus me voir. Tu ne veux plus me voir, j'ai trébuché et tu me mets à terre pour ne pas assumer le fait de ne plus vouloir me voir. Pour faire du mal. Tu réponds une fois sur quatre, tu me fais croire que peut être alors qu'au fond de toi c'est non. Je l'aurais bien mérité, n'est-ce-pas ? Tu te moquais de moi quand je parlais du Karma, et bien le voilà, le retour de Karma.
Parfois, je me dis que ça ne m'étonnerait pas que je me foute en l'air. Après coup, les gens diront qu'ils n'ont pas compris, parce que j'avais l'air tellement heureuse, tellement bien. Objectivement, je me dis régulièrement qu'un jour je me ferais sauter le caisson. Je traine cette satanée dépression depuis bien trop longtemps.
mardi 7 août 2012
Je suis le sentiment de rejet exacerbé de Jack
J'ai lu, entre les lignes, que tu n'avais plus envie de me voir.
J'ai cru voir que tu étais vexé.
Que j'étais allée bien trop loin.
Quand j'étais plus jeune, il y a trois ans, je soulignais toutes les passages que j'aimais dans mes livres. Un jour, j'ai prêté Rien de Grave de Justine Levy a quelqu'un. Elle m'a dit, tu es triste. Lorsque j'ai demandé pourquoi, elle m'a parlé des citations. Depuis, j'ai arrêté.
Aujourd'hui, je lis et j'essaye d'apprendre par coeur les citations qui me remuent. Ma mémoire de l'instant s'est forgé sur ça.
Je me rappelle souvent de détails que les autres oublient.
Je me rappelle de la première fois que j'ai vu Martin. Il est arrivé avec deux amis, sa guitare sur le dos et m'a fait un grand sourire.
Je me rappelle de la première fois que j'ai vu Julien. Il était à la gare avec deux amis et semblait timide.
Je me rappelle de la première fois que j'ai vu Joanna. Une frange épaisse et elle m'a demandée si je voulais être sa copine.
Je me rappelle de la première fois que j'ai vu le garçon dont je parle. J'attendais à côté de la fontaine de Saint Michel, il m'a appelée, je lui ai expliqué où j'étais, je lui ai dis, si tu es entrain de fumer, je te vois. Il a jeté sa clope, il faisait nuit, et m'a dit qu'il ne fumait pas, avant de s'approcher de moi.
Pourquoi tu ne veux plus me voir ? Tu es vexé ? Tu ne tiens plus à moi ? J'ai l'impression de lire dans ce que tu dis toutes les excuses que je sors quand je ne veux plus voir un garçon parce qu'il m'ennuie. Je met tout sur son dos. C'est à cause de toi, tu as déconné alors que la vraie raison est simple : je ne veux plus le voir. En tout cas, plus pour le moment.
Est-ce que tu fais pareil ?
Est-ce que tu t'es véritablement ennuyé de moi ?
Tu me manques, et je sais que je vais craquer bientôt, t'envoyer un message larmoyant. Te dire, tu me manques, si tu ne veux plus me voir, dis le moi mais ne me laisse pas comme ça. Tant que tu ne m'aurais pas dit je ne veux plus te voir, laisse moi tranquille, je demanderais si tu es disponible certains soirs.
Quand je parle de toi aux autres, on me demande si je ne suis pas amoureuse de toi.
Peut être.
Pour la première fois depuis que je te connais, je réponds peut être au lieu de crier non.
Peut être que oui. Que je n'en ai pas l'impression parce que la seule fois où j'ai aimé, j'ai été détruite. Et là, non. Je suis plutôt sereine. Est-ce ça, l'amour ? Est-ce ça, être amoureuse ? Je n'en sais rien.
Est-ce que l'amour c'est le laisser voir toutes les autres parce qu'il a besoin de ça pour être heureux ? Est-ce qu'être amoureuse c'est tout accepter ? J'en doute. Alors je ne pense pas être amoureuse de lui.
Je me demande, avec qui tu es ce soir. S'il y a une de ces filles qui dort dans ton lit, qui caresse ton chat et qui se fait caresser par toi. Avec qui fais-tu l'amour aujourd'hui ? Est-ce que tu leur parles comme avec moi ? Est-ce qu'elle connaisse ta vie comme je la connais ?
Est-ce que tu tiens à moi ? Est-ce que je te manque ? Est-ce que tu as envie de me revoir ? Est-ce que tu auras l'occasion de voir ma robe blanche ? Est-ce que tu auras l'occasion de voir que j'essaye de me tenir droite ? Est-ce que tu verras mon vernis rouge ? Est-ce que tu m'entendras soupirer, murmurer ? Est-ce que je t'entendrais de nouveau rire ? Est-ce que je jouerais de nouveau l'offusquée avec toi ? Est-ce que tu t'amuseras encore de mes goûts douteux en matière de nourriture ? Est-ce que tu me conseilleras encore un film ? Est-ce qu'on se blottira de nouveau sur ton canapé ? Est-ce que ton chat me réveillera encore une fois avec ses miaulements intempestifs ? Est-ce que je sonnerais de nouveau chez toi ? Est-ce que je jouerais encore avec tes cheveux ? Est-ce que je passerais encore mes doigts sur tes lèvres ? Est-ce que je caresserais de nouveau tes joues ? Est-ce que tu m'embrasseras de nouveau sur le front ? Est-ce que je t'entendrais de nouveau demander tu veux boire quelque chose chaton ? Est-ce que j'essayerais de nouveau tes vestes mille fois trop grandes ? Est-ce que je t'embêterais encore une fois au fond de ton lit avant de dormir ? Est-ce que je me réveillerais encore à tes côtés ?
J'ai cru voir que tu étais vexé.
Que j'étais allée bien trop loin.
Quand j'étais plus jeune, il y a trois ans, je soulignais toutes les passages que j'aimais dans mes livres. Un jour, j'ai prêté Rien de Grave de Justine Levy a quelqu'un. Elle m'a dit, tu es triste. Lorsque j'ai demandé pourquoi, elle m'a parlé des citations. Depuis, j'ai arrêté.
Aujourd'hui, je lis et j'essaye d'apprendre par coeur les citations qui me remuent. Ma mémoire de l'instant s'est forgé sur ça.
Je me rappelle souvent de détails que les autres oublient.
Je me rappelle de la première fois que j'ai vu Martin. Il est arrivé avec deux amis, sa guitare sur le dos et m'a fait un grand sourire.
Je me rappelle de la première fois que j'ai vu Julien. Il était à la gare avec deux amis et semblait timide.
Je me rappelle de la première fois que j'ai vu Joanna. Une frange épaisse et elle m'a demandée si je voulais être sa copine.
Je me rappelle de la première fois que j'ai vu le garçon dont je parle. J'attendais à côté de la fontaine de Saint Michel, il m'a appelée, je lui ai expliqué où j'étais, je lui ai dis, si tu es entrain de fumer, je te vois. Il a jeté sa clope, il faisait nuit, et m'a dit qu'il ne fumait pas, avant de s'approcher de moi.
Pourquoi tu ne veux plus me voir ? Tu es vexé ? Tu ne tiens plus à moi ? J'ai l'impression de lire dans ce que tu dis toutes les excuses que je sors quand je ne veux plus voir un garçon parce qu'il m'ennuie. Je met tout sur son dos. C'est à cause de toi, tu as déconné alors que la vraie raison est simple : je ne veux plus le voir. En tout cas, plus pour le moment.
Est-ce que tu fais pareil ?
Est-ce que tu t'es véritablement ennuyé de moi ?
Tu me manques, et je sais que je vais craquer bientôt, t'envoyer un message larmoyant. Te dire, tu me manques, si tu ne veux plus me voir, dis le moi mais ne me laisse pas comme ça. Tant que tu ne m'aurais pas dit je ne veux plus te voir, laisse moi tranquille, je demanderais si tu es disponible certains soirs.
Quand je parle de toi aux autres, on me demande si je ne suis pas amoureuse de toi.
Peut être.
Pour la première fois depuis que je te connais, je réponds peut être au lieu de crier non.
Peut être que oui. Que je n'en ai pas l'impression parce que la seule fois où j'ai aimé, j'ai été détruite. Et là, non. Je suis plutôt sereine. Est-ce ça, l'amour ? Est-ce ça, être amoureuse ? Je n'en sais rien.
Est-ce que l'amour c'est le laisser voir toutes les autres parce qu'il a besoin de ça pour être heureux ? Est-ce qu'être amoureuse c'est tout accepter ? J'en doute. Alors je ne pense pas être amoureuse de lui.
Je me demande, avec qui tu es ce soir. S'il y a une de ces filles qui dort dans ton lit, qui caresse ton chat et qui se fait caresser par toi. Avec qui fais-tu l'amour aujourd'hui ? Est-ce que tu leur parles comme avec moi ? Est-ce qu'elle connaisse ta vie comme je la connais ?
Est-ce que tu tiens à moi ? Est-ce que je te manque ? Est-ce que tu as envie de me revoir ? Est-ce que tu auras l'occasion de voir ma robe blanche ? Est-ce que tu auras l'occasion de voir que j'essaye de me tenir droite ? Est-ce que tu verras mon vernis rouge ? Est-ce que tu m'entendras soupirer, murmurer ? Est-ce que je t'entendrais de nouveau rire ? Est-ce que je jouerais de nouveau l'offusquée avec toi ? Est-ce que tu t'amuseras encore de mes goûts douteux en matière de nourriture ? Est-ce que tu me conseilleras encore un film ? Est-ce qu'on se blottira de nouveau sur ton canapé ? Est-ce que ton chat me réveillera encore une fois avec ses miaulements intempestifs ? Est-ce que je sonnerais de nouveau chez toi ? Est-ce que je jouerais encore avec tes cheveux ? Est-ce que je passerais encore mes doigts sur tes lèvres ? Est-ce que je caresserais de nouveau tes joues ? Est-ce que tu m'embrasseras de nouveau sur le front ? Est-ce que je t'entendrais de nouveau demander tu veux boire quelque chose chaton ? Est-ce que j'essayerais de nouveau tes vestes mille fois trop grandes ? Est-ce que je t'embêterais encore une fois au fond de ton lit avant de dormir ? Est-ce que je me réveillerais encore à tes côtés ?
lundi 30 juillet 2012
vendredi 27 juillet 2012
Kiss me oh before you go
J'écoute Lana Del Rey et je pense à toi.
Je pense au jour où je t'ai fait écouté Video Games, tu ne connaissais pas alors que toute la toile ne parlait que de cette fille. C'est la première fois que tu m'as dit Ah non, je ne connais pas. C'est la première fois que je t'ai fait connaitre quelque chose. Mais tu as sûrement oublié. Et j'étais fière, mais tellement fière. Quand tu as regardé Garden State aussi, je t'en avais parlé, tu l'as regardé. Je me dis que j'étais un peu dans ton quotidien, finalement, peut être. Je me raccroche à des détails.
Alors que toi, pour les quelques mois qui viennent, tu es dans mon quotidien. Dans ces livres que je lis, dans ce thé que je bois, dans les publicités à la télévision, parfois même dans la rue, quelque fois tu as été dans le métro ; tu es là, partout. Comme si tout le monde me disait qu'il ne fallait pas t'oublier, que je ne devais pas t'oublier. Comme ton comptable qui m'appelle. Qui décroche en donnant le nom de ta société, mon coeur a manqué un battement, j'ai eu du mal à comprendre ce qu'il me voulait, et j'avais envie de lui demander si tu étais rentré à Paris.
C'est ridicule. Les signes ne sont des signes que lorsqu'on leur accorde de l'importance. Murakami est partout dans ma chambre, Miyazaki aussi, les baguettes que je voulais t'offrir sont dans mon sac. Je met de la crème sur mes mains, me maquille de nouveau et regarde mes vernis d'un autre oeil. J'essaye de me tenir le plus droite possible, je repense à tes mains qui appuient sur mes épaules pour que je me tienne un peu plus droite.
Je repense à ta main dans mes cheveux quand je pleurais. Je regrette t'avoir dit que je ne voulais plus te voir mais je sais que c'était la meilleure chose à faire. Pour moi.
Je suis fatiguée de jouer à la méchante, je suis fatiguée d'être dans le contrôle tout le temps. Je suis fatiguée de me faire avoir, je suis fatiguée d'être perdue, je suis fatiguée d'avoir du mal à savoir qui je suis. Je suis fatiguée de tout ça. J'aurais aimé être plus forte, j'aurais aimé être capable de disparaitre sans rien dire, sans attendre de tes nouvelles.
Et là, et là, c'est étrange parce que j'ai senti quelque chose chez toi. Le premier soir, la première fois que je t'ai vu au loin, tes premiers mots. Le premier verre que nous avons bu, tu avais oublié de donner deux euros au serveur, je savais déjà qui tu étais, et j'ai donné la pièce manquante. Il m'arrive, parfois, de tout me reprendre en pleine tête.
Je suis le genre de fille à tout donner dans les relations, à donner de mon temps, de ma personne et parfois même à me perdre. En amour, en amitié, j'ai toujours fonctionné comme ça, je ne m'enfuis pas face au premier mur, je me bat pour le détruire pas seulement l'escalader. Mais toi, je ne sais pas. J'ai laissé tomber. Je crois que j'ai laissé tomber, c'est la première fois.
Et je m'en veux. De laisser tomber parce que je ne suis pas comme ça. Et c'est la dernière fois que je parlerais de toi, je vais devenir folle à m'adresser à toi comme si tu me lisais.
Mais j'ai tellement de trucs à dire, de trucs que j'ai tu par fierté et je sais que j'ai bien fait. Parce que pour la première fois, chez toi, dans cet immense lit, j'ai ressenti, de nouveau comme un flash, comme un éclair d'amour. Alors bien sûr, ce n'est pas de l'amour à proprement dit, mais j'ai ressenti, pour la première fois depuis Martin, ce truc, cet élan de tendresse, cette envie de protéger.
Tu dormais, je te regardais sur ton canapé, tu étais allongé dans ce très grand lit, un oreiller dans tes bras, j'ai caressé tes cheveux, t'ai embrassé le front et je suis retournée m'assoir. De loin je te regardais, j'ai murmuré tu es tellement mignon, j'ai eu énormément de tendresse pour toi, j'ai eu ce flash d'amour, comme une poussée d'adrénaline, mon coeur a battu plus fort, mon sang a coulé plus vite dans mes veines, mon coeur s'est serré, j'ai soupiré. L'espace d'une seconde, furtivement, je me sens sentie fragile, dévouée, toute entière à toi. Ca n'a pas duré longtemps, le temps d'une respiration, j'étais là, assise dans ton canapé, Love & Pop dans les mains, je caressais distraitement ton chat, et une seconde, je me suis sentie amoureuse.
Sentiment étrange, qui ne m'avait pas manqué. Pendant cette seconde, j'ai été terrifiée du mal que tu pouvais me faire et soulagée de me rendre compte que j'étais encore capable de ressentir ce quelque chose.
Je pense au jour où je t'ai fait écouté Video Games, tu ne connaissais pas alors que toute la toile ne parlait que de cette fille. C'est la première fois que tu m'as dit Ah non, je ne connais pas. C'est la première fois que je t'ai fait connaitre quelque chose. Mais tu as sûrement oublié. Et j'étais fière, mais tellement fière. Quand tu as regardé Garden State aussi, je t'en avais parlé, tu l'as regardé. Je me dis que j'étais un peu dans ton quotidien, finalement, peut être. Je me raccroche à des détails.
Alors que toi, pour les quelques mois qui viennent, tu es dans mon quotidien. Dans ces livres que je lis, dans ce thé que je bois, dans les publicités à la télévision, parfois même dans la rue, quelque fois tu as été dans le métro ; tu es là, partout. Comme si tout le monde me disait qu'il ne fallait pas t'oublier, que je ne devais pas t'oublier. Comme ton comptable qui m'appelle. Qui décroche en donnant le nom de ta société, mon coeur a manqué un battement, j'ai eu du mal à comprendre ce qu'il me voulait, et j'avais envie de lui demander si tu étais rentré à Paris.
C'est ridicule. Les signes ne sont des signes que lorsqu'on leur accorde de l'importance. Murakami est partout dans ma chambre, Miyazaki aussi, les baguettes que je voulais t'offrir sont dans mon sac. Je met de la crème sur mes mains, me maquille de nouveau et regarde mes vernis d'un autre oeil. J'essaye de me tenir le plus droite possible, je repense à tes mains qui appuient sur mes épaules pour que je me tienne un peu plus droite.
Je repense à ta main dans mes cheveux quand je pleurais. Je regrette t'avoir dit que je ne voulais plus te voir mais je sais que c'était la meilleure chose à faire. Pour moi.
Je suis fatiguée de jouer à la méchante, je suis fatiguée d'être dans le contrôle tout le temps. Je suis fatiguée de me faire avoir, je suis fatiguée d'être perdue, je suis fatiguée d'avoir du mal à savoir qui je suis. Je suis fatiguée de tout ça. J'aurais aimé être plus forte, j'aurais aimé être capable de disparaitre sans rien dire, sans attendre de tes nouvelles.
Et là, et là, c'est étrange parce que j'ai senti quelque chose chez toi. Le premier soir, la première fois que je t'ai vu au loin, tes premiers mots. Le premier verre que nous avons bu, tu avais oublié de donner deux euros au serveur, je savais déjà qui tu étais, et j'ai donné la pièce manquante. Il m'arrive, parfois, de tout me reprendre en pleine tête.
Je suis le genre de fille à tout donner dans les relations, à donner de mon temps, de ma personne et parfois même à me perdre. En amour, en amitié, j'ai toujours fonctionné comme ça, je ne m'enfuis pas face au premier mur, je me bat pour le détruire pas seulement l'escalader. Mais toi, je ne sais pas. J'ai laissé tomber. Je crois que j'ai laissé tomber, c'est la première fois.
Et je m'en veux. De laisser tomber parce que je ne suis pas comme ça. Et c'est la dernière fois que je parlerais de toi, je vais devenir folle à m'adresser à toi comme si tu me lisais.
Mais j'ai tellement de trucs à dire, de trucs que j'ai tu par fierté et je sais que j'ai bien fait. Parce que pour la première fois, chez toi, dans cet immense lit, j'ai ressenti, de nouveau comme un flash, comme un éclair d'amour. Alors bien sûr, ce n'est pas de l'amour à proprement dit, mais j'ai ressenti, pour la première fois depuis Martin, ce truc, cet élan de tendresse, cette envie de protéger.
Tu dormais, je te regardais sur ton canapé, tu étais allongé dans ce très grand lit, un oreiller dans tes bras, j'ai caressé tes cheveux, t'ai embrassé le front et je suis retournée m'assoir. De loin je te regardais, j'ai murmuré tu es tellement mignon, j'ai eu énormément de tendresse pour toi, j'ai eu ce flash d'amour, comme une poussée d'adrénaline, mon coeur a battu plus fort, mon sang a coulé plus vite dans mes veines, mon coeur s'est serré, j'ai soupiré. L'espace d'une seconde, furtivement, je me sens sentie fragile, dévouée, toute entière à toi. Ca n'a pas duré longtemps, le temps d'une respiration, j'étais là, assise dans ton canapé, Love & Pop dans les mains, je caressais distraitement ton chat, et une seconde, je me suis sentie amoureuse.
Sentiment étrange, qui ne m'avait pas manqué. Pendant cette seconde, j'ai été terrifiée du mal que tu pouvais me faire et soulagée de me rendre compte que j'étais encore capable de ressentir ce quelque chose.
mardi 24 juillet 2012
Je suis venue te dire que je m'en vais.
Hier soir était la dernière avant un bon moment.
La place Dauphine me manquera, ton sourire aussi.
Je n'avais pas oublié ton code, je l'ai tapé hier soir du premier coup. L'odeur de ton appartement m'a donné des frissons, la douceur de ta peau m'a donnée envie de pleurer.
A 5 heures du matin, dans ton lit, j'ai pleuré. J'ai laissé échapper quelques sanglots et pleuré beaucoup de larmes. C'est la première fois depuis longtemps que je m'étais laissée aller à pleurer. Je sentais mes joues se mouiller, je sentais cette humiliation quand le nez commence à couler, je reconnaissais cette sensation d'étouffement au moment de reprendre mon souffle.
Je t'ai regardé un peu dormir, là sur tes couettes, dans ton jean, tu serrais un oreiller dans tes bras et je te trouvais mignon. J'ai lu un bouquin sur ton canapé pendant que tu dormais, ton chat était à côté de moi. Tu t'es réveillé quelques heures plus tard, et au moment où j'écris, ta publicité passe à la télévision, et je te déteste de parvenir à conquérir le monde.
Tu t'es réveillé quelques heures plus tard, moi je dormais à ce moment là. Et c'est à mon réveil que tout a dérapé. Je ne sais pas pourquoi j'ai repensé à ça, et ta publicité repasse à la télévision, et je te déteste de parvenir à conquérir le monde... Je ne sais pas pourquoi j'ai repensé à ça, aux autres garçons, à ceux dont j'ai même parfois oublié le nom.
J'ai oublié leur nom pour m'oublier moi même. Et je me suis demandée pourquoi je me faisais du mal avec toi, aussi. J'ai dit, avant de pleurer, que c'était la dernière fois qu'on se voyait, tu m'as dit que tu as été trop méchant, mais tu ne me croyais pas. Mais je te garantis que c'était bien la dernière fois avant un bon moment.
Ce matin, tu m'as laissé monter dans ton ascenseur, et je ne sais pas si tu as compris à ce moment que c'était bel et bien la dernière fois qu'on se voyait.
Et je t'ai envoyé un texto quand je suis arrivée à ma gare, je t'ai expliqué pourquoi je ne voulais plus te voir. Je t'ai expliqué que je me faisais assez de mal comme ça, que je n'avais pas besoin de quelqu'un d'aussi méchant que toi dans ma vie.
Et tu ne m'as jamais répondu.
La place Dauphine me manquera, ton sourire aussi.
Je n'avais pas oublié ton code, je l'ai tapé hier soir du premier coup. L'odeur de ton appartement m'a donné des frissons, la douceur de ta peau m'a donnée envie de pleurer.
A 5 heures du matin, dans ton lit, j'ai pleuré. J'ai laissé échapper quelques sanglots et pleuré beaucoup de larmes. C'est la première fois depuis longtemps que je m'étais laissée aller à pleurer. Je sentais mes joues se mouiller, je sentais cette humiliation quand le nez commence à couler, je reconnaissais cette sensation d'étouffement au moment de reprendre mon souffle.
Je t'ai regardé un peu dormir, là sur tes couettes, dans ton jean, tu serrais un oreiller dans tes bras et je te trouvais mignon. J'ai lu un bouquin sur ton canapé pendant que tu dormais, ton chat était à côté de moi. Tu t'es réveillé quelques heures plus tard, et au moment où j'écris, ta publicité passe à la télévision, et je te déteste de parvenir à conquérir le monde.
Tu t'es réveillé quelques heures plus tard, moi je dormais à ce moment là. Et c'est à mon réveil que tout a dérapé. Je ne sais pas pourquoi j'ai repensé à ça, et ta publicité repasse à la télévision, et je te déteste de parvenir à conquérir le monde... Je ne sais pas pourquoi j'ai repensé à ça, aux autres garçons, à ceux dont j'ai même parfois oublié le nom.
J'ai oublié leur nom pour m'oublier moi même. Et je me suis demandée pourquoi je me faisais du mal avec toi, aussi. J'ai dit, avant de pleurer, que c'était la dernière fois qu'on se voyait, tu m'as dit que tu as été trop méchant, mais tu ne me croyais pas. Mais je te garantis que c'était bien la dernière fois avant un bon moment.
Ce matin, tu m'as laissé monter dans ton ascenseur, et je ne sais pas si tu as compris à ce moment que c'était bel et bien la dernière fois qu'on se voyait.
Et je t'ai envoyé un texto quand je suis arrivée à ma gare, je t'ai expliqué pourquoi je ne voulais plus te voir. Je t'ai expliqué que je me faisais assez de mal comme ça, que je n'avais pas besoin de quelqu'un d'aussi méchant que toi dans ma vie.
Et tu ne m'as jamais répondu.
mercredi 18 juillet 2012
Je peux très bien me passer de toi.
Il me semble que ça y est, tu t'es lassé.
Ca y est, c'est terminé, tu t'es lassé.
Je ne dirais pas comme les autres, je ne dirais pas que je ne t'oublierais jamais puisque c'est faux. Je t'oublierais, comme les autres. Déjà je n'ai pas souvenir de ton rire ou du son de ta voix. Déjà je ne sais plus la saveur de tes baisers, ni la douceur de tes caresses.
J'oublie la douceur de ta voix, les contours de ton visage, la douceur de ta peau.
J'oublie et, quelque part, j'ai envie de pleurer. Parce qu'il n'est pas encore temps, tu ne peux pas m'abandonner maintenant, parce que tu n'as pas fini ce que tu as commencé. J'aimerais encore m'endormir dans tes bras, et que tu caresses mes cheveux. J'aimerais encore m'assoir sur ton canapé, et que tu poses tes jambes sur les miennes, que tu fumes ta fausse cigarette, qu'on mange sur ta petite table, que tu présentes à manger à ton chat pour qu'il le renifle.
Je me sens comme Reiko face à Yazaki. Tu n'es pas mon maître, je ne suis pas ton esclave. Mais j'ai l'impression de pouvoir tout accepter de toi. Même que tu m'abandonnes. Je ne t'en veux pas, je suis juste triste, un peu. Enfin, non, pas triste. Je me sens véritablement abandonnée. C'est tellement, tellement, tellement étrange ce sentiment. Tu ne fais pas parti de ma vie, tu n'es pas dans mon quotidien, tu n'es nulle part sauf quand je te vois. Tu n'es nulle part sauf quand je suis chez toi. Tu n'existes pas sauf quand tu es en face de moi.
J'oublie, petit à petit. J'oublie le code d'entrée de ton immeuble, j'oublie le son du parquet qui craque, j'oublie la douceur de tes draps, le confort du matelas. J'oublie ta façon de marcher, de te mouvoir. J'oublie, petit à petit, qui tu es et d'où tu viens.
Et je sais que toi, ce n'est pas petit à petit que tu m'oublies. C'est que tu ne te souviens pas de moi. Je crois que tu t'amuses de moi autant que je me suis amusée des autres. Je comprends ce que tu ressens, j'ai échoué avec toi, j'ai décidé de te faire confiance, sans jamais te le dire.
J'aimerais que tu restes pas trop loin, qu'on se rappelle et qu'on se revoit, qu'on discute et qu'on se raconte nos vies.
Mais si tu redébarques dans ma vie, dans deux jours, un mois, six mois, un an, sache juste que je ne dirais plus oui à tout, je mettrais de nouveau ma carapace, je refuserais de t'embrasser et je te mentirais souvent. Pour reprendre le contrôle.
Ca y est, c'est terminé, tu t'es lassé.
Je ne dirais pas comme les autres, je ne dirais pas que je ne t'oublierais jamais puisque c'est faux. Je t'oublierais, comme les autres. Déjà je n'ai pas souvenir de ton rire ou du son de ta voix. Déjà je ne sais plus la saveur de tes baisers, ni la douceur de tes caresses.
J'oublie la douceur de ta voix, les contours de ton visage, la douceur de ta peau.
J'oublie et, quelque part, j'ai envie de pleurer. Parce qu'il n'est pas encore temps, tu ne peux pas m'abandonner maintenant, parce que tu n'as pas fini ce que tu as commencé. J'aimerais encore m'endormir dans tes bras, et que tu caresses mes cheveux. J'aimerais encore m'assoir sur ton canapé, et que tu poses tes jambes sur les miennes, que tu fumes ta fausse cigarette, qu'on mange sur ta petite table, que tu présentes à manger à ton chat pour qu'il le renifle.
Je me sens comme Reiko face à Yazaki. Tu n'es pas mon maître, je ne suis pas ton esclave. Mais j'ai l'impression de pouvoir tout accepter de toi. Même que tu m'abandonnes. Je ne t'en veux pas, je suis juste triste, un peu. Enfin, non, pas triste. Je me sens véritablement abandonnée. C'est tellement, tellement, tellement étrange ce sentiment. Tu ne fais pas parti de ma vie, tu n'es pas dans mon quotidien, tu n'es nulle part sauf quand je te vois. Tu n'es nulle part sauf quand je suis chez toi. Tu n'existes pas sauf quand tu es en face de moi.
J'oublie, petit à petit. J'oublie le code d'entrée de ton immeuble, j'oublie le son du parquet qui craque, j'oublie la douceur de tes draps, le confort du matelas. J'oublie ta façon de marcher, de te mouvoir. J'oublie, petit à petit, qui tu es et d'où tu viens.
Et je sais que toi, ce n'est pas petit à petit que tu m'oublies. C'est que tu ne te souviens pas de moi. Je crois que tu t'amuses de moi autant que je me suis amusée des autres. Je comprends ce que tu ressens, j'ai échoué avec toi, j'ai décidé de te faire confiance, sans jamais te le dire.
J'aimerais que tu restes pas trop loin, qu'on se rappelle et qu'on se revoit, qu'on discute et qu'on se raconte nos vies.
Mais si tu redébarques dans ma vie, dans deux jours, un mois, six mois, un an, sache juste que je ne dirais plus oui à tout, je mettrais de nouveau ma carapace, je refuserais de t'embrasser et je te mentirais souvent. Pour reprendre le contrôle.
mardi 17 juillet 2012
Hello hello ca-can you hear me ?
Je n'y arrive pas, là.
Je n'y arrive plus.
Il me semble que je n'ai jamais avancé : deux ans plus tard, je suis au même point.
Je ne suis plus amoureuse de lui, je ne suis plus amoureuse de personne. Mais il est en couple, il est heureux, il va bientôt vivre avec elle, il part en vacances avec elle. Mais avec moi il ne faisait pas tout ça. J'aimerais le voir et lui demander. Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? Pourquoi tu n'étais pas heureux avec moi comme tu l'es avec elle ? Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? Pourquoi ça n'a pas fonctionné ?
Pourquoi ? Qu'est ce qui ne va pas chez moi ?
Celui que je vois en ce moment, de temps en temps, quand il est disponible, me le fait bien comprendre, régulièrement. Il me dit que je suis une fille sans avis, qui ne sait pas. Il me conseille de prendre ma vie en main, de faire des choses que je veux. Il rigole souvent de mon manque de prise d'initiative.
Je sais que c'est à cause que ça que les garçons qui me plaisent ne sont pas amoureux de moi. Ceux qui ne me plaisent pas n'ont aucun problème avec ça parce qu'avec eux, je suis capable de m'imposer, de dire ce que je veux, d'expliquer ce qui ne va pas, ce que je veux et ce que je ne veux pas.
Avec lui, je suis incapable. Impossible de lui dire ce que je veux. J'ai peur du jugement, constamment. J'ai peur d'être jugée, qu'on m'explique que mon idée est merdique. Je me cache souvent derrière mon physique : les garçons n'aiment pas mes grosses fesses, mes grosses cuisses, je vais me mettre au sport. Ils n'aiment pas les petites poitrines, ils n'aiment pas les filles comme ci ou comme ça. Mais je ne fais pas tout ça, parce que j'ai peur du jour où j'aurais des fesses que j'aime, des cuisses que j'aime, je n'aurais plus d'excuse. Je ne pourrais jamais avouer que le problème vient de ma façon d'être.
Je ne pourrais jamais m'avouer, même s'il me semble que je le fais ce soir, que le problème vient de moi.
Le problème vient de moi parce que je ne sais pas m'imposer auprès des garçons qui me plaisent.
Et lui, cette espèce d'idiot d'1m80 me balance ça en pleine gueule. A chaque fois qu'on se voit, c'est comme s'il tenait un miroir devant moi et qu'il me disait regarde ce que tu es. Il me met face à des réalités que je ne veux pas voir. Je sais que je ne suis pas amoureuse de lui et que je ne le serais jamais mais c'est mon problème, j'aime me faire souffrir psychologiquement et il le fait à merveille. Il me regarde et me montre mes problèmes. Il me parle et m'explique ce que je suis. Il me balance des vérités à la gueule, en souriant, en me faisant un câlin, en m'embrassant le front, et moi j'accepte ça en pleine gueule. Je suis à deux doigts de le remercier, de lui dire merci de me montrer à quel point je suis une merde. A quel point je ne pourrais pas prendre ma vie en main. A quel point, si je continue comme ça, je fonce droit dans le mur.
Il me dit tu es belle petite chose, laisse toi aller petite chose, et c'est ce que je suis avec lui : une petite chose. Je suis une petite chose avec tous les garçons qui m'impressionnent. Je ne prends aucune décision et me laisse faire. Pauvre adorable petite chose.
J'aimerais qu'il me prenne par la main et qu'il me dise quoi faire de ma vie. Je pourrais lui donner ma confiance, je pourrais lui donner ma vie. J'aimerais lui dire que je lui fais entièrement confiance. J'aimerais lui demander de m'aider.
Aide moi à trouver qui je suis.
Je n'y arrive plus.
Il me semble que je n'ai jamais avancé : deux ans plus tard, je suis au même point.
Je ne suis plus amoureuse de lui, je ne suis plus amoureuse de personne. Mais il est en couple, il est heureux, il va bientôt vivre avec elle, il part en vacances avec elle. Mais avec moi il ne faisait pas tout ça. J'aimerais le voir et lui demander. Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? Pourquoi tu n'étais pas heureux avec moi comme tu l'es avec elle ? Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? Pourquoi ça n'a pas fonctionné ?
Pourquoi ? Qu'est ce qui ne va pas chez moi ?
Celui que je vois en ce moment, de temps en temps, quand il est disponible, me le fait bien comprendre, régulièrement. Il me dit que je suis une fille sans avis, qui ne sait pas. Il me conseille de prendre ma vie en main, de faire des choses que je veux. Il rigole souvent de mon manque de prise d'initiative.
Je sais que c'est à cause que ça que les garçons qui me plaisent ne sont pas amoureux de moi. Ceux qui ne me plaisent pas n'ont aucun problème avec ça parce qu'avec eux, je suis capable de m'imposer, de dire ce que je veux, d'expliquer ce qui ne va pas, ce que je veux et ce que je ne veux pas.
Avec lui, je suis incapable. Impossible de lui dire ce que je veux. J'ai peur du jugement, constamment. J'ai peur d'être jugée, qu'on m'explique que mon idée est merdique. Je me cache souvent derrière mon physique : les garçons n'aiment pas mes grosses fesses, mes grosses cuisses, je vais me mettre au sport. Ils n'aiment pas les petites poitrines, ils n'aiment pas les filles comme ci ou comme ça. Mais je ne fais pas tout ça, parce que j'ai peur du jour où j'aurais des fesses que j'aime, des cuisses que j'aime, je n'aurais plus d'excuse. Je ne pourrais jamais avouer que le problème vient de ma façon d'être.
Je ne pourrais jamais m'avouer, même s'il me semble que je le fais ce soir, que le problème vient de moi.
Le problème vient de moi parce que je ne sais pas m'imposer auprès des garçons qui me plaisent.
Et lui, cette espèce d'idiot d'1m80 me balance ça en pleine gueule. A chaque fois qu'on se voit, c'est comme s'il tenait un miroir devant moi et qu'il me disait regarde ce que tu es. Il me met face à des réalités que je ne veux pas voir. Je sais que je ne suis pas amoureuse de lui et que je ne le serais jamais mais c'est mon problème, j'aime me faire souffrir psychologiquement et il le fait à merveille. Il me regarde et me montre mes problèmes. Il me parle et m'explique ce que je suis. Il me balance des vérités à la gueule, en souriant, en me faisant un câlin, en m'embrassant le front, et moi j'accepte ça en pleine gueule. Je suis à deux doigts de le remercier, de lui dire merci de me montrer à quel point je suis une merde. A quel point je ne pourrais pas prendre ma vie en main. A quel point, si je continue comme ça, je fonce droit dans le mur.
Il me dit tu es belle petite chose, laisse toi aller petite chose, et c'est ce que je suis avec lui : une petite chose. Je suis une petite chose avec tous les garçons qui m'impressionnent. Je ne prends aucune décision et me laisse faire. Pauvre adorable petite chose.
J'aimerais qu'il me prenne par la main et qu'il me dise quoi faire de ma vie. Je pourrais lui donner ma confiance, je pourrais lui donner ma vie. J'aimerais lui dire que je lui fais entièrement confiance. J'aimerais lui demander de m'aider.
Aide moi à trouver qui je suis.
dimanche 20 mai 2012
Place Dauphine
Je me souviens un jour avoir lu un livre où le héros de Beigbeder donnait rendez-vous à celle qu'il aimait sur un banc Place Dauphine.
Je me souviens qu'un garçon m'a dit, un soir d'été, qu'il aimerait vivre sur cette place. Quelques minutes plus tard, il m'a embrassé.
Maintenant, je sors du métro, traverse le Pont Neuf et avance vers la Place Dauphine. Les bancs verts me sont désormais familiers, je passe à côté des restaurants sans les voir. Je deviens une habituée de la Place Dauphine. J'avance vers la grande porte en bois, je tape le code et je n'ai jamais entendu le clic puisque j'écoute toujours ma musique. Je regarde mon reflet dans le grand miroir avant d'appeler l'ascenseur. Je monte dedans, minuscule et étroit, il grimpe, pendant quelques secondes qui me paraissent être des heures. La voix féminine balance un Quatrième Etage plein de joie et d'assurance. Je suis arrivée.
A ce moment là, j'ai toujours une petite envie, celle de repartir en arrière, de te dire que finalement je ne viens pas. Le plancher grince sous mes pas, j'en fais toujours deux ou trois avant d'oser sonner. Je me regarde encore une fois dans le reflet, bouge mes cheveux, leur redonne du volume, regarde mon maquillage, vérifie le tout. Je sonne, j'entends ton chat, j'attends.
A chaque fois que tu ouvres, je baisse les yeux. A chaque fois, ton assurance me met une claque. Entre le métro et ta porte, j'ai essayé de me blinder, d'avoir confiance en moi. Mais tout le temps, toutes ces bêtises se cassent et je suis là, toute seule devant ta grande porte, devant ton grand toi. Ton chat miaule toujours derrière, et je suis mal à l'aise, je ne me sens à ma place seulement quand j'ai retiré mes chaussures et que je me suis installée sur ton canapé.
Je suis toujours un peu timide, un peu mal à l'aise, je dois reprendre mes marques peu à peu, me réhabituer à ta présence, à toi, à ton rire et à ta voix. Parfois je te trouve insupportable, d'autres tu m'apaises. Je ne fume pas quand je suis avec toi. Je ne fume pas et je parle de plus en plus.
Je rêve de lire dans tes pensées, de savoir s'il y a des petites voix dans ta tête et ce qu'elles te disent.
Vendredi matin, j'ai eu envie de pleurer en refermant ta porte. J'aimerais te voir plus souvent, discuter plus souvent, apprendre à te connaître. Je joue l'indifférence, je tente de garder le contrôle mais je trouve ça tellement dommage, quelque part. Mais, aussi étrange que cela puisse paraître, je n'ai jamais été aussi moi qu'avec toi.
Vendredi matin, en claquant la porte j'ai eu envie de pleurer parce que je n'avais pas envie de partir, mais je ne voulais pas rester chez toi. Etrange sentiment. Je serais restée si tu me l'avais demandé, j'ai eu envie de pleurer parce que tu avais blessé mon égo en me laissant partir ? Je ne sais pas.
Quoiqu'il en soit, je ne t'ai pas embrassé. Je ne regrettais pas lorsque l'ascenseur a annoncé de sa voix fémino-robotique le rez de chaussé. J'ai encore avancé, j'ai entendu le clic de la porte d'entrée. Place Dauphine, j'ai regardé à ta fenêtre et j'ai regretté de ne pas t'avoir embrassé.
Je me souviens qu'un garçon m'a dit, un soir d'été, qu'il aimerait vivre sur cette place. Quelques minutes plus tard, il m'a embrassé.
Maintenant, je sors du métro, traverse le Pont Neuf et avance vers la Place Dauphine. Les bancs verts me sont désormais familiers, je passe à côté des restaurants sans les voir. Je deviens une habituée de la Place Dauphine. J'avance vers la grande porte en bois, je tape le code et je n'ai jamais entendu le clic puisque j'écoute toujours ma musique. Je regarde mon reflet dans le grand miroir avant d'appeler l'ascenseur. Je monte dedans, minuscule et étroit, il grimpe, pendant quelques secondes qui me paraissent être des heures. La voix féminine balance un Quatrième Etage plein de joie et d'assurance. Je suis arrivée.
A ce moment là, j'ai toujours une petite envie, celle de repartir en arrière, de te dire que finalement je ne viens pas. Le plancher grince sous mes pas, j'en fais toujours deux ou trois avant d'oser sonner. Je me regarde encore une fois dans le reflet, bouge mes cheveux, leur redonne du volume, regarde mon maquillage, vérifie le tout. Je sonne, j'entends ton chat, j'attends.
A chaque fois que tu ouvres, je baisse les yeux. A chaque fois, ton assurance me met une claque. Entre le métro et ta porte, j'ai essayé de me blinder, d'avoir confiance en moi. Mais tout le temps, toutes ces bêtises se cassent et je suis là, toute seule devant ta grande porte, devant ton grand toi. Ton chat miaule toujours derrière, et je suis mal à l'aise, je ne me sens à ma place seulement quand j'ai retiré mes chaussures et que je me suis installée sur ton canapé.
Je suis toujours un peu timide, un peu mal à l'aise, je dois reprendre mes marques peu à peu, me réhabituer à ta présence, à toi, à ton rire et à ta voix. Parfois je te trouve insupportable, d'autres tu m'apaises. Je ne fume pas quand je suis avec toi. Je ne fume pas et je parle de plus en plus.
Je rêve de lire dans tes pensées, de savoir s'il y a des petites voix dans ta tête et ce qu'elles te disent.
Vendredi matin, j'ai eu envie de pleurer en refermant ta porte. J'aimerais te voir plus souvent, discuter plus souvent, apprendre à te connaître. Je joue l'indifférence, je tente de garder le contrôle mais je trouve ça tellement dommage, quelque part. Mais, aussi étrange que cela puisse paraître, je n'ai jamais été aussi moi qu'avec toi.
Vendredi matin, en claquant la porte j'ai eu envie de pleurer parce que je n'avais pas envie de partir, mais je ne voulais pas rester chez toi. Etrange sentiment. Je serais restée si tu me l'avais demandé, j'ai eu envie de pleurer parce que tu avais blessé mon égo en me laissant partir ? Je ne sais pas.
Quoiqu'il en soit, je ne t'ai pas embrassé. Je ne regrettais pas lorsque l'ascenseur a annoncé de sa voix fémino-robotique le rez de chaussé. J'ai encore avancé, j'ai entendu le clic de la porte d'entrée. Place Dauphine, j'ai regardé à ta fenêtre et j'ai regretté de ne pas t'avoir embrassé.
mardi 27 mars 2012
Et un jour, tu m'as embrassée.
Pour être plus précise, dans la nuit de lundi à mardi, minuit quarante.
Tu as dit, tu vas partir en me faisant juste un bisou sur la joue, comme ça ? Je me suis retournée vers toi, je t'ai regardé dans les yeux, j'ai souris, je me suis approchée de ton autre joue, tu n'as pas tourné la tête, tu m'as embrassé.
J'ai répondu à ton baiser, tu as murmuré depuis le temps que j'attendais ça, je t'ai regardé, je t'ai souri, je t'ai embrassé en prenant ton visage dans mes mains.
Tu m'as dit file, j'ai souris et obéi. Je suis sortie de ta voiture, j'ai ouvert mon portail, je n'étais pas arrivée dans ma chambre que je recevais un texto, tu me manques, je t'ai répondu que je ne voulais pas te laisser partir.
Je me suis allongée dans mon lit. Et à ce moment là, seulement à ce moment là, une heure dix du matin, j'ai pensé à celle avec qui tu allais passer la nuit.
Et j'ai reçu, je m'endormirais à côté d'elle en pensant à toi.
Je refusais de te voir parce que je savais que ça se passerait comme ça. Il y a quelque chose entre toi et moi, à chaque fois qu'on se voit, à chaque moment qu'on passe ensemble, il se passe un truc.
En te regardant dans ton costard, mon verre de mauvais champagne à la main, je te regardais en me mordant la lèvre, je te regardais et te trouvais beau, je te regardais et je me disais dommage que tu ne sois pas célibataire.
Echanges de regard, caresses discrètes sous la table, tu me prends la main, je prends la tienne, je pose la mienne sur ta cuisse, tu cherches le contact, je dis des bêtises à ton oreille, tu me taquines, tu m'appelles chérie, tu parles de ta femme aux autres, tu regardes une autre brune, je répète souvent que de toutes façons, tu es fidèle, tu réponds que oui mais tes yeux me hurlent que non.
Tu me demandes d'arrêter de te regarder comme ça, je te renvoies la balle, arrête de me sourire, arrête de jouer avec ton piercing, ton décolleté me rend ouf, tu es vraiment belle, tu sais que tu es jolie ? Je suis froide et indifférente quand tu vas trop loin, tu dis à mon oreille que ça y est, tu tombes dans l'indifférence, que je ne suis que ça : une carapace. Tu me dis que je ferme les portes, que j'empêche la conversation, que je me braque, je souris et je dis non. Tu me demandes cent fois si je m'ennuie, tu me dis que tu es désolé parce que ce n'est pas un dîner en tête à tête comme tu me l'avais promis. Je te dis que ce n'est pas grave. En effet, ce n'est pas grave, je suis dans ton quotidien et je m'y sens bien.
En sortant tu me prends la main, tu dis que c'est pour que je ne me perde pas, je souris et je réponds que je ne me perdrais pas, tu ressors ton laïus sur l'indifférence, je souris, je dis que tu ne me rends pas indifférente, tu me murmures à bon ? en mettant ma main autour de ta taille.
Dans la voiture, tu me dis que tu ne sais pas si tu l'aimes encore, tu me parles de vos problèmes, je te réponds, j'ai mon ordinateur sur les genoux et tu me dis que c'est dommage, car tu ne peux pas poser ta main sur ma cuisse, je réponds que de toutes façons je n'ai pas envie. Après quarante minutes de trajet - qui m'en paraisse dix - nous sommes devant chez moi.
Je te souhaite une bonne nuit, on se voit bientôt ? Je me penche pour te faire une bise, te dire au revoir, je sens que tu veux m'embrasser et j'esquive discrètement, j'accepte un baiser sur la joue. J'en fais un sur la tienne, et tu m'as dit tu vas partir en me faisant juste un bisou sur la joue, comme ça ?
Et dans la nuit de lundi à mardi, minuit quarante, tu m'as embrassée.
Pour être plus précise, dans la nuit de lundi à mardi, minuit quarante.
Tu as dit, tu vas partir en me faisant juste un bisou sur la joue, comme ça ? Je me suis retournée vers toi, je t'ai regardé dans les yeux, j'ai souris, je me suis approchée de ton autre joue, tu n'as pas tourné la tête, tu m'as embrassé.
J'ai répondu à ton baiser, tu as murmuré depuis le temps que j'attendais ça, je t'ai regardé, je t'ai souri, je t'ai embrassé en prenant ton visage dans mes mains.
Tu m'as dit file, j'ai souris et obéi. Je suis sortie de ta voiture, j'ai ouvert mon portail, je n'étais pas arrivée dans ma chambre que je recevais un texto, tu me manques, je t'ai répondu que je ne voulais pas te laisser partir.
Je me suis allongée dans mon lit. Et à ce moment là, seulement à ce moment là, une heure dix du matin, j'ai pensé à celle avec qui tu allais passer la nuit.
Et j'ai reçu, je m'endormirais à côté d'elle en pensant à toi.
Je refusais de te voir parce que je savais que ça se passerait comme ça. Il y a quelque chose entre toi et moi, à chaque fois qu'on se voit, à chaque moment qu'on passe ensemble, il se passe un truc.
En te regardant dans ton costard, mon verre de mauvais champagne à la main, je te regardais en me mordant la lèvre, je te regardais et te trouvais beau, je te regardais et je me disais dommage que tu ne sois pas célibataire.
Echanges de regard, caresses discrètes sous la table, tu me prends la main, je prends la tienne, je pose la mienne sur ta cuisse, tu cherches le contact, je dis des bêtises à ton oreille, tu me taquines, tu m'appelles chérie, tu parles de ta femme aux autres, tu regardes une autre brune, je répète souvent que de toutes façons, tu es fidèle, tu réponds que oui mais tes yeux me hurlent que non.
Tu me demandes d'arrêter de te regarder comme ça, je te renvoies la balle, arrête de me sourire, arrête de jouer avec ton piercing, ton décolleté me rend ouf, tu es vraiment belle, tu sais que tu es jolie ? Je suis froide et indifférente quand tu vas trop loin, tu dis à mon oreille que ça y est, tu tombes dans l'indifférence, que je ne suis que ça : une carapace. Tu me dis que je ferme les portes, que j'empêche la conversation, que je me braque, je souris et je dis non. Tu me demandes cent fois si je m'ennuie, tu me dis que tu es désolé parce que ce n'est pas un dîner en tête à tête comme tu me l'avais promis. Je te dis que ce n'est pas grave. En effet, ce n'est pas grave, je suis dans ton quotidien et je m'y sens bien.
En sortant tu me prends la main, tu dis que c'est pour que je ne me perde pas, je souris et je réponds que je ne me perdrais pas, tu ressors ton laïus sur l'indifférence, je souris, je dis que tu ne me rends pas indifférente, tu me murmures à bon ? en mettant ma main autour de ta taille.
Dans la voiture, tu me dis que tu ne sais pas si tu l'aimes encore, tu me parles de vos problèmes, je te réponds, j'ai mon ordinateur sur les genoux et tu me dis que c'est dommage, car tu ne peux pas poser ta main sur ma cuisse, je réponds que de toutes façons je n'ai pas envie. Après quarante minutes de trajet - qui m'en paraisse dix - nous sommes devant chez moi.
Je te souhaite une bonne nuit, on se voit bientôt ? Je me penche pour te faire une bise, te dire au revoir, je sens que tu veux m'embrasser et j'esquive discrètement, j'accepte un baiser sur la joue. J'en fais un sur la tienne, et tu m'as dit tu vas partir en me faisant juste un bisou sur la joue, comme ça ?
Et dans la nuit de lundi à mardi, minuit quarante, tu m'as embrassée.
vendredi 2 mars 2012
don't make me sad don't make me cry
Je sombre, petit à petit. Depuis ce matin.
Deux semaines que j'étais en apnée sans même m'en rendre compte, deux semaines que je comptais les jours sans m'en apercevoir.
Là, je suis à deux doigts d'arrêter de respirer.
Je me rendais pas compte, mais aujourd'hui j'ai regardé mon agenda et j'ai pensé à voix haute "ah tiens, deux semaines" Il ne devrait pas tarder. Je fais celle qui s'en fout, mais je crois qu'il me manque.
Je crois que c'est lui qui me manque.
Je ne sais pas si je l'apprécie ou si j'aimerais que lui m'apprécie. Je ne sais pas si je tombe amoureuse petit à petit, doucement, tranquillement, ou si j'aimerais que lui tombe amoureux de moi. Je ne sais pas.
Mais j'aurais aimé un texto, un appel, un mail, un signal, n'importe quoi. Qu'il me dise je suis rentré, on se voit bientôt chaton ?
Car j'aime sa présence, je crois que j'aimerais quelque chose avec lui, un peu plus qu'une nuit, je sais qu'il ne souhaite pas plus et parfois ça me brise le coeur, d'autre je m'en contente. Je ne sais pas si je suis soumise ou flexible. C'est lui que je veux. Pour son sourire, sa façon de parler, ses baisers, ses longs doigts, son souffle dans mon cou, ses paroles ? Ou juste pour gagner, l'avoir, qu'il tombe dans le piège ? Je me perds dans ces questions sans aucun sens, je suis parfois fatiguée de calculer. J'aimerais m'arrêter, le regarder, lui dire on joue à quoi ? Et qu'il me dise qu'on ne joue pas, qu'il n'attend rien de plus.
Mais j'en sais rien, parce que je suis fatiguée de me remémorer tous nos instants, toutes nos paroles. Je déteste mon cerveau qui s'arrête sur des détails qui ne veulent rien dire, je déteste mon cerveau d'occulter les moments où il me dit que je n'aurais rien de plus. Je déteste me souvenir de ces je tombe un peu amoureux de toi et d'oublier les c'est pour ça que je serais pas amoureux de toi, tu ne sais pas dire non. Je crois que si tu ne sais pas me dire non, tu ne sais pas dire non aux autres. Je déteste mes yeux de voir uniquement ce qui les intéresse.
Je me contente des miettes, de ce que tu acceptes de me donner. Parfois je me sens mal quand je pars, les jours qui suivent aussi et ça va mieux. Mais je ne sais pas, je dis en riant que j'ai un coeur de pierre, mais c'est vrai. Je ne ressens plus d'émotion, tu es le seul qui me fasses ressentir quelque chose. Je rencontre des garçons qui tombent amoureux, je discute avec des garçons qui m'expliquent qu'ils sont tristes d'être en couple, qu'ils aimeraient bien tenter quelque chose avec moi. Je charme des garçons, je souris, bouge les cheveux, baisse les yeux en rougissant. Je souris, je tends des perches et je les récupère parce que je ne veux pas de ces garçons là. Parce que je m'en fiche. Chaque geste est calculé avec ceux là, toutes mes paroles, tous mes silences, chacun de mes sourires, chacun de mes regards. Frontaux ou en coin, ils sont tous calculés pour le bon moment.
Toi tu me fais ressentir quelque chose. De l'affection, de l'admiration, parfois de la haine. C'est pour ça que je m'accroche un peu, que je t'apprécie parce que tu es le premier depuis deux ans pour qui je ressens quelque chose. Alors je n'arrive plus à rien. Je ne te regarde que très rarement dans les yeux, je croise souvent les bras pour que tu n'entres pas dans mon univers. Je n'arrive pas à sourire. Il m'arrive de passer vingt minutes à me plaindre, à déprimer, je me déteste dans ces moments là. Je déteste mon honnêteté avec toi, je déteste ne plus savoir jouer.
Les autres m'indiffèrent. Je les ai souvent vu pour passer le temps et pas par envie. Souvent, dans le train, je me disais que je n'avais aucune envie d'aller les voir, passer du temps avec eux. Maintenant, assise dans le métro, je suis toujours ravie de te rejoindre, impatiente, j'ai le noeud au ventre et je suis contente du temps que je vais passer avec toi. En repartant, je suis parfois conquise et d'autres fois je te hais. Je suis conquise par tes mots, tes soupirs, tes rires, tout ce que tu fais, tout ce que tu es. D'autre fois, je te hais de me laisser partir comme ça, je te hais de ne jamais me retenir, je te hais de ne pas m'aimer. Je passe quelques jours à attendre un signe, un texto ou un appel. Et ça passe.
Ca passe car après deux jours à user mes yeux sur mon téléphone, je comprends que je n'ai aucun pouvoir et toi aucune envie de me contacter, alors je laisse tomber, je zappe. Jusqu'au jour où je craque et où je t'envoie quelque chose comme es-tu disponible mardi soir ? Rarement des bonjours, rarement des nouvelles de toi, que des texto pour convenir d'un rendez-vous.
Le dernier garçon avec qui j'ai tenté de construire quelque chose, ça n'a pas fonctionné à cause de ça. Parce qu'il n'avait jamais de mes nouvelles, on ne s'appelait pas, on s'envoyait des texto de temps en temps pour convenir de rendez vous, rien de plus. Il me l'a reproché, quand je lui ai dis pourquoi tu ne le fais pas, toi ? Il m'a répondu qu'il n'osait pas. C'est marrant, parfois je me cache derrière ça quand je n'ai pas de tes nouvelles. Pourtant tu me sembles être le genre de garçon à oser.
Je ne te cerne pas, tu es comme le sable entre mes doigts. Quand je pense t'avoir attrapé, tu files, tu t'enfuis, tu t'échappes. Et je suis comme une conne avec mes mains pleines de vide. Je ne sais pas quoi faire de ton imprévisibilité, de ma difficulté à te saisir, te comprendre, t'appréhender, t'anticiper.
Alors je te donne jusqu'à dimanche soir, minuit. Après il sera trop tard.
On sait tous les deux que je mens, je crois qu'il sera trop tard quand tu le décideras. Mais ne tarde pas trop. S'il te plait
Deux semaines que j'étais en apnée sans même m'en rendre compte, deux semaines que je comptais les jours sans m'en apercevoir.
Là, je suis à deux doigts d'arrêter de respirer.
Je me rendais pas compte, mais aujourd'hui j'ai regardé mon agenda et j'ai pensé à voix haute "ah tiens, deux semaines" Il ne devrait pas tarder. Je fais celle qui s'en fout, mais je crois qu'il me manque.
Je crois que c'est lui qui me manque.
Je ne sais pas si je l'apprécie ou si j'aimerais que lui m'apprécie. Je ne sais pas si je tombe amoureuse petit à petit, doucement, tranquillement, ou si j'aimerais que lui tombe amoureux de moi. Je ne sais pas.
Mais j'aurais aimé un texto, un appel, un mail, un signal, n'importe quoi. Qu'il me dise je suis rentré, on se voit bientôt chaton ?
Car j'aime sa présence, je crois que j'aimerais quelque chose avec lui, un peu plus qu'une nuit, je sais qu'il ne souhaite pas plus et parfois ça me brise le coeur, d'autre je m'en contente. Je ne sais pas si je suis soumise ou flexible. C'est lui que je veux. Pour son sourire, sa façon de parler, ses baisers, ses longs doigts, son souffle dans mon cou, ses paroles ? Ou juste pour gagner, l'avoir, qu'il tombe dans le piège ? Je me perds dans ces questions sans aucun sens, je suis parfois fatiguée de calculer. J'aimerais m'arrêter, le regarder, lui dire on joue à quoi ? Et qu'il me dise qu'on ne joue pas, qu'il n'attend rien de plus.
Mais j'en sais rien, parce que je suis fatiguée de me remémorer tous nos instants, toutes nos paroles. Je déteste mon cerveau qui s'arrête sur des détails qui ne veulent rien dire, je déteste mon cerveau d'occulter les moments où il me dit que je n'aurais rien de plus. Je déteste me souvenir de ces je tombe un peu amoureux de toi et d'oublier les c'est pour ça que je serais pas amoureux de toi, tu ne sais pas dire non. Je crois que si tu ne sais pas me dire non, tu ne sais pas dire non aux autres. Je déteste mes yeux de voir uniquement ce qui les intéresse.
Je me contente des miettes, de ce que tu acceptes de me donner. Parfois je me sens mal quand je pars, les jours qui suivent aussi et ça va mieux. Mais je ne sais pas, je dis en riant que j'ai un coeur de pierre, mais c'est vrai. Je ne ressens plus d'émotion, tu es le seul qui me fasses ressentir quelque chose. Je rencontre des garçons qui tombent amoureux, je discute avec des garçons qui m'expliquent qu'ils sont tristes d'être en couple, qu'ils aimeraient bien tenter quelque chose avec moi. Je charme des garçons, je souris, bouge les cheveux, baisse les yeux en rougissant. Je souris, je tends des perches et je les récupère parce que je ne veux pas de ces garçons là. Parce que je m'en fiche. Chaque geste est calculé avec ceux là, toutes mes paroles, tous mes silences, chacun de mes sourires, chacun de mes regards. Frontaux ou en coin, ils sont tous calculés pour le bon moment.
Toi tu me fais ressentir quelque chose. De l'affection, de l'admiration, parfois de la haine. C'est pour ça que je m'accroche un peu, que je t'apprécie parce que tu es le premier depuis deux ans pour qui je ressens quelque chose. Alors je n'arrive plus à rien. Je ne te regarde que très rarement dans les yeux, je croise souvent les bras pour que tu n'entres pas dans mon univers. Je n'arrive pas à sourire. Il m'arrive de passer vingt minutes à me plaindre, à déprimer, je me déteste dans ces moments là. Je déteste mon honnêteté avec toi, je déteste ne plus savoir jouer.
Les autres m'indiffèrent. Je les ai souvent vu pour passer le temps et pas par envie. Souvent, dans le train, je me disais que je n'avais aucune envie d'aller les voir, passer du temps avec eux. Maintenant, assise dans le métro, je suis toujours ravie de te rejoindre, impatiente, j'ai le noeud au ventre et je suis contente du temps que je vais passer avec toi. En repartant, je suis parfois conquise et d'autres fois je te hais. Je suis conquise par tes mots, tes soupirs, tes rires, tout ce que tu fais, tout ce que tu es. D'autre fois, je te hais de me laisser partir comme ça, je te hais de ne jamais me retenir, je te hais de ne pas m'aimer. Je passe quelques jours à attendre un signe, un texto ou un appel. Et ça passe.
Ca passe car après deux jours à user mes yeux sur mon téléphone, je comprends que je n'ai aucun pouvoir et toi aucune envie de me contacter, alors je laisse tomber, je zappe. Jusqu'au jour où je craque et où je t'envoie quelque chose comme es-tu disponible mardi soir ? Rarement des bonjours, rarement des nouvelles de toi, que des texto pour convenir d'un rendez-vous.
Le dernier garçon avec qui j'ai tenté de construire quelque chose, ça n'a pas fonctionné à cause de ça. Parce qu'il n'avait jamais de mes nouvelles, on ne s'appelait pas, on s'envoyait des texto de temps en temps pour convenir de rendez vous, rien de plus. Il me l'a reproché, quand je lui ai dis pourquoi tu ne le fais pas, toi ? Il m'a répondu qu'il n'osait pas. C'est marrant, parfois je me cache derrière ça quand je n'ai pas de tes nouvelles. Pourtant tu me sembles être le genre de garçon à oser.
Je ne te cerne pas, tu es comme le sable entre mes doigts. Quand je pense t'avoir attrapé, tu files, tu t'enfuis, tu t'échappes. Et je suis comme une conne avec mes mains pleines de vide. Je ne sais pas quoi faire de ton imprévisibilité, de ma difficulté à te saisir, te comprendre, t'appréhender, t'anticiper.
Alors je te donne jusqu'à dimanche soir, minuit. Après il sera trop tard.
On sait tous les deux que je mens, je crois qu'il sera trop tard quand tu le décideras. Mais ne tarde pas trop. S'il te plait
lundi 13 février 2012
En fait j'ai juste envie d'arrêter de respirer
Il m'arrive parfois de retomber dans mes épisodes dépressifs.
Ce que je vis actuellement.
Maintenant qu'on en parle, allons y, posons les bases. J'ai fait ma première dépression alors que je n'étais qu'au collège. Il m'arrive de dire que c'est un groupe de musique qui m'a sauvé la vie, je le dis en souriant, mais c'est la pure vérité. On ne s'est pas occupé de moi à ce moment là, j'ai essayé de me construire seule dans une famille totalement déglinguée qui ne s'occupait pas de moi parce que ce n'était pas grave, que c'était normal.
Alors soit, et puis ça continue depuis. Des épisodes dépressifs et de grosses dépressions. Vivre la nuit, dormir le jour. Petit à petit je me suis effondrée, cassée la gueule, enfoncée. Je suis profondément seule, tout le temps. J'ai l'impression que personne ne me comprend parce que je ne me connais pas. Je travaille pour ne pas me laisser sombrer, je fais du 7 jours sur 7 par nécessité pour ne pas m'effondrer, pour ne pas passer mes week end seule à regarder le temps passer. J'essaye de m'en sortir comme je peux.
J'ai été suivie pendant deux ans, mais je n'ai jamais réussi à parler de tout ça, j'ai pris des antidépresseurs, anxiolytiques, somnifères pour m'en sortir, pour ne pas sombrer, pour ne pas m'écrouler, pour essayer de continuer à vivre.
J'ai rencontré quelqu'un avec qui je suis restée deux ans. Je l'admire pour m'avoir supporté, quelque part. Je comprends que ça se soit terminé comme ça, je comprends qu'il en ai eu marre. C'est difficile. Certaines personnes de mon entourage, ceux qui savent tout et qui me connaissent, flippent parfois et pensent que je suis quelqu'un de toxique. C'est difficile de le nier car je le suis.
Je me déteste profondément, j'essaye de bien gérer l'apparence : les fringues, la coiffure, le maquillage, le sourire, mais au fond de moi, je me déteste et je passe mon temps à m'auto-détruire. Jamais consciemment, ça ne se voit jamais réellement, mais je passe des journées sans manger, à juste boire du Coca, je fume beaucoup trop, je ne vois personne, je passe du temps avec des gens mauvais pour moi.
Et là, je resombre. Petit à petit, tout doucement, bien tranquillement, je me vois couler et je n'essaye pas de me sortir de là. Je vois quelqu'un de mauvais pour moi, qui a autre chose à faire, qui voit d'autres filles que moi, qui est détesté par mon entourage. Les gens le méprisent, mais j'ai l'impression qu'il pourrait me comprendre. J'aime parler avec lui parce que j'ai l'impression qu'il aime passer du temps avec moi, peu lui importe ce que je suis. Je ne sais pas si je joue un jeu ou pas, car je ne sais pas qui je suis.
Je ne sais pas ce que j'aime, j'ai peur de tenter de nouvelles choses parce que j'ai peur après de les assumer. J'ai peur d'assumer qui je suis, de vivre avec celle que je suis, j'aimerais être Quelqu'un, quelqu'un d'exceptionnel, d'indispensable. A la place de ça, je suis toxique.
Je suis toxique et je m'en fous, je cherche des mains tendues chez des gens qui n'ont pas la force ou l'envie de me tendre la leur. A leur place, je partirais aussi, je comprends qu'on ne veuille pas passer du temps avec moi une fois qu'on me connait. Je ne suis pas quelqu'un de bien.
Je passe bien trop de temps à m'auto-détruire pour m'occuper des autres. Je passe bien trop de temps à me détester pour aimer des gens. Je passe tellement de temps à me haïr que je n'ai pas le temps de construire des relations. Je passe mon temps à me taire.
Et je suis seule, complètement seule, je ne sais plus quoi faire.
Il m'arrive parfois, pas de vouloir mourir non, mais de vouloir disparaitre. Arrêter de manger pour qu'on ne me voit plus. Dormir pour ne plus me réveiller.
Ce que je vis actuellement.
Maintenant qu'on en parle, allons y, posons les bases. J'ai fait ma première dépression alors que je n'étais qu'au collège. Il m'arrive de dire que c'est un groupe de musique qui m'a sauvé la vie, je le dis en souriant, mais c'est la pure vérité. On ne s'est pas occupé de moi à ce moment là, j'ai essayé de me construire seule dans une famille totalement déglinguée qui ne s'occupait pas de moi parce que ce n'était pas grave, que c'était normal.
Alors soit, et puis ça continue depuis. Des épisodes dépressifs et de grosses dépressions. Vivre la nuit, dormir le jour. Petit à petit je me suis effondrée, cassée la gueule, enfoncée. Je suis profondément seule, tout le temps. J'ai l'impression que personne ne me comprend parce que je ne me connais pas. Je travaille pour ne pas me laisser sombrer, je fais du 7 jours sur 7 par nécessité pour ne pas m'effondrer, pour ne pas passer mes week end seule à regarder le temps passer. J'essaye de m'en sortir comme je peux.
J'ai été suivie pendant deux ans, mais je n'ai jamais réussi à parler de tout ça, j'ai pris des antidépresseurs, anxiolytiques, somnifères pour m'en sortir, pour ne pas sombrer, pour ne pas m'écrouler, pour essayer de continuer à vivre.
J'ai rencontré quelqu'un avec qui je suis restée deux ans. Je l'admire pour m'avoir supporté, quelque part. Je comprends que ça se soit terminé comme ça, je comprends qu'il en ai eu marre. C'est difficile. Certaines personnes de mon entourage, ceux qui savent tout et qui me connaissent, flippent parfois et pensent que je suis quelqu'un de toxique. C'est difficile de le nier car je le suis.
Je me déteste profondément, j'essaye de bien gérer l'apparence : les fringues, la coiffure, le maquillage, le sourire, mais au fond de moi, je me déteste et je passe mon temps à m'auto-détruire. Jamais consciemment, ça ne se voit jamais réellement, mais je passe des journées sans manger, à juste boire du Coca, je fume beaucoup trop, je ne vois personne, je passe du temps avec des gens mauvais pour moi.
Et là, je resombre. Petit à petit, tout doucement, bien tranquillement, je me vois couler et je n'essaye pas de me sortir de là. Je vois quelqu'un de mauvais pour moi, qui a autre chose à faire, qui voit d'autres filles que moi, qui est détesté par mon entourage. Les gens le méprisent, mais j'ai l'impression qu'il pourrait me comprendre. J'aime parler avec lui parce que j'ai l'impression qu'il aime passer du temps avec moi, peu lui importe ce que je suis. Je ne sais pas si je joue un jeu ou pas, car je ne sais pas qui je suis.
Je ne sais pas ce que j'aime, j'ai peur de tenter de nouvelles choses parce que j'ai peur après de les assumer. J'ai peur d'assumer qui je suis, de vivre avec celle que je suis, j'aimerais être Quelqu'un, quelqu'un d'exceptionnel, d'indispensable. A la place de ça, je suis toxique.
Je suis toxique et je m'en fous, je cherche des mains tendues chez des gens qui n'ont pas la force ou l'envie de me tendre la leur. A leur place, je partirais aussi, je comprends qu'on ne veuille pas passer du temps avec moi une fois qu'on me connait. Je ne suis pas quelqu'un de bien.
Je passe bien trop de temps à m'auto-détruire pour m'occuper des autres. Je passe bien trop de temps à me détester pour aimer des gens. Je passe tellement de temps à me haïr que je n'ai pas le temps de construire des relations. Je passe mon temps à me taire.
Et je suis seule, complètement seule, je ne sais plus quoi faire.
Il m'arrive parfois, pas de vouloir mourir non, mais de vouloir disparaitre. Arrêter de manger pour qu'on ne me voit plus. Dormir pour ne plus me réveiller.
jeudi 9 février 2012
i can be your china doll
Plus le temps passe et moins je sais quoi faire. Je suis complètement perdue, comme après chacune de nos entrevues. Aujourd'hui encore plus que la dernière fois.
Nous discutons de plus en plus, quand nous nous regardons dans les yeux, je vois dans les tiens une sorte de tendresse. Mais j'ai peur que ça ne soit que le fruit de mon imagination.
J'avorte automatiquement tous les moments d'intimité psychologique que nous partageons. Je n'ai aucun problème à être nue face à toi, je n'ai aucun mal à être touchée, caressée, embrassée, mais dans les moments de discussion, je réponds souvent en souriant, ou je ne réponds pas en te disant qu'on ne se connait pas assez pour que tu saches ça. Parfois j'ai l'impression que ça te blesse, ou que ça te vexe, mais ce n'est surement que le fruit de mon imagination. Mardi soir, tu as dit mais tu te rends compte que tu viens de casser un moment d'intimité ? Comment veux tu qu'on se connaisse si tu fais tout le temps ça ? J'ai souri et t'ai embrassé, il me semble. Je pensais mais on ne se connaitra jamais chaton, tu ne sauras jamais rien de moi.
Je passe des soirées entières à tes côtés, je parle beaucoup, tes questions m'obligent à parler de mes peurs et de mon futur, mais quand tu vas trop loin, je suis encore capable de te stopper. Je te dis souvent que je ne tomberais jamais amoureuse de toi, je t'ai dit mardi que c'était parce que j'étais sûre d'en souffrir. Nous discutons jusqu'à 5 heures du matin dans ton canapé, on alterne les conversations sérieuses et le n'importe quoi. Je suis en tailleur, je t'écoute et te regarde. Tu me demandes des bisous, tu dis des choses vexantes pour ensuite me prendre dans tes bras. Je bataille en te disant que ce n'est pas si simple, qu'il faut que tu assumes tes méchancetés. Tu insistes et tu m'embrasses dans le cou, sur le front, sur les joues, tu caresses mes cheveux. Je m'extirpe pour reprendre ma place. Je te caresse de mes yeux, parfois du bout des doigts, j'ai envie de te prendre sous mon aile, je te vois comme un grand garçon fragile. Tu es à mes côtés, on ne se touche que très peu, on discute, j'ai parfois l'impression que tu cherches à m'apprivoiser. Alors je te donne quelques trucs, quelques miettes. Ce que tu ne sais pas c'est que je te raconte uniquement ce que je veux te raconter. Les choses les plus importantes je ne les dis pas. Je suis hésitante exprès sur certains sujets pour te faire croire à la confession alors que ce ne sont pas des sujets importants à mes yeux.
Je te mens parfois. Rien de bien grave, mais je ne te dis pas la vérité, que je te dis un peu plus tard. Je joue à ne pas me montrer, je joue à contrôler qui je suis. Je joue comme les enfants, je joue à on dira que je suis... Ca m'amuse, j'aime quand tu te rends compte que j'ai dit tout et son contraire en moins de deux heures, j'aime ne pas te répondre et faire comme si tu avais mal compris.
J'aime ta façon d'être mais au fond de moi je pense que j'aime ta façon de me manipuler. Ta façon de dire que je suis belle, ta façon de dire que tu me respectes, ces instants où tu me prends dans tes bras. Parfois je me dis que tu es sincère avec moi pour instaurer une fausse confiance, que ça fait parti de ton jeu aussi. Souvent je pense que je te connais pas, que je ne te connaitrais jamais car tu joues trop, je pense que tu es faux et que tu te joues de moi. Alors je me jouerais aussi toujours de toi. Je souffle le chaud et le froid, je te dis je t'aime avant que l'on fasse l'amour, je te supplie pour rire, je contredis tous tes compliments, je te traite de méchant manipulateur et je dis que tu es horrible en prenant un air faussement choqué quand tu me racontes certaines de tes histoires.
Tu passes des heures à m'expliquer pourquoi je suis comme toi, en quoi je suis aussi une méchante, je dis non pour continuer à t'écouter parler, au fond je pense les mêmes choses que toi. Mais j'aime te faire croire que non, te faire croire que tu gagnes certaines fois, que tu as réussi ton argumentation. J'aime te faire croire que tu as réussi, que tu m'as convaincue, j'aime te faire croire que tu me connais. C'est ma façon à moi de te piéger. Mais j'ai souvent peur d'être piégée avant que tu le sois.
L'autre soir, nous étions nus, nous nous embrassions, entre deux baisers tu as dit j'aimerais que tu te laisses aller avec moi, j'ai souris et j'ai demandé pourquoi, tu m'as répondu que je serais bien plus belle, si je me laissais aller. J'imagine que j'ai rigolé, ou j'ai du répondre quelque chose comme pourquoi ? Tu ne me trouves pas assez belle ? Une question à laquelle tu n'as bien entendu pas du répondre. Parce que tu ne réponds jamais aux questions, tu fais des pirouettes, tu poses une autre question. Je laisse rapidement tomber parce que je me fiche de ta réponse.
Parfois je me demande si je te déstabilise, si tu me vois comme insaisissable ou si tu penses m'avoir totalement saisie, apprivoisée, connue, comprise.
J'ai l'impression d'avoir avancé avec toi, j'ai l'impression de t'apprivoiser. Je ne sais pas si j'ai monté tout un film autour de toi, si tu es quelqu'un de finalement très fragile ou si tu es l'homme confiant que tu sembles être. Tu me dis que tu es mal en société, tu me dis que tu ne veux pas que je t'abandonne. Et je ne sais pas si tu te confies dans ces moments là ou si tu joues. Mes amies me disent de laisser tomber, certaines m'envoient des liens vers des sites parlant de manipulateur psychologique. Je me retrouve dans certains signes tout comme je te retrouve dans d'autres.
Mardi soir, tu as sous entendu qu'on devrait se voir plus souvent, tu m'as dit tu verras quand tu viendras quand tu me parlais de ton lieu de travail, avant d'ajouter à l'occasion, tu m'as dit de te rappeler quelque chose, j'ai répondu que je le ferais pas et tu as dit que j'étais pénible, j'ai souris, demandé pourquoi, tu as répondu je sais pas, comme ça. Tu m'as demandé si je travaillais, j'ai répondu que non, tu as dit oh tiens moi non plus, enfin si mais je vais y aller tard, j'ai pas envie d'y aller. J'ai souris et j'ai du dire quelque chose ah c'est chouette ça, l'avantage d'être son propre patron et tu as fini en disant que tu faisais faire les choses que tu devais faire. Et le mercredi matin, je me suis réveillée, je suis allée prendre ma douche. Tu étais toujours nu dans ton grand lit de princesse, je t'ai dit bon, je file, tu m'as demandé un bisou et tu m'as kidnappé dans tes bras pour encore quelques heures. A s'embrasser, se câliner, rire, te moquer de moi, chercher quel animal je pouvais être pour finalement conclure sur un poussin. J'ai eu l'impression que tu ne voulais pas que je parte. La vérité ou une autre ruse pour me faire croire que tu m'apprécies ? Quoiqu'il en soit, quand je me suis dépêtrée de tes jambes, de tes bras, de ta couette j'ai eu l'impression que tu me laissais partir avec regret. Tu es parti dans la salle de bain, je me suis enfuie, avant de partir, j'ai dit bon voyage petit chat à ton appartement, j'ai dit au revoir à ton chat qui miaulait et j'ai claqué la porte doucement.
Depuis, étrangement, tu me manques.
Nous discutons de plus en plus, quand nous nous regardons dans les yeux, je vois dans les tiens une sorte de tendresse. Mais j'ai peur que ça ne soit que le fruit de mon imagination.
J'avorte automatiquement tous les moments d'intimité psychologique que nous partageons. Je n'ai aucun problème à être nue face à toi, je n'ai aucun mal à être touchée, caressée, embrassée, mais dans les moments de discussion, je réponds souvent en souriant, ou je ne réponds pas en te disant qu'on ne se connait pas assez pour que tu saches ça. Parfois j'ai l'impression que ça te blesse, ou que ça te vexe, mais ce n'est surement que le fruit de mon imagination. Mardi soir, tu as dit mais tu te rends compte que tu viens de casser un moment d'intimité ? Comment veux tu qu'on se connaisse si tu fais tout le temps ça ? J'ai souri et t'ai embrassé, il me semble. Je pensais mais on ne se connaitra jamais chaton, tu ne sauras jamais rien de moi.
Je passe des soirées entières à tes côtés, je parle beaucoup, tes questions m'obligent à parler de mes peurs et de mon futur, mais quand tu vas trop loin, je suis encore capable de te stopper. Je te dis souvent que je ne tomberais jamais amoureuse de toi, je t'ai dit mardi que c'était parce que j'étais sûre d'en souffrir. Nous discutons jusqu'à 5 heures du matin dans ton canapé, on alterne les conversations sérieuses et le n'importe quoi. Je suis en tailleur, je t'écoute et te regarde. Tu me demandes des bisous, tu dis des choses vexantes pour ensuite me prendre dans tes bras. Je bataille en te disant que ce n'est pas si simple, qu'il faut que tu assumes tes méchancetés. Tu insistes et tu m'embrasses dans le cou, sur le front, sur les joues, tu caresses mes cheveux. Je m'extirpe pour reprendre ma place. Je te caresse de mes yeux, parfois du bout des doigts, j'ai envie de te prendre sous mon aile, je te vois comme un grand garçon fragile. Tu es à mes côtés, on ne se touche que très peu, on discute, j'ai parfois l'impression que tu cherches à m'apprivoiser. Alors je te donne quelques trucs, quelques miettes. Ce que tu ne sais pas c'est que je te raconte uniquement ce que je veux te raconter. Les choses les plus importantes je ne les dis pas. Je suis hésitante exprès sur certains sujets pour te faire croire à la confession alors que ce ne sont pas des sujets importants à mes yeux.
Je te mens parfois. Rien de bien grave, mais je ne te dis pas la vérité, que je te dis un peu plus tard. Je joue à ne pas me montrer, je joue à contrôler qui je suis. Je joue comme les enfants, je joue à on dira que je suis... Ca m'amuse, j'aime quand tu te rends compte que j'ai dit tout et son contraire en moins de deux heures, j'aime ne pas te répondre et faire comme si tu avais mal compris.
J'aime ta façon d'être mais au fond de moi je pense que j'aime ta façon de me manipuler. Ta façon de dire que je suis belle, ta façon de dire que tu me respectes, ces instants où tu me prends dans tes bras. Parfois je me dis que tu es sincère avec moi pour instaurer une fausse confiance, que ça fait parti de ton jeu aussi. Souvent je pense que je te connais pas, que je ne te connaitrais jamais car tu joues trop, je pense que tu es faux et que tu te joues de moi. Alors je me jouerais aussi toujours de toi. Je souffle le chaud et le froid, je te dis je t'aime avant que l'on fasse l'amour, je te supplie pour rire, je contredis tous tes compliments, je te traite de méchant manipulateur et je dis que tu es horrible en prenant un air faussement choqué quand tu me racontes certaines de tes histoires.
Tu passes des heures à m'expliquer pourquoi je suis comme toi, en quoi je suis aussi une méchante, je dis non pour continuer à t'écouter parler, au fond je pense les mêmes choses que toi. Mais j'aime te faire croire que non, te faire croire que tu gagnes certaines fois, que tu as réussi ton argumentation. J'aime te faire croire que tu as réussi, que tu m'as convaincue, j'aime te faire croire que tu me connais. C'est ma façon à moi de te piéger. Mais j'ai souvent peur d'être piégée avant que tu le sois.
L'autre soir, nous étions nus, nous nous embrassions, entre deux baisers tu as dit j'aimerais que tu te laisses aller avec moi, j'ai souris et j'ai demandé pourquoi, tu m'as répondu que je serais bien plus belle, si je me laissais aller. J'imagine que j'ai rigolé, ou j'ai du répondre quelque chose comme pourquoi ? Tu ne me trouves pas assez belle ? Une question à laquelle tu n'as bien entendu pas du répondre. Parce que tu ne réponds jamais aux questions, tu fais des pirouettes, tu poses une autre question. Je laisse rapidement tomber parce que je me fiche de ta réponse.
Parfois je me demande si je te déstabilise, si tu me vois comme insaisissable ou si tu penses m'avoir totalement saisie, apprivoisée, connue, comprise.
J'ai l'impression d'avoir avancé avec toi, j'ai l'impression de t'apprivoiser. Je ne sais pas si j'ai monté tout un film autour de toi, si tu es quelqu'un de finalement très fragile ou si tu es l'homme confiant que tu sembles être. Tu me dis que tu es mal en société, tu me dis que tu ne veux pas que je t'abandonne. Et je ne sais pas si tu te confies dans ces moments là ou si tu joues. Mes amies me disent de laisser tomber, certaines m'envoient des liens vers des sites parlant de manipulateur psychologique. Je me retrouve dans certains signes tout comme je te retrouve dans d'autres.
Mardi soir, tu as sous entendu qu'on devrait se voir plus souvent, tu m'as dit tu verras quand tu viendras quand tu me parlais de ton lieu de travail, avant d'ajouter à l'occasion, tu m'as dit de te rappeler quelque chose, j'ai répondu que je le ferais pas et tu as dit que j'étais pénible, j'ai souris, demandé pourquoi, tu as répondu je sais pas, comme ça. Tu m'as demandé si je travaillais, j'ai répondu que non, tu as dit oh tiens moi non plus, enfin si mais je vais y aller tard, j'ai pas envie d'y aller. J'ai souris et j'ai du dire quelque chose ah c'est chouette ça, l'avantage d'être son propre patron et tu as fini en disant que tu faisais faire les choses que tu devais faire. Et le mercredi matin, je me suis réveillée, je suis allée prendre ma douche. Tu étais toujours nu dans ton grand lit de princesse, je t'ai dit bon, je file, tu m'as demandé un bisou et tu m'as kidnappé dans tes bras pour encore quelques heures. A s'embrasser, se câliner, rire, te moquer de moi, chercher quel animal je pouvais être pour finalement conclure sur un poussin. J'ai eu l'impression que tu ne voulais pas que je parte. La vérité ou une autre ruse pour me faire croire que tu m'apprécies ? Quoiqu'il en soit, quand je me suis dépêtrée de tes jambes, de tes bras, de ta couette j'ai eu l'impression que tu me laissais partir avec regret. Tu es parti dans la salle de bain, je me suis enfuie, avant de partir, j'ai dit bon voyage petit chat à ton appartement, j'ai dit au revoir à ton chat qui miaulait et j'ai claqué la porte doucement.
Depuis, étrangement, tu me manques.
mercredi 4 janvier 2012
Monarque Démoniaque
Je m'en vais, je les laisse derrière, et ça ne me fait rien.
Il a dit qu'il préférait qu'on arrête de se parler, j'ai dit d'accord, et voilà. Fin de l'histoire. J'ai eu un peu envie de l'insulter parce qu'il a des trucs pas gentils, et faux, mais je ne l'ai pas fait parce que je m'en fous en fait. Ca ne me fait rien, je suis vide, une coquille, je ne pleure plus, je rigole - faux - mais je ris quand même et ça suffit aux gens. En s'arrêtant trente secondes, en prenant le temps de me connaitre, je distille des vérités à droite à gauche sur ce que je ressens. Ou plutôt ce que je ne ressens pas. Je ne ressens rien.
Je ne ressens rien, mis à part la haine.
La haine est partout en moi, l'autre soir j'ai failli éclater ma porte, détruire mon bureau et je me suis retenue, j'ai fumé une clope et fin de l'histoire. Parfois, je me dis que je vais faire un ulcère à force de tout garder en moi. Je me tais et je ne dis rien alors que j'ai parfois envie de hurler d'insulter les gens.
Ces gens qui passent à côté qui m'ignorent, ces faux-amis qui ne cherchent pas à savoir ce qui se passe, ou plutôt ce qui ne se passe pas.
J'ai envie d'insulter celui qui se fout de ma gueule, à répondre quand ça l'arrange à se taire le reste du temps. Je suis dans une période où je m'en fous de ce type et il ne m'intéresse pas mais je déteste ça, qu'on se joue de moi. Je veux le revoir, bien sûr que j'ai envie de le revoir, j'ai envie de lui demander ce que ça lui apporte ces rendez vous tous les trente six du mois, ce qui lui convient dans le fait de voir autant de fille, ce qui ça lui apporte, pourquoi pas juste moi ? Même si je ne veux pas, je veux qu'on m'explique pourquoi pas simplement moi, pourquoi je suis plus souvent la deuxième que la première et je sais que ça vient de moi, mais je ne sais pas d'où alors j'aimerais savoir pourquoi, pour m'améliorer, pour arranger les choses.
Parce qu'à part en vouloir au monde entier de ne pas se contenter de moi, de ma modeste petite personne, je ne fais rien.
Il a dit qu'il préférait qu'on arrête de se parler, j'ai dit d'accord, et voilà. Fin de l'histoire. J'ai eu un peu envie de l'insulter parce qu'il a des trucs pas gentils, et faux, mais je ne l'ai pas fait parce que je m'en fous en fait. Ca ne me fait rien, je suis vide, une coquille, je ne pleure plus, je rigole - faux - mais je ris quand même et ça suffit aux gens. En s'arrêtant trente secondes, en prenant le temps de me connaitre, je distille des vérités à droite à gauche sur ce que je ressens. Ou plutôt ce que je ne ressens pas. Je ne ressens rien.
Je ne ressens rien, mis à part la haine.
La haine est partout en moi, l'autre soir j'ai failli éclater ma porte, détruire mon bureau et je me suis retenue, j'ai fumé une clope et fin de l'histoire. Parfois, je me dis que je vais faire un ulcère à force de tout garder en moi. Je me tais et je ne dis rien alors que j'ai parfois envie de hurler d'insulter les gens.
Ces gens qui passent à côté qui m'ignorent, ces faux-amis qui ne cherchent pas à savoir ce qui se passe, ou plutôt ce qui ne se passe pas.
J'ai envie d'insulter celui qui se fout de ma gueule, à répondre quand ça l'arrange à se taire le reste du temps. Je suis dans une période où je m'en fous de ce type et il ne m'intéresse pas mais je déteste ça, qu'on se joue de moi. Je veux le revoir, bien sûr que j'ai envie de le revoir, j'ai envie de lui demander ce que ça lui apporte ces rendez vous tous les trente six du mois, ce qui lui convient dans le fait de voir autant de fille, ce qui ça lui apporte, pourquoi pas juste moi ? Même si je ne veux pas, je veux qu'on m'explique pourquoi pas simplement moi, pourquoi je suis plus souvent la deuxième que la première et je sais que ça vient de moi, mais je ne sais pas d'où alors j'aimerais savoir pourquoi, pour m'améliorer, pour arranger les choses.
Parce qu'à part en vouloir au monde entier de ne pas se contenter de moi, de ma modeste petite personne, je ne fais rien.
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