Dans Rien de Grave, Justine Levy écrit que son nouvel amoureux lui dit qu'elle doit faire quelque chose de sa tristesse, au lieu de rester à ne rien faire. Ecrire un livre, dessiner, faire quelque chose de cette tristesse.
J'y pense tout le temps, à chaque fois que je suis triste je me dis il faut que tu en fasses quelque chose.
A la place, je regarde le plafond, les larmes aux yeux ou parfois je pleure carrément, parce que je n'arrive pas à faire quelque chose de cette tristesse qui pèse une tonne sur mon coeur. Je n'arrive pas à faire quelque chose de ce poids, de cet énorme poids à l'intérieur de ma poitrine.
J'avais oublié le dernier post ici, et je pourrais réécrire le même exactement aujourd'hui. Parce qu'on était reparti, parce que je l'aime, et parce que je croyais que tout irait mieux après la dernière mise au point, mais lui non. Je crois, je ne sais pas où, je ne sais pas quand, il y a eu un malentendu, et ce même malentendu a été amplifié après cette conversation de mars.
Et voilà, deux mois plus tard... Deux mois plus tard, même conversation mais conclusion différente : on ne parle plus de prise de recul, on parle de séparation, de conversation définitive. Je pleure, et je lui dis que je ne veux pas, que je l'aime toujours, et qu'on peut continuer. Il me répond que lui ne veut pas, qu'il n'a pas le courage et qu'il a peur d'y perdre sa santé mentale. Il parle de maturité, de différences, d'amour et de sentiments.
Et cette fois ci, quelques jours plus tard - et pas des années comme semble le penser mon cerveau - je regarde le plafond et je pleure, je suis malheureuse comme les pierres. Comme toutes les pierres du monde. Je suis malheureuse et j'attends chaque jour que la nuit tombe, pour aller me coucher, et attendre le lendemain.
Et ce dernier matin dans son lit, il m'a dit, promets moi de ne pas rester dans ta chambre à pleurer et j'ai dit non, je ne te le promets pas car c'était mon programme pour ces prochains jours. J'honore à merveille ma non-promesse : je regarde le plafond, je pleure, je m'essuie les yeux, je me recouche, je regarde de nouveau le plafond, en boucle. Je ne fais rien de constructif, je ne fais rien d'utile, je pleure à intervalles plus ou moins réguliers et je regarde mon téléphone.
Je regarde mon téléphone et je bloque à chaque fois qu'il vibre, et je suis triste de ne jamais voir son prénom s'afficher, je tourne en rond, je ne sais pas ce que je dois faire. Je sais ce que je veux mais je sais aussi que je dois faire preuve de patience.
Mais comment faire preuve de patience quand le temps semble s'étirer, quand chaque journée semble durer 100 heures ?
Il avait les larmes aux yeux dans le métro, il m'a embrassé le front, il m'a répété qu'il ne voulait pas que je sorte de sa vie, il m'a dit que j'étais sa plus jolie histoire, et qu'il aurait été fière de me présenter à ses parents, et moi je savais pas quoi faire, je savais pas quoi dire. Le trajet en métro est passé tellement vite, je n'ai pas pris suffisamment de son odeur et des traits de son visage. Et il est descendu à sa station, j'ai dit bonne journée, il m'a embrassé le front, j'ai dit encore bonne journée, il avait les yeux rouges, il est descendu, la porte s'est fermée, je me suis écroulée sur le strapontin et j'ai commencé à pleurer.
Pas les gros sanglots, simplement les larmes qui coulaient sur mes joues. Dans le métro, dans les couloirs du métro, dans le deuxième métro, à la gare, dans le train, sur le trajet, en ouvrant la porte de chez moi, en caressant mon chat, en répondant oui, ça va à mon père.
Et quand ma mère m'a demandé si ça allait, je me suis effondrée, j'ai dit non, j'ai baissé la tête, j'ai pleuré et j'ai dit, je suis malheureuse comme les pierres, il me manque déjà.
Et de savoir qu'il n'est plus dans ma vie maintenant me brise le coeur. Ca me brise le coeur, et il me manque, son rire me manque, sa voix, son regard, ses mains, son nez, ses dents, ses cheveux...
Tout me manque chez toi.
Wendy Sparks
n'a rien à signaler.
dimanche 24 mai 2015
jeudi 19 mars 2015
Ca sera sans toi alors, alors j'n'ai plus qu'à être d'accord
Ca recommence, je n'ai rien à te reprocher mais je ne sais pas si je me vois continuer avec toi.
Après ça, il y a eu des câlins, des bisous dans les cheveux, les larmes aux yeux, le noeud au ventre et la douleur au coeur. Il y a eu cette nuit partagée, évidemment, je crois qu'il m'a retenue de prendre un taxi pour rentrer chez moi, je me suis endormie et réveillée à chaque fois qu'il quittait le lit.
Le temps passe lentement, il s'étire, il traine, je marche dans du goudron encore frais, et je ne sais pas comment faire. J'essaye de prendre le dessus mais je ne ressens plus rien, je suis désolée, souvent, d'être difficile à vivre comme je le suis et de trop compter sur les autres. Je lui ai dis, tu sais, tu m'empêches de couler et je sais que j'aurais dû le garder pour moi, c'est trop difficile pour lui d'entendre ça, parce qu'il n'a pas la force pour me retenir d'être au fond. Il ne sait pas quoi faire de moi, alors qu'en vrai je n'attends pas grand chose mais c'est trop précis.
Je me reveille le matin en me disant, je m'en fous en fait, il n'est pas fait pour moi et après, la douleur du temps qui passe, lentement, les minutes qui semblent être des heures, le sommeil qui revient en masse pour que le temps passe plus vite et que je ne me retrouve pas trop longtemps face à l'angoisse. Je ne pleure pas, je suis juste simplement dans une mélasse qui m'empêche d'avancer.
Evidemment, je l'aime comme il est, mais plus je grandis et plus je me rends compte que l'amour ne suffit pas et je crois que cette fois ci, il ne suffira vraiment pas. Et qu'on se reverra, ou peut être jamais d'ailleurs, et qu'il me dira que c'est terminé, ou peut être que nous n'aurons jamais cette conversation et que ça se terminera simplement comme ça, sans raison, sans discussion et que la dernière nuit que nous avons passé ensemble est peut être vraiment la dernière.
J'alterne entre l'envie de pleurer et celle de continuer à vivre normalement. Je ne me bat pas contre les larmes mais à l'intérieur de moi c'est lourd, mon coeur pèse une tonne. Je ne sais pas quoi faire pour l'alléger, l'attente me fait du mal, je n'aime pas savoir où j'en suis. Je continue de parler de lui en disant mon mec. Mon mec est aussi comme ça, j'en parlais avec mon mec, je n'ai jamais autant parlé de lui que ces derniers jours, comme pour conjurer le sort.
Mais ce n'est pas ça qui conjurera le sort, s'il décide de se séparer de moi, il le fera, ça sera son choix et je ne pourrais rien faire, et s'il continue de penser qu'on est dans un impasse, alors on fera demi-tour et on ira chacun de notre côté. Je pense que nous sommes simplement face à un muret et qu'on peut l'escalader - pas le contourner - mais lui n'a pas l'air de croire ça. Le problème est qu'on ne peut jamais forcer quelqu'un à faire quelque chose qu'il ne veut pas faire.
Vu le garçon qu'il est, il n'aura aucun mal à rebondir, il n'en sera pas malheureux longtemps.
Vu la fille que je suis, je mettrais longtemps à me relever, j'en serais malheureuse, je m'enfermerais longtemps dans une sorte de carapace, encore et encore et encore.
Et je me demande si j'avancerais un jour, si j'arriverais à me faire confiance, si j'arriverais à ne pas avoir peur des autres et de moi.
Après ça, il y a eu des câlins, des bisous dans les cheveux, les larmes aux yeux, le noeud au ventre et la douleur au coeur. Il y a eu cette nuit partagée, évidemment, je crois qu'il m'a retenue de prendre un taxi pour rentrer chez moi, je me suis endormie et réveillée à chaque fois qu'il quittait le lit.
Le temps passe lentement, il s'étire, il traine, je marche dans du goudron encore frais, et je ne sais pas comment faire. J'essaye de prendre le dessus mais je ne ressens plus rien, je suis désolée, souvent, d'être difficile à vivre comme je le suis et de trop compter sur les autres. Je lui ai dis, tu sais, tu m'empêches de couler et je sais que j'aurais dû le garder pour moi, c'est trop difficile pour lui d'entendre ça, parce qu'il n'a pas la force pour me retenir d'être au fond. Il ne sait pas quoi faire de moi, alors qu'en vrai je n'attends pas grand chose mais c'est trop précis.
Je me reveille le matin en me disant, je m'en fous en fait, il n'est pas fait pour moi et après, la douleur du temps qui passe, lentement, les minutes qui semblent être des heures, le sommeil qui revient en masse pour que le temps passe plus vite et que je ne me retrouve pas trop longtemps face à l'angoisse. Je ne pleure pas, je suis juste simplement dans une mélasse qui m'empêche d'avancer.
Evidemment, je l'aime comme il est, mais plus je grandis et plus je me rends compte que l'amour ne suffit pas et je crois que cette fois ci, il ne suffira vraiment pas. Et qu'on se reverra, ou peut être jamais d'ailleurs, et qu'il me dira que c'est terminé, ou peut être que nous n'aurons jamais cette conversation et que ça se terminera simplement comme ça, sans raison, sans discussion et que la dernière nuit que nous avons passé ensemble est peut être vraiment la dernière.
J'alterne entre l'envie de pleurer et celle de continuer à vivre normalement. Je ne me bat pas contre les larmes mais à l'intérieur de moi c'est lourd, mon coeur pèse une tonne. Je ne sais pas quoi faire pour l'alléger, l'attente me fait du mal, je n'aime pas savoir où j'en suis. Je continue de parler de lui en disant mon mec. Mon mec est aussi comme ça, j'en parlais avec mon mec, je n'ai jamais autant parlé de lui que ces derniers jours, comme pour conjurer le sort.
Mais ce n'est pas ça qui conjurera le sort, s'il décide de se séparer de moi, il le fera, ça sera son choix et je ne pourrais rien faire, et s'il continue de penser qu'on est dans un impasse, alors on fera demi-tour et on ira chacun de notre côté. Je pense que nous sommes simplement face à un muret et qu'on peut l'escalader - pas le contourner - mais lui n'a pas l'air de croire ça. Le problème est qu'on ne peut jamais forcer quelqu'un à faire quelque chose qu'il ne veut pas faire.
Vu le garçon qu'il est, il n'aura aucun mal à rebondir, il n'en sera pas malheureux longtemps.
Vu la fille que je suis, je mettrais longtemps à me relever, j'en serais malheureuse, je m'enfermerais longtemps dans une sorte de carapace, encore et encore et encore.
Et je me demande si j'avancerais un jour, si j'arriverais à me faire confiance, si j'arriverais à ne pas avoir peur des autres et de moi.
dimanche 1 mars 2015
Si le bateau sombre, j'te suivrais, je serais comme ton ombre
J'ai pleuré, un peu trop ce dernier mois, mais je crois que c'est terminé.
Je dois arrêter de me comparer aux autres. Celui qui voulait qu'on soit amis mais pas amants trimballe son amoureuse partout, il l'emmène en week end et la présente à sa famille. Tandis que mon amoureux a du mal à supporter quelqu'un (et par quelqu'un, on peut entendre moi) pendant plus de 36 heures.
J'ai eu les larmes aux yeux et j'ai dit, mais je ne comprends pas, j'ai du mal à être avec quelqu'un qui n'a pas envie de passer du temps avec moi et qui me met presque dehors, je craque parce que quand je ne suis pas avec toi, notre couple n'existe nulle part, parce que je n'ai pas de souvenirs de toi dans ma maison, ou dans mon lit ou n'importe où dans mon quotidien.
Parce que je n'ai rien d'autre que mes souvenirs et l'odeur de chez lui sur mon corps, qui s'estompe petit à petit... Les effluves s'envolent avec les heures.
Je croyais avoir besoin de beaucoup, et finalement c'est simplement que je me met en situation de besoin de beaucoup. Je suis capable de tout annuler pour voir son sourire, et de ne rien faire d'autre qu'attendre le rendez vous que nous nous sommes fixé. Et je vois les Autres qui partent en week end au bout de trois semaines et qui vivent ensemble au bout de six mois. En y réfléchissant, vraiment, est-ce que j'ai envie de ça ?
Et face à lui, je me dis que ma vie est nulle et je suis incapable de me mettre en avant, de dire ce que j'ai fait et ce que j'ai appris, et je me tais en le regardant et en l'écoutant, mais à la fin je me dis que je suis nulle et mauvaise et au moment où on se dit au revoir, j'ai envie de pleurer parce que je suis nulle et qu'il ne m'aime pas et qu'il veut que je parte. Et arrivée chez lui, je suis toujours triste parce que je me rends compte que je n'assume pas qui je suis et je suis jalouse de lui parce qu'il réussit. A être qui il est.
Donc je réfléchis, une fois, deux fois, trois fois et je me rends compte que la seule responsable de mon propre malheur c'est seulement moi, incapable de réfléchir autrement qu'en me dénigrant. Et il passe son temps à me pousser à parler de moi, à entrer dans mon univers, il me dit qu'il est fier de moi (me l'a-t-on déjà dit ?), je raconte mes petites victoires quotidiennes et il m'écoute, il me pousse à parler et à continuer ce que je fais.
Il faut juste que je sorte de moi et de ma peur d'être jugée, parce que rien n'est grave et parce qu'on peut aimer la personne que je suis et pas celle que je voudrais être. Je passe mon temps à lui dire qu'il est fatigant et il n'en est pas vexé (et il ne change pas) alors pourquoi je devrais me sentir vexée quand il me dit que je suis trop ceci ou trop cela ? Il est temps d'arrêter d'avoir peur d'être moi et de vouloir ressembler à ce que je pense qu'il aime chez moi.
Je dois arrêter de me comparer aux autres. Celui qui voulait qu'on soit amis mais pas amants trimballe son amoureuse partout, il l'emmène en week end et la présente à sa famille. Tandis que mon amoureux a du mal à supporter quelqu'un (et par quelqu'un, on peut entendre moi) pendant plus de 36 heures.
J'ai eu les larmes aux yeux et j'ai dit, mais je ne comprends pas, j'ai du mal à être avec quelqu'un qui n'a pas envie de passer du temps avec moi et qui me met presque dehors, je craque parce que quand je ne suis pas avec toi, notre couple n'existe nulle part, parce que je n'ai pas de souvenirs de toi dans ma maison, ou dans mon lit ou n'importe où dans mon quotidien.
Parce que je n'ai rien d'autre que mes souvenirs et l'odeur de chez lui sur mon corps, qui s'estompe petit à petit... Les effluves s'envolent avec les heures.
Je croyais avoir besoin de beaucoup, et finalement c'est simplement que je me met en situation de besoin de beaucoup. Je suis capable de tout annuler pour voir son sourire, et de ne rien faire d'autre qu'attendre le rendez vous que nous nous sommes fixé. Et je vois les Autres qui partent en week end au bout de trois semaines et qui vivent ensemble au bout de six mois. En y réfléchissant, vraiment, est-ce que j'ai envie de ça ?
Et face à lui, je me dis que ma vie est nulle et je suis incapable de me mettre en avant, de dire ce que j'ai fait et ce que j'ai appris, et je me tais en le regardant et en l'écoutant, mais à la fin je me dis que je suis nulle et mauvaise et au moment où on se dit au revoir, j'ai envie de pleurer parce que je suis nulle et qu'il ne m'aime pas et qu'il veut que je parte. Et arrivée chez lui, je suis toujours triste parce que je me rends compte que je n'assume pas qui je suis et je suis jalouse de lui parce qu'il réussit. A être qui il est.
Donc je réfléchis, une fois, deux fois, trois fois et je me rends compte que la seule responsable de mon propre malheur c'est seulement moi, incapable de réfléchir autrement qu'en me dénigrant. Et il passe son temps à me pousser à parler de moi, à entrer dans mon univers, il me dit qu'il est fier de moi (me l'a-t-on déjà dit ?), je raconte mes petites victoires quotidiennes et il m'écoute, il me pousse à parler et à continuer ce que je fais.
Il faut juste que je sorte de moi et de ma peur d'être jugée, parce que rien n'est grave et parce qu'on peut aimer la personne que je suis et pas celle que je voudrais être. Je passe mon temps à lui dire qu'il est fatigant et il n'en est pas vexé (et il ne change pas) alors pourquoi je devrais me sentir vexée quand il me dit que je suis trop ceci ou trop cela ? Il est temps d'arrêter d'avoir peur d'être moi et de vouloir ressembler à ce que je pense qu'il aime chez moi.
mardi 20 janvier 2015
La forme de son corps, ne veut rien dire pour moi
Je ne suis pas ancrée dans la réalité. C'est quelque chose qui me rend triste, parfois, depuis toujours. J'ai écouté des artistes qui vantaient la vie en dehors d'une réalité trop figée, j'ai lu des écrivains abordant cette façon de vivre à côté de ce qu'on attendait d'eux. Ces gens courageux, qui allaient plus loin que les barrières qu'on leur imposait.
Je me suis souvent identifiée à ces gens-là, personnages fictifs ou personnes bien réelles. J'ai 25 ans, je vis toujours chez mes parents, je gagne un salaire que je dépense en chaussures, sacs en cuir, papeterie, nourriture, vêtements et accessoires quelconque. L'argent et le travail sont pour moi une sorte de jeu, je ne suis en aucun cas obligée de garder un boulot qui ne m'intéresse pas, je n'ai aucun loyer à payer, aucun enfant à nourrir, aucun crédit à rembourser. Je vais où le vent me mène, je ne choisis rien, je laisse les choses se faire, et quand je m'ennuie je m'en vais.
Je suis en décalage complet avec ce qu'on attend de moi, mais je le fais pour ne pas faire de vagues et tant pis si ça ne me rend pas heureuse. J'angoisse parfois à l'idée de me réveiller à 40 ans et d'avoir raté ma vie parce que je n'ai eu le courage rien parce que j'ai peur qu'on me dise que ce que je fais est en dehors de la réalité.
Parce que mes projets sont en dehors des réalités. Que ce soit mes projets pour ma vie privée que ceux pour ma vie professionnelle, ils sont complètement en dehors de ce qui est réel. Le quotidien m'angoisse, l'organisation me terrifie, faire des choses normales me rend profondément tristes.
Je voudrais un jour me réveiller et acheter un billet d'avion vers nulle part pour cinq, six, dix mois ! Et que ma vie soit faite de départs. Je voudrais ne jamais avoir à payer mes impôts, je voudrais ne jamais avoir à faire de lessives ou à manger. Je voudrais que les journées soient toujours ensoleillées et que la pluie ne tombe jamais. Je voudrais ne jamais avoir à me demander ce que je peux faire pour m'occuper.
J'aimerais n'avoir rien à organiser et tout faire sur des coups de tête.
J'ai écrit plusieurs fois, sur ce blog, à celui à qui je m'adressais, qu'il me sortait d'un quotidien qui souvent m'étouffait. Il était en dehors de mes réalités, et je l'aimais pour ça. Je faisais avec lui des choses que je ne faisais avec personnes et que je n'aurais moi même pas fait, et quand je revenais dans la réalité, dans ma réalité, c'était avec du courage amassé pendant ces quelques heures coincées entre deux sessions trop difficiles.
Mais je ne tombe que rarement sur des gens qui parviennent à ce point là à me sortir de la réalité.
Celui que je fréquente depuis maintenant deux mois, mon amoureux, mon mec, mon compagnon, mon copain, qu'importe le nom qu'on lui donne, est complètement terre à terre et, sans s'en rendre compte, a tendance à m'entrainer avec lui vers le sol quand moi je cherche à m'envoler.
C'est ce que j'ai aimé chez lui, quand je l'ai rencontré. Il est profondément normal. Ouf ! Ca fait du bien, l'histoire ne sera pas compliquée et chiante et irrespirable. En effet. Tout semble couler de source, c'est une histoire profondément ancrée dans la réalité, avec un garçon réel, en phase avec le réel, en accord avec la lourdeur du quotidien. Il s'en accommode. Je souffre de devoir faire des choix du quotidien et lui s'en accommode.
Quand je voudrais que la vie s'arrête parce que nous sommes tous les deux, il me rappelle qu'elle existe. Il doit terminer le déménagement, il doit ranger et il liste ce qu'il doit faire pour que son appartement soit vivable... Pendant que moi je me fiche de vivre dans les cartons, il s'excuse que son appartement en soit plein, quand je m'amuse de dormir sur un matelas posé au sol, il m'explique qu'il va bientôt acheter un sommier, quand je pourrais manger des bonbons toute la soirée, il me demande de choisir entre japonais ou chinois ou pizza ou libanais ou tous les restaurants du coin. Quand je voudrais qu'on refasse le monde en buvant du vin, il me propose de faire des choses concrètes parce qu'il a peur que je m'ennuie.
Quand je lui demande ce qu'il ferait s'il demain il gagne à l'euromillion, il me répond simplement qu'il n'y joue pas.
Quand je m'amuse à m'inventer une vie meilleure, il vit simplement celle que lui convient. C'est la différence entre nos deux discours. Ma vie n'est faite que de projets qui n'aboutissent pas, tandis que lui vit les projets qu'il a mené au bout. Alors parfois je me dis que tant mieux, il va m'aider à m'ancrer dans ces réalités, mais j'ai peur d'être malheureuse, et je repense à toutes ces relations qui n'ont pas fonctionné parce que la personne en face était beaucoup trop dans la réalité, et je repense au Photographe que j'ai quitté quand il m'a parlé de faire des choses concrètes, je repense à ceux qui étaient prêts à tout me donner tandis que je ne voulais rien recevoir de réel.
Mes amitiés ne sont pas ancrées dans une réalité : je ne vois jamais mes amis en société, de cette manière ils ont toujours cette personnalité cristallisée, ce masque de l'Intime qu'ils rangent lorsque nous sommes plusieurs dans la pièce. J'aime voir les gens dans ce qu'ils sont lorsqu'ils ne sont pas dans une réalité. J'arrête le temps, me voir ne fait pas partie de leurs habitudes, nous ne nous voyons qu'à deux, et je ne suis jamais déçue de ce qu'ils sont, parce que je refuse de voir que mes amis sont, eux aussi, ancrés dans un monde qui ne m'intéresse pas.
Je me suis souvent identifiée à ces gens-là, personnages fictifs ou personnes bien réelles. J'ai 25 ans, je vis toujours chez mes parents, je gagne un salaire que je dépense en chaussures, sacs en cuir, papeterie, nourriture, vêtements et accessoires quelconque. L'argent et le travail sont pour moi une sorte de jeu, je ne suis en aucun cas obligée de garder un boulot qui ne m'intéresse pas, je n'ai aucun loyer à payer, aucun enfant à nourrir, aucun crédit à rembourser. Je vais où le vent me mène, je ne choisis rien, je laisse les choses se faire, et quand je m'ennuie je m'en vais.
Je suis en décalage complet avec ce qu'on attend de moi, mais je le fais pour ne pas faire de vagues et tant pis si ça ne me rend pas heureuse. J'angoisse parfois à l'idée de me réveiller à 40 ans et d'avoir raté ma vie parce que je n'ai eu le courage rien parce que j'ai peur qu'on me dise que ce que je fais est en dehors de la réalité.
Parce que mes projets sont en dehors des réalités. Que ce soit mes projets pour ma vie privée que ceux pour ma vie professionnelle, ils sont complètement en dehors de ce qui est réel. Le quotidien m'angoisse, l'organisation me terrifie, faire des choses normales me rend profondément tristes.
Je voudrais un jour me réveiller et acheter un billet d'avion vers nulle part pour cinq, six, dix mois ! Et que ma vie soit faite de départs. Je voudrais ne jamais avoir à payer mes impôts, je voudrais ne jamais avoir à faire de lessives ou à manger. Je voudrais que les journées soient toujours ensoleillées et que la pluie ne tombe jamais. Je voudrais ne jamais avoir à me demander ce que je peux faire pour m'occuper.
J'aimerais n'avoir rien à organiser et tout faire sur des coups de tête.
J'ai écrit plusieurs fois, sur ce blog, à celui à qui je m'adressais, qu'il me sortait d'un quotidien qui souvent m'étouffait. Il était en dehors de mes réalités, et je l'aimais pour ça. Je faisais avec lui des choses que je ne faisais avec personnes et que je n'aurais moi même pas fait, et quand je revenais dans la réalité, dans ma réalité, c'était avec du courage amassé pendant ces quelques heures coincées entre deux sessions trop difficiles.
Mais je ne tombe que rarement sur des gens qui parviennent à ce point là à me sortir de la réalité.
Celui que je fréquente depuis maintenant deux mois, mon amoureux, mon mec, mon compagnon, mon copain, qu'importe le nom qu'on lui donne, est complètement terre à terre et, sans s'en rendre compte, a tendance à m'entrainer avec lui vers le sol quand moi je cherche à m'envoler.
C'est ce que j'ai aimé chez lui, quand je l'ai rencontré. Il est profondément normal. Ouf ! Ca fait du bien, l'histoire ne sera pas compliquée et chiante et irrespirable. En effet. Tout semble couler de source, c'est une histoire profondément ancrée dans la réalité, avec un garçon réel, en phase avec le réel, en accord avec la lourdeur du quotidien. Il s'en accommode. Je souffre de devoir faire des choix du quotidien et lui s'en accommode.
Quand je voudrais que la vie s'arrête parce que nous sommes tous les deux, il me rappelle qu'elle existe. Il doit terminer le déménagement, il doit ranger et il liste ce qu'il doit faire pour que son appartement soit vivable... Pendant que moi je me fiche de vivre dans les cartons, il s'excuse que son appartement en soit plein, quand je m'amuse de dormir sur un matelas posé au sol, il m'explique qu'il va bientôt acheter un sommier, quand je pourrais manger des bonbons toute la soirée, il me demande de choisir entre japonais ou chinois ou pizza ou libanais ou tous les restaurants du coin. Quand je voudrais qu'on refasse le monde en buvant du vin, il me propose de faire des choses concrètes parce qu'il a peur que je m'ennuie.
Quand je lui demande ce qu'il ferait s'il demain il gagne à l'euromillion, il me répond simplement qu'il n'y joue pas.
Quand je m'amuse à m'inventer une vie meilleure, il vit simplement celle que lui convient. C'est la différence entre nos deux discours. Ma vie n'est faite que de projets qui n'aboutissent pas, tandis que lui vit les projets qu'il a mené au bout. Alors parfois je me dis que tant mieux, il va m'aider à m'ancrer dans ces réalités, mais j'ai peur d'être malheureuse, et je repense à toutes ces relations qui n'ont pas fonctionné parce que la personne en face était beaucoup trop dans la réalité, et je repense au Photographe que j'ai quitté quand il m'a parlé de faire des choses concrètes, je repense à ceux qui étaient prêts à tout me donner tandis que je ne voulais rien recevoir de réel.
Mes amitiés ne sont pas ancrées dans une réalité : je ne vois jamais mes amis en société, de cette manière ils ont toujours cette personnalité cristallisée, ce masque de l'Intime qu'ils rangent lorsque nous sommes plusieurs dans la pièce. J'aime voir les gens dans ce qu'ils sont lorsqu'ils ne sont pas dans une réalité. J'arrête le temps, me voir ne fait pas partie de leurs habitudes, nous ne nous voyons qu'à deux, et je ne suis jamais déçue de ce qu'ils sont, parce que je refuse de voir que mes amis sont, eux aussi, ancrés dans un monde qui ne m'intéresse pas.
dimanche 21 décembre 2014
La beauté n'avait pas de bras
C'est difficile de partager sa solitude.
Mine de rien, j'ai bossé dessus. Des heures et des secondes à réfléchir à ce que je pourrais faire de mon temps, de mes silences, de mes respirations, de mes idées, de mes pensées. J'ai travaillé dessus, comment vivre avec moi même ? Comment être heureuse, comment utiliser son temps en étant seule ? Comment apprécier les choses sans jamais les partager ? Il parait que l'homme est un animal social, mais j'ai appris à contredire Rousseau, à vivre face à moi même, à ne parler à personnes pendant des heures, à chercher seule des réponses à des questions.
A une période, j'étais même incapable de communiquer. Je n'arrivais plus à me faire comprendre des autres, je suis entrée dans une sorte de mutisme émotionnel, parce que je n'arrivais pas à utiliser l'Universel pour exprimer le Singulier. J'ai appris à manger seule, à sortir seule, à me promener seule, à pleurer et à rire seule.
Alors, quand, un jour, un garçon arrive là dedans, dans cette solitude, et qu'il bouscule mes habitudes, je ne sais plus trop quoi faire. Je me retrouve au début de mon apprentissage de la Solitude, mais avec d'autres questions. Comment dire mon avis sans blesser ? Comment m'imposer sans l'écraser ? Comment dire non ? A quel moment parler et à quel moment se taire ? Comment vivre à deux ?
C'est difficile, souvent, d'ouvrir une porte, de laisser quelqu'un se faufiler dans une pièce que l'on tenait secrète. Le plus difficile n'est pas d'écouter quelqu'un, le plus difficile n'est pas de le laisser rentrer parce que ça, finalement, on y arrive. C'est pas dur, il suffit de lui dire bienvenue, de lui offrir une place pour s'assoir, de chercher un café, des petits gâteaux et puis de l'écouter parler.
Le plus difficile, c'est de parler, de retrouver la parole, de dire de nouveau, d'éduquer son cerveau à avoir de nouveau des conversations et pas seulement des monologues.
Hier soir, ou très tôt ce matin, j'étais dans son lit, et comme à chaque fois que je vais me coucher j'ai eu envie de pleurer. Alors lui, très patient, me dit qu'il est épuisé, je réponds qu'il peut dormir mais en vrai, j'ai les larmes aux yeux parce que je ne sais pas pourquoi, mais je ne veux pas qu'il s'endorme avant moi, parce que j'ai peur. Je lui dis, tu peux dormir, t'en fais pas, il me dit t'es sûre ? je réponds oui, mais j'ai les larmes aux yeux et le coeur qui se serre, parce que j'ai l'impression d'avoir été une imposteur depuis le début et j'ai envie de lui dire pardon, tu t'es trompé, j'ai réussi au début, mais là je sens que la dépendance revient parce que je sais pas être moi s'il y a quelqu'un d'autre.
Parfois, quand je réfléchis, je met tout sur son dos : c'est mon mécanisme d'auto défense. Il est trop ceci, il n'est pas assez cela. Mais j'ai appris quelque chose de la solitude, c'est que ce ne sont pas toujours les autres le problème, et quand ça se répète il faut réfléchir à soi même.
Sur le trajet, dans ma voiture, je me suis dit, encore une fois, que c'est moi le problème, parce que je ne vais pas assez vers lui, et que je ne fais que lui ouvrir la porte, mais moi je quitte la pièce. Je le laisse s'attacher à moi, tout doucement, grâce au transfert et à la projection, comme je ne suis personne, je peux être qui il veut.
Enfin, je crois. C'est difficile de n'avoir aucune certitude. Parce que peut être, en réalité, il m'aime pour ce que je suis vraiment, et que c'est moi qui pense que ça ne suffit pas et que je peux être mieux. C'est difficile, de ne pas être sûre de soi. Je ne sais pas ce que je vaux en société tellement j'ai appris à Être seule.
Tous les soirs, j'ai peur qu'il se réveille le lendemain en se disant que en fait, non, je ne vaux pas le coup. Combien de temps vais-je avoir cette peur ? Un mois ? Six ? Une année entière ? Est-ce que je serais capable, encore, de tout gâcher parce que j'ai besoin de trop ? Trop de tout, tout le temps. Beaucoup d'amour, beaucoup d'attention, beaucoup de tendresse, beaucoup de douceur mais apparemment, je suis incapable de les accepter, de prendre les compliments pour ce qu'ils sont, tout comme je n'arrive pas à être rassasiée de câlins et quand il me dit vas te démaquiller, je suis triste à l'idée de me décoller de lui, et quand je lui dis au revoir, j'ai envie de pleurer quand je me reprends toute la solitude sur le dos et que je le vois marcher vers le métro.
Il m'arrive, de temps en temps, de me dire qu'il faudrait, comme souvent, tout arrêter dès maintenant pour ne pas souffrir dans quelque temps.
Mine de rien, j'ai bossé dessus. Des heures et des secondes à réfléchir à ce que je pourrais faire de mon temps, de mes silences, de mes respirations, de mes idées, de mes pensées. J'ai travaillé dessus, comment vivre avec moi même ? Comment être heureuse, comment utiliser son temps en étant seule ? Comment apprécier les choses sans jamais les partager ? Il parait que l'homme est un animal social, mais j'ai appris à contredire Rousseau, à vivre face à moi même, à ne parler à personnes pendant des heures, à chercher seule des réponses à des questions.
A une période, j'étais même incapable de communiquer. Je n'arrivais plus à me faire comprendre des autres, je suis entrée dans une sorte de mutisme émotionnel, parce que je n'arrivais pas à utiliser l'Universel pour exprimer le Singulier. J'ai appris à manger seule, à sortir seule, à me promener seule, à pleurer et à rire seule.
Alors, quand, un jour, un garçon arrive là dedans, dans cette solitude, et qu'il bouscule mes habitudes, je ne sais plus trop quoi faire. Je me retrouve au début de mon apprentissage de la Solitude, mais avec d'autres questions. Comment dire mon avis sans blesser ? Comment m'imposer sans l'écraser ? Comment dire non ? A quel moment parler et à quel moment se taire ? Comment vivre à deux ?
C'est difficile, souvent, d'ouvrir une porte, de laisser quelqu'un se faufiler dans une pièce que l'on tenait secrète. Le plus difficile n'est pas d'écouter quelqu'un, le plus difficile n'est pas de le laisser rentrer parce que ça, finalement, on y arrive. C'est pas dur, il suffit de lui dire bienvenue, de lui offrir une place pour s'assoir, de chercher un café, des petits gâteaux et puis de l'écouter parler.
Le plus difficile, c'est de parler, de retrouver la parole, de dire de nouveau, d'éduquer son cerveau à avoir de nouveau des conversations et pas seulement des monologues.
Hier soir, ou très tôt ce matin, j'étais dans son lit, et comme à chaque fois que je vais me coucher j'ai eu envie de pleurer. Alors lui, très patient, me dit qu'il est épuisé, je réponds qu'il peut dormir mais en vrai, j'ai les larmes aux yeux parce que je ne sais pas pourquoi, mais je ne veux pas qu'il s'endorme avant moi, parce que j'ai peur. Je lui dis, tu peux dormir, t'en fais pas, il me dit t'es sûre ? je réponds oui, mais j'ai les larmes aux yeux et le coeur qui se serre, parce que j'ai l'impression d'avoir été une imposteur depuis le début et j'ai envie de lui dire pardon, tu t'es trompé, j'ai réussi au début, mais là je sens que la dépendance revient parce que je sais pas être moi s'il y a quelqu'un d'autre.
Parfois, quand je réfléchis, je met tout sur son dos : c'est mon mécanisme d'auto défense. Il est trop ceci, il n'est pas assez cela. Mais j'ai appris quelque chose de la solitude, c'est que ce ne sont pas toujours les autres le problème, et quand ça se répète il faut réfléchir à soi même.
Sur le trajet, dans ma voiture, je me suis dit, encore une fois, que c'est moi le problème, parce que je ne vais pas assez vers lui, et que je ne fais que lui ouvrir la porte, mais moi je quitte la pièce. Je le laisse s'attacher à moi, tout doucement, grâce au transfert et à la projection, comme je ne suis personne, je peux être qui il veut.
Enfin, je crois. C'est difficile de n'avoir aucune certitude. Parce que peut être, en réalité, il m'aime pour ce que je suis vraiment, et que c'est moi qui pense que ça ne suffit pas et que je peux être mieux. C'est difficile, de ne pas être sûre de soi. Je ne sais pas ce que je vaux en société tellement j'ai appris à Être seule.
Tous les soirs, j'ai peur qu'il se réveille le lendemain en se disant que en fait, non, je ne vaux pas le coup. Combien de temps vais-je avoir cette peur ? Un mois ? Six ? Une année entière ? Est-ce que je serais capable, encore, de tout gâcher parce que j'ai besoin de trop ? Trop de tout, tout le temps. Beaucoup d'amour, beaucoup d'attention, beaucoup de tendresse, beaucoup de douceur mais apparemment, je suis incapable de les accepter, de prendre les compliments pour ce qu'ils sont, tout comme je n'arrive pas à être rassasiée de câlins et quand il me dit vas te démaquiller, je suis triste à l'idée de me décoller de lui, et quand je lui dis au revoir, j'ai envie de pleurer quand je me reprends toute la solitude sur le dos et que je le vois marcher vers le métro.
Il m'arrive, de temps en temps, de me dire qu'il faudrait, comme souvent, tout arrêter dès maintenant pour ne pas souffrir dans quelque temps.
mercredi 19 novembre 2014
J'ai compté les étoiles tomber
Je trainais sur un quelconque site de rencontre, je ne lis pas tous les mails que je reçois, j'ouvre celui ci par hasard.
Un jeune homme, vivant quelque part aux Etats-Unis, m'écrit qu'il est difficile de grandir en restant ce que nous sommes vraiment. Il ajoute que je ne dois jamais laisser mon éclat se ternir. Evidemment, en anglais, c'est toujours plus joli.
Et, c'est amusant, mais encore une fois, je vais parler d'un garçon.
A chaque fois que je lis ce que j'ai posté ici, j'ai l'impression d'avoir menti, sauf pour celui à qui j'ai écrit. Je sais que c'est la seule véritable histoire de ce blog. J'espère que celle dont je vais parler en sera une autre.
C'est encore un brun. Il est grand mais moins que le précédent. Il est beau, et il rayonne quand il sourit. Quand je suis à côté de lui, je me sens à ma place, dans son canapé, dans son lit, sur son fauteuil, sur son balcon, à ses côtés, je me sens à ma place.
Nous ne nous sommes pas vus beaucoup de fois. Ca se compte sur les doigts d'une main, mais je me sens bien, je me sens moi. Les questions ne se posent pas, tout semble clair. Il est là, je suis là, nous devions nous rencontrer, nous avons quelque chose à vivre.
Il trépigne, littéralement, quand il me voit au loin. Je souris, je hausse les épaules et lui trépigne. J'ai envie de courir me réfugier dans ses bras, renifler son odeur, le sentir tout contre moi. L'entendre rire, et voir ses yeux me sourire. Qu'il me demande cent fois en six heures comment je fais pour être aussi belle, qu'il nourrisse mon narcissisme parce qu'il le mérite.
Lorsque nous sommes ensemble, j'hésite entre lui parler, l'embrasser, le toucher, le caresser, l'entendre rire. J'ai l'impression que je ne profite pas de chaque instant passé avec lui et quand je suis en bas de son immeuble, il me manque déjà et je regrette de ne pas avoir passé plus de temps à l'embrasser, le toucher, le caresser, l'entendre rire. J'ai l'impression que je pourrais passer ma vie à caresser son visage, les traits de son nez, sa bouche, ses sourcils, ses cheveux, ses omoplates, tout son corps. Je pourrais passer des heures à sentir son cou, embrasser ses joues, son nez, son front, sa bouche, chaque centimètre carré de son corps.
J'adore le voir frissonner quand je passe mes ongles dans son cou, j'ai envie de lui dire à chaque seconde qu'il est beau, que je le trouve beau et que j'adore son sourire, son nez, ses yeux, ses sourcils, chaque trait de son visage. Sur son fauteuil, il me dit que je suis la femme de sa vie, qu'il est chanceux, qu'il ne se remettra jamais de m'avoir rencontré. Je souris bêtement, je réponds dans le vide, mais j'ai envie de lui répondre que c'est moi qui suis chanceuse parce que que je n'ai jamais rencontré quelqu'un d'aussi tendre, doux, gentil, respectueux, adorable, rigolo, intelligent, ambitieux, dont je suis fière.
Parce que je suis fière de lui, de ce qu'il est, de ce qu'il a accompli, de ce qu'il accompli encore et de ce qu'il va accomplir par la suite.
Un jeune homme, vivant quelque part aux Etats-Unis, m'écrit qu'il est difficile de grandir en restant ce que nous sommes vraiment. Il ajoute que je ne dois jamais laisser mon éclat se ternir. Evidemment, en anglais, c'est toujours plus joli.
Et, c'est amusant, mais encore une fois, je vais parler d'un garçon.
A chaque fois que je lis ce que j'ai posté ici, j'ai l'impression d'avoir menti, sauf pour celui à qui j'ai écrit. Je sais que c'est la seule véritable histoire de ce blog. J'espère que celle dont je vais parler en sera une autre.
C'est encore un brun. Il est grand mais moins que le précédent. Il est beau, et il rayonne quand il sourit. Quand je suis à côté de lui, je me sens à ma place, dans son canapé, dans son lit, sur son fauteuil, sur son balcon, à ses côtés, je me sens à ma place.
Nous ne nous sommes pas vus beaucoup de fois. Ca se compte sur les doigts d'une main, mais je me sens bien, je me sens moi. Les questions ne se posent pas, tout semble clair. Il est là, je suis là, nous devions nous rencontrer, nous avons quelque chose à vivre.
Il trépigne, littéralement, quand il me voit au loin. Je souris, je hausse les épaules et lui trépigne. J'ai envie de courir me réfugier dans ses bras, renifler son odeur, le sentir tout contre moi. L'entendre rire, et voir ses yeux me sourire. Qu'il me demande cent fois en six heures comment je fais pour être aussi belle, qu'il nourrisse mon narcissisme parce qu'il le mérite.
Lorsque nous sommes ensemble, j'hésite entre lui parler, l'embrasser, le toucher, le caresser, l'entendre rire. J'ai l'impression que je ne profite pas de chaque instant passé avec lui et quand je suis en bas de son immeuble, il me manque déjà et je regrette de ne pas avoir passé plus de temps à l'embrasser, le toucher, le caresser, l'entendre rire. J'ai l'impression que je pourrais passer ma vie à caresser son visage, les traits de son nez, sa bouche, ses sourcils, ses cheveux, ses omoplates, tout son corps. Je pourrais passer des heures à sentir son cou, embrasser ses joues, son nez, son front, sa bouche, chaque centimètre carré de son corps.
J'adore le voir frissonner quand je passe mes ongles dans son cou, j'ai envie de lui dire à chaque seconde qu'il est beau, que je le trouve beau et que j'adore son sourire, son nez, ses yeux, ses sourcils, chaque trait de son visage. Sur son fauteuil, il me dit que je suis la femme de sa vie, qu'il est chanceux, qu'il ne se remettra jamais de m'avoir rencontré. Je souris bêtement, je réponds dans le vide, mais j'ai envie de lui répondre que c'est moi qui suis chanceuse parce que que je n'ai jamais rencontré quelqu'un d'aussi tendre, doux, gentil, respectueux, adorable, rigolo, intelligent, ambitieux, dont je suis fière.
Parce que je suis fière de lui, de ce qu'il est, de ce qu'il a accompli, de ce qu'il accompli encore et de ce qu'il va accomplir par la suite.
samedi 11 octobre 2014
Si j'avais pu savoir Combien tu t'en foutais J'aurais tué l'espoir De pouvoir t'emmener
J'oublie régulièrement ce blog et parfois je tombe dessus. J'ai souri en lisant mon dernier post.
Parce que, évidemment, comme à chaque fois que je décide de me lancer, ça n'a pas fonctionné. 17 heures, un dimanche, la conversation tourne mal, déjà trois jours que j'essaye de l'éviter, tu ne penses pas qu'on ferait de meilleurs amis que de meilleurs amants ? Evidemment, nous ne sommes ni amis, ni amants. Il voit quelqu'un d'autre, une grande blonde, je vois quelqu'un d'autre, un grand brun.
Evidemment, rien n'est aussi simple. Ca ne se limite pas à je vois un grand brun. Ca ne se limite jamais seulement à je vois un grand brun.
Non, je vois un grand brun et l'histoire est compliquée, et chiante, et fatigante, et prise de tête alors que je cherche quelque chose de spontané, et drôle, et amusant, et reposant. Quelque chose de simple.
Quelque chose de simple où je rentre chez moi et je ne me pose pas de questions, quelque chose de simple où je rentre chez moi et je n'ai pas ce foutu mécanisme de fuite qui me dit de me barrer. Quelque chose de simple où, quand je discute avec mes copines, ça se limite à ça se passe bien.
Pas des heures autour d'un verre à parler d'une situation à laquelle lui ne pense que très peu parce que, comme souvent, lui a le beau rôle. Cette notion de beau rôle est toute relative et je n'avais jamais pensé qu'il l'avait mais, plus le temps passe et plus je me dis qu'en réalité, c'est lui qui l'a. Alors ça me fatigue, et je trouve ça chiant et j'ai envie de m'en aller et de lui souhaiter bien du courage. Mais à la place, je traine mes pattes autour de lui et je me demande quand ça va cesser. Et j'ai l'impression que ça commence.
Un soir, une nuit, je ne sais plus trop, j'avais un peu bu, j'avais un peu fumé, je lui ai dis, je crois que je tombe amoureuse de toi. Et à ce moment là, c'était vrai, mes bras autour de sa taille, ma tête contre son torse, j'ai serré au plus fort et je me suis dit, merde, tu es entrain de tomber amoureuse de lui. Et j'ai eu l'impression, littéralement, de tomber. Trop heureuse de ressentir ça de nouveau, je l'ai dit. J'ai prononcé les mots et parfois je me retiens parce que j'ai envie de lui dire je t'aime. Mais je sais, quelque part, et c'est bizarre, mais je sais que je ne l'aime pas, que je ne suis pas amoureuse de lui tout le temps. Je suis amoureuse de lui quand il est là, quand j'ai ma tête sur son épaule, quand j'embrasse son cou et que je passe ma main dans ses cheveux. Le reste du temps, non, je ne suis pas amoureuse.
Alors pfff, je me demande souvent pourquoi je complique tout et pourquoi je cherche à savoir si j'aime ou non, pourquoi je ne suis pas seulement dans le moment, à profiter de ce qu'on m'offre, à prendre ce qu'on veut bien me donner. A la place, je cherche à comprendre, je réfléchis, je note, je m'enfonce dans de sales situations. Pourquoi je ne pars pas quand ça devient chiant, et compliqué, et fatigant ? Pourquoi je reste en me disant que ça ira mieux demain ?
Je sais bien, que, peut être, demain ça ira mieux, la situation sera arrangée. Mais, et c'est là tout le problème, c'est que demain, quand ça ira mieux et que la situation sera arrangée, eh bien, pour moi, demain, ça sera trop tard. Mais je ne m'en rends jamais vraiment compte avant.
Parce que, évidemment, comme à chaque fois que je décide de me lancer, ça n'a pas fonctionné. 17 heures, un dimanche, la conversation tourne mal, déjà trois jours que j'essaye de l'éviter, tu ne penses pas qu'on ferait de meilleurs amis que de meilleurs amants ? Evidemment, nous ne sommes ni amis, ni amants. Il voit quelqu'un d'autre, une grande blonde, je vois quelqu'un d'autre, un grand brun.
Evidemment, rien n'est aussi simple. Ca ne se limite pas à je vois un grand brun. Ca ne se limite jamais seulement à je vois un grand brun.
Non, je vois un grand brun et l'histoire est compliquée, et chiante, et fatigante, et prise de tête alors que je cherche quelque chose de spontané, et drôle, et amusant, et reposant. Quelque chose de simple.
Quelque chose de simple où je rentre chez moi et je ne me pose pas de questions, quelque chose de simple où je rentre chez moi et je n'ai pas ce foutu mécanisme de fuite qui me dit de me barrer. Quelque chose de simple où, quand je discute avec mes copines, ça se limite à ça se passe bien.
Pas des heures autour d'un verre à parler d'une situation à laquelle lui ne pense que très peu parce que, comme souvent, lui a le beau rôle. Cette notion de beau rôle est toute relative et je n'avais jamais pensé qu'il l'avait mais, plus le temps passe et plus je me dis qu'en réalité, c'est lui qui l'a. Alors ça me fatigue, et je trouve ça chiant et j'ai envie de m'en aller et de lui souhaiter bien du courage. Mais à la place, je traine mes pattes autour de lui et je me demande quand ça va cesser. Et j'ai l'impression que ça commence.
Un soir, une nuit, je ne sais plus trop, j'avais un peu bu, j'avais un peu fumé, je lui ai dis, je crois que je tombe amoureuse de toi. Et à ce moment là, c'était vrai, mes bras autour de sa taille, ma tête contre son torse, j'ai serré au plus fort et je me suis dit, merde, tu es entrain de tomber amoureuse de lui. Et j'ai eu l'impression, littéralement, de tomber. Trop heureuse de ressentir ça de nouveau, je l'ai dit. J'ai prononcé les mots et parfois je me retiens parce que j'ai envie de lui dire je t'aime. Mais je sais, quelque part, et c'est bizarre, mais je sais que je ne l'aime pas, que je ne suis pas amoureuse de lui tout le temps. Je suis amoureuse de lui quand il est là, quand j'ai ma tête sur son épaule, quand j'embrasse son cou et que je passe ma main dans ses cheveux. Le reste du temps, non, je ne suis pas amoureuse.
Alors pfff, je me demande souvent pourquoi je complique tout et pourquoi je cherche à savoir si j'aime ou non, pourquoi je ne suis pas seulement dans le moment, à profiter de ce qu'on m'offre, à prendre ce qu'on veut bien me donner. A la place, je cherche à comprendre, je réfléchis, je note, je m'enfonce dans de sales situations. Pourquoi je ne pars pas quand ça devient chiant, et compliqué, et fatigant ? Pourquoi je reste en me disant que ça ira mieux demain ?
Je sais bien, que, peut être, demain ça ira mieux, la situation sera arrangée. Mais, et c'est là tout le problème, c'est que demain, quand ça ira mieux et que la situation sera arrangée, eh bien, pour moi, demain, ça sera trop tard. Mais je ne m'en rends jamais vraiment compte avant.
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